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Minimalisme et le culte de l’objet

par Moe
minimaliste culte de l'objet

Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à l’un des travers du minimalisme : le culte de l’objet. Moins on possède d’affaires, plus on doit faire des choix lorsqu’il s’agit d’acheter de nouveaux produits. Et cela peut se transformer en un véritable mode de vie « matérialiste » si vous êtes addicts à la consommation… Pour ne pas sombrer, l’idéal est de se méfier des effets de mode.

Minimalisme et matérialisme

Je visite régulièrement des pages et des comptes Instagram sur le thème du minimalisme. Et je me rends compte parfois qu’il y a un vrai décalage entre ma conception du minimalisme et celle de certaines autres personnes. Le minimalisme semble avoir un grand défaut, c’est qu’il peut susciter un véritable culte de l’objet.
En tant que minimalistes, chaque produit que nous achetons fait l’objet d’une longue phase de réflexion et de questionnements. En général, pour éviter les achats compulsifs, on n’achète pas tout de suite l’objet que l’on vient de voir en magasin. On attend une semaine. Si on souhaite toujours l’acheter, on y va. Mais la plupart du temps, on oublie. Alors, quand il s’agit d’acheter un nouvel objet pour remplacer un appareil défectueux par exemple, c’est tout un protocole qui se met en place. On part à la quête de l’objet parfait. Il faut qu’il soit de telle matière, de telle couleur, sinon ce n’est pas « minimaliste ». Il faut que son style soit sobre et ses courbes épurées. Exit donc le vieux mobilier de jardin en plastique qu’un ami propose de donner. Il n’est pas « cool ».  Il me faut du bois, de l’acier, du gris, du noir. Quitte à acheter un équipement neuf, et souvent très cher.

Quelques définitions

Hauls

Les vidéos ou articles de blogs « haul » sont très populaires dans le domaine de la beauté et de la mode. L’objectif de ces contenus est de présenter les derniers achats du blogueur. Quand c’est les soldes, par exemple, le blogueur va montrer toutes les courses qu’il a faites, détailler les prix, les marques et indiquer pourquoi il a choisi ce vêtement plutôt qu’un autre. Si ce genre de vidéos est tout à fait adapté aux blogs sur la mode ou la beauté, on les retrouve aussi dans certains contenus dits « minimalistes ». Or, pour moi, ce concept est diamétralement opposé à celui du minimalisme. En plus de faire l’apogée des marques et des achats (souvent compulsifs), les hauls créent des besoins qui n’en sont pas pour les personnes qui les regardent. Pour moi donc, les hauls devraient être bannis du cercle des minimalistes.

Garde-robe capsule

La mode du minimalisme souffle sur de plus en plus de chaumières ! L’idée est simple : avoir un dressing composé de quelques pièces uniquement, et si possible indémodables. L’idée est de composer ses tenues avec des pièces tout assorties les unes aux autres. Pour que la capsule wardrobe marche, il fait bien sûr privilégier une ou deux couleurs (pour les minimalistes, il s’agit en général du noir et du blanc, voire du gris si on est fous). Le souci, c’est qu’il faut que ces vêtements soient aussi de très bonne qualité. A la poubelle donc vos leggings achetés trois francs six sous à H&M ou vos essentiels Kiabi. Ce n’est pas « cool ». Donc encore une fois, il faut jeter ou donner ses affaires existantes pour être dans le mouvement. Je trouve ça un peu bizarre. Car pour moi, le problème d’une garde-robe fouillis, c’est surtout une question de personnalité. Avant toute chose, il faut que la personne puisse définir son style, afin ensuite de ne pas se retrouver avec une armoire pleine de vêtements qui ne lui vont pas. C’est donc tout un travail en amont, un travail sur soi, un effort pour creuser au fin fond de son âme, qu’il faut faire. Ce n’est pas parce que vous achèterez un pull en cachemire que vous aurez réglé votre problème de penderie !

« 100 things challenge »

Ce genre de projets illustre parfaitement la tendance matérialiste de certains minimalistes. L’idée est de trier ses objets pour au final n’avoir plus que 100 objets à la maison. Ici, on est en plein cœur du matérialisme car on détaille toutes ses affaires une par une chez soi. Est-ce vraiment ça, le minimalisme ? Passer des week-ends entiers à faire le tri de ses affaires et à savoir exactement quelles seraient les 100 pièces essentielles de sa vie ? Je ne crois pas. Je ne pense pas qu’il soit « essentiel » de passer ses après-midis à ce genre d’activités. N’est-ce pas plus sympa d’aller faire un tour dehors, de partager un goûter avec une amie ou d’aller au cinéma en amoureux ?

Culte de l’objet : jeter plus pour acheter plus

Beaucoup de personnes passent leur vie à débarrasser leur intérieur. Pour moi, cette étape ne doit avoir lieu qu’une fois (le grand rangement) ou alors de temps en temps, mais cela ne doit pas être un vaste chantier à chaque fois. Le problème avec le minimalisme, c’est que les personnes droguées à la consommation vont tout simplement « jeter plus pour acheter plus ». Elles vont se débarrasser de dix pulls pour racheter les mêmes lors des prochaines soldes. Elles vont épurer les placards de leurs cuisines pour quelques mois après les voir à nouveau remplis de victuailles en tout genre. Ces personnes-là ne peuvent pas se passer d’acheter. Et finalement, c’est encore pire que tout car cela entraîne des déchets et des dépenses inutiles. On fait les aller-retour à la déchetterie, à la collecte de vêtements, aux vide-greniers et à la poubelle tout simplement. Et on passe sa vie à ça. Jeter, désencombrer…. Racheter, remplir… jeter, désencombrer.

Ma vision du minimalisme : se contenter de peu

Pour moi, le minimalisme c’est faire preuve de simplicité. Ne pas se prendre la tête sur les objets qui rythment notre vie. C’est profiter d’un espace de liberté dans sa maison, de vivre entouré de choses qui reflètent notre identité aujourd’hui et plus celle d’hier, et de libérer son emploi du temps pour mener une existence riche. Pour moi, c’est un peu vivre comme les anciens. C’est utiliser des objets qui certes ne sont pas forcément beaux, mais qui nous sont toujours utiles car ils fonctionnent très bien. C’est se faire plaisir de temps en temps en décoration, en accessoires de cuisine ou en vêtements, sans avoir à calculer le nombre d’objets que nous possédons dans notre maison. C’est manier avec plus ou moins d’aisance l’art du kufu, faire avec ce qu’on a, se contenter de peu mais de ce qu’il y a de bien pour soi. C’est redécouvrir des gestes oubliés : réparer, cuisiner, écrire. C’est une relation intime, personnelle, confidentielle avec ses objets essentiels. C’est ne pas être esclave de son argent, le dépenser pour vivre bien. Vivre sans faire le culte de l’objet. Tout simplement.

Qu’en pensez-vous ? Quelle est votre relation avec vos affaires ?

34 commentaires

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34 commentaires

Lucille 22 septembre 2016 - 13 h 39 min

Merci pour cet article encore une fois très bien écrit! J’espérais que tu écrives à ce sujet car en me baladant sur certains blogs  » minimalistes » récemment, je me suis aperçue de cette déviance. Du comptage, le culte de l’objet parfait, remplacer tel objet qui fonctionne car qui il n’est pas de la bonne couleur… ça m’ a rendue triste devoir que la belle philosophie du minimalisme était réduite à un culte du consumérisme ! Comme toi je vois le minimalisme comme un moyen de se libérer du temps et de l’espace pour profiter de ce qui nous enrichit réellement ! Merci pour ton blog! Lucille

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Moe 28 septembre 2016 - 16 h 15 min

Exactement, le minimalisme est un style de vie positif pour gagner du temps et aller à l’essentiel. Nous consommons moins et nous avons ainsi plus de temps libre pour nos activités préférées, pour cuisiner ou pour lire…

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Rosenoisettes 22 septembre 2016 - 14 h 38 min

Coucou !
Je suis entièrement d’accord sur le fait que le minimalisme semble s’opposer aux petits jeux des nombres. Limiter nos possessions à 33, 66 ou 100 objets est une preuve matérialiste de réduction des possessions. Chacun a des besoins différents, un mode de vie différents, chacun a donc besoin d’un nombre minimum d’objets propre à lui. C’est paradoxal comme approche mais je comprends tout à fait ce que tu veux dire 🙂

Bonne fin de semaine,

Camille
http://rosenoisettes.blogspot.fr

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Moe 28 septembre 2016 - 16 h 17 min

Exactement, j’ai un enfant, un compagnon. Je ne peux pas vivre avec un sac à dos pour transporter toutes mes affaires ! Et puis, j’ai des passions, j’aime cuisiner, cela nécessite plus d’ustensiles que la personne qui n’est jamais dans sa cuisine par exemple. On est tous différents, le tout, il me semble, est de trouver le bon équilibre entre ce que l’on a envie de faire de sa vie et ses impératifs.

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Fanny 22 septembre 2016 - 15 h 20 min

Hello Moe !

Je ne dirai qu’une chose : Merci ! Une véritable bouffée d’air frais avec ton article. J’ai fait exactement la même constatation que toi en surfant sur le net, sur les blogs et chaînes youtube, avec désespoir… Donc merci 🙂

Je suis effectivement passée par ce stade du « jeter plus pour acheter plus », et cela devient vite une spirale infernale. Ce n’est pas la solution. Le « parfait petit minimaliste » n’existe pas, chacun peut l’être à sa façon. Le plus difficile finalement est de refuser la consommation.

Le minimalisme devient très à la mode, et est vite détourné de sa philosophie première : l’être au lieu de l’avoir. Certains objets participent aussi de notre être, et c’est flagrant avec la garde-robe : l’habit fait bien le moine, on ne se retrouve plus et on perd sa propre image en voulant en donner une autre, « minimaliste », de soi.
Certains minimalistes pourraient dire effectivement de chez moi par exemple qu’une yaourtière et une centrifugeuse à jus ne sont pas « minimalistes ». Mais ce sont des appareils dont je me sers plusieurs fois par semaine. Inversement, j’ai donné mon piano car je n’y joue plus depuis des années.

J’espère que ton article incisif en inspirera d’autres !
Bien à toi,

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Moe 28 septembre 2016 - 16 h 19 min

Welcome back Fanny 😉 Comme tu dis, « le parfait petit minimaliste » n’existe pas. C’est une philosophie de vie, un cheminement, une quête spirituelle. Chacun fait ce qu’il peut, il n’y a pas de jugement à apporter. Mais il est tout de même ridicule de payer des sommes astronomiques sous prétexte qu’on se limite à un seul objet d’une catégorie particulière. Sinon, tu as donné ton piano ? Quelle générosité ! 🙂

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Fanny 3 octobre 2016 - 14 h 46 min

Oui je l’ai donné à Emmaüs ^^ Un cadre acier que j’avais récupéré d’une collègue de mon mari en m’installant, mais il était trop vieux, se désaccordait tous les mois, et m’aurait coûté plus cher de remplacer toutes les cordes (rouillées) que d’en acheter un neuf… J’ai considéré que je n’en jouais pas assez pour investir dans un beau, je dois y jouer même pas une fois par an :p

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Moe 4 octobre 2016 - 9 h 21 min

ah oui dans ce cas c’est vrai qu’il n’avait pas l’air de bien fonctionner ! ^^

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kaferlein 22 septembre 2016 - 16 h 47 min

Merci merci merci !
Je ne suis pas non plus adepte des « haul » (mot dont j’ignorais d’ailleurs le sens ou des vidéos en tous genres. Je me suis débarrassée de ma télé, ce n’est pas pour refaire la même chose en visitant des maisons virtuelles. Je trouve ça hyperchronophage en plus. Bref… Je peux prendre du temps pour lire (tes articles par ex) mais pas pour les vidéos.
Quant au culte de l’objet… c’est si bien vu…

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Moe 28 septembre 2016 - 16 h 21 min

Exactement, petit à petit YouTube remplace la télévision. Les blogueurs sont payés ou sponsorisés pour faire des réclames. Finalement, c’est presque pire que le petit écran ! Sauf si on arrive à bien faire la part des choses, tous les blogueurs ne sont pas « vendus » fort heureusement 🙂

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Odile 22 septembre 2016 - 16 h 52 min

Savoureux article, merci pour cela. Oui, en effet, je crains bien que pour nombre de personnes le minimalisme ne soit qu’une mode de plus, et pour être tendance il faut pouvoir se reconnaître comme tel dans la rue ou sur des photos placées sur le net. Hey toi ! tu fais partie de mon clan ! tu es vêtu comme moi, en version « minimaliste ». Cela ne montre qu’une chose, le besoin de se trouver de toutes ces personnes. C’est le grand bal des paumés, paix à leur âme bouleversée… .

http://folleautonomie.com/

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Moe 28 septembre 2016 - 16 h 24 min

En effet, on croit à tort que le minimalisme est réservé à une élite. Pour moi, c’est simplement le retour aux choses simples de la vie. Et aussi le choix d’essayer de ne pas vivre à 100 à l’heure tout le temps. Éviter d’être toujours connecté, de regarder ses notifications à tour de bras. Fuir aussi le multitâches pour profiter de l’instant présent. Au plaisir de te lire !

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Marie 22 septembre 2016 - 19 h 07 min

Merci Moe pour cet article qui fait réfléchir. Ca fait un moment que j’essaye de consommer de façon plus minimaliste et je ne me retrouvais pas dans les garde-robes de 33 pièces et autres comptages imposés. Ta réflexion est très déculpabilisante et remet les choses en perspective. La simplicité avant les effets de mode…J’attends ton prochain post avec impatience..

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Moe 28 septembre 2016 - 16 h 24 min

Merci Marie pour ton commentaire ! Cela me motive pour la suite 🙂

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Caroline 23 septembre 2016 - 9 h 54 min

Bonjour Moe,

Merci pour cet article qui conforte ma conception du minimalisme.

Pour moi minimalisme veut dire sobrieté. Un bel article doit être adapté au mode de vie de son propriétaire n’est donc pas forcément luxueux.

Effectivement c’est également important de désencombrer, mais lors de ma phase récente de désencombrement (il est vrai assez compulsive), je me suis posé des tas de questions sur l’anorexie et la mort.

Je vous lis depuis peu, j’aime beaucoup vos articles,

Bonne journée.

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Moe 28 septembre 2016 - 16 h 26 min

Pourrais-tu développer ce qui t’a fait penser à l’anorexie et la mort ? Pour ma part, quand j’essaie de limiter mes possessions, je pense aux personnes que je laisserai une fois que je ne serai plus de ce monde. Je ne voudrais pas leur infliger la peine d’un énorme tri à faire car j’aurai accumulé des affaires toute une vie.

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Farah 23 septembre 2016 - 12 h 31 min

Oh ça me fais trop plaisir de lire un article sur ce sujet!
Je me suis rendue compte récemment que j’étais tombée dans le piège du culte de l’objet et des rachats inutiles pour obtenir LA bonne couleur, LE bon design etc. Je m’inquiète pour mes objets, j’ai peur de les abîmer, je note la moindre petite rayure… Finalement, ce sont eux qui commencent à me contrôler et alors que le principe du minimalisme est de se défaire de ses objets, ils occupent mon esprit.
Depuis cette prise de conscience je fais attention. Si je corne un livre, je me dis simplement que c’est la vie au lieu de me concentrer sur ce détail.
Cependant, j’aime toujours autant être entourée de beaux objets, soigneusement choisis pour leur discrétion, leur praticité, leur design… Mais je ne les érige pas sur un hôtel, ils sont là pour me servir et non le contraire !

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Fred 23 septembre 2016 - 21 h 38 min

Merci pour ce post.
Ta vision du minimalisme me plait bien. Faire beaucoup avec peu.
Au plaisir de te lire.

http://minlism.blogspot.fr/

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Clara 24 septembre 2016 - 19 h 15 min

Bravo et merci pour cet article ! Ex consommatrice effrénée, je me suis engagée progressivement mais résolument vers le minimalisme et j’apprécie énormément tes articles. A bientôt

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Ariane 25 septembre 2016 - 0 h 33 min

Une réflexion très mature sur le sujet. Je ne suis pas complètement imprégnée du mouvement minimaliste, donc je n’avais pas pensé à ses incohérences. C’est bien vrai. Par contre, je dois avouer que c’est difficile de mettre de côté complètement le culte de l’objet. Cependant, j’imagine que là devrait être le réel objectif du minimaliste : non pas essayer de reduire le plus possible ses possessions, mais bien de les considérer comme secondaire.

Merci de m’avoir ouvert les yeux.

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Pol 27 septembre 2016 - 11 h 44 min

Bonjour Moe,
merci pour ton blog qui est toujours intéressant à lire!
Ceci dit je te trouve un peu dure avec les « pratiques » que tu décris. Certaines personnes se sont peut être laissées emballées mais dans le fond je trouve ça pas si inintéressant que ça…
– Les gardes robe capsule, je m’en suis personnellement inspiré pour faire un grand ménage dans mes affaires: j’ai donné / jeté (quand pas donnable) les 3/4 de mes vêtements cette année. Résultat il ne me reste une quarantaine de pièces (hauts et bas confondus, pour toutes les saisons) que je peux marier quasi à volonté. Je n’ai rien racheté à l’occasion, mais je n’aurais pas hésité à le faire si j’avais du remplacer un « chainon manquant » – et j’aurais pris de la qualité parce que j’en ai marre des Tshirt qui bouloche au 3ème lavage. Acheter un pull en cachemire qui nous va bien d’un côté pour en supprimer 5 (qui nous vont moyennement) de l’autre? Evidemment maintenant pour un item acheté, ça sera un item qui sort… Mais avec ce système on a réussi à complètement vider notre grande armoire 4 portes qui va aller vivre une nouvelle vie hors de nos murs!
– Et les petits challenges, sans forcément passer tous ses week end enfermé à trier chez soi (dit le mec qui a lui même passé plusieurs week end à désencombrer chez lui tellement il y en avait…) je trouve que ça permet quand même de se rendre compte qu’il n’y a pas tant de choses que ça qui sont essentielles… Donc oui ça prend un peu de temps au début mais une fois débarrassé de toutes ces choses inutiles quel plaisir de re-vivre dans un nouveau chez soi… J’ai aujourd’hui plus de place dans mon 3 pièces avec un enfant qu’il y a un an sans enfant. Il me reste bien plus que 100 objets, mais je sais qu’il y a encore pas mal de gras à désencombrer pour un futur 2nd round de désencombrement…
Bref, à condition que ça ne tourne pas à l’obsession je trouve ce genre « d’outils » sympa pour aider à désencombrer la 1ère fois 😉
Au plaisir de te lire

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Moe 4 octobre 2016 - 8 h 54 min

Salut Pol, oui tu as raison, mon article était un peu piquant mais c’est une idée générale que je voulais faire passer. Bien sûr qu’il est rigolo de faire des petits challenges de temps en temps, ça permet de se divertir et ensuite de se sentir bien, une fois le bazar évacué ! C’est un peu comme les vide-greniers. Une fois de temps en temps, c’est une belle expérience, mais faire ça tous les week-ends non merci ! Pour ce qui est des gardes-robes capsules, je pense qu’elles ne font que déplacer le problème. Le problème d’avoir des vêtements qui ne nous conviennent pas n’est pas une question de chiffre, mais de questionnement de soi. Il faut d’abord trouver son style, sa personnalité, et la figer plus ou moins dans le temps (par souci de cohérence) pour avoir une garde-robe utile, avec des pièces que l’on porte régulièrement. Après, qu’on en ait 10, 30 ou 100, si tu n’as pas ton style, tu ne seras jamais satisfait par tes affaires ! C’est donc un travail en amont qu’il faut réaliser 😉

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Mino 29 septembre 2016 - 17 h 29 min

Bonjour Moe,

J’ai l’impression que ton minimalisme est plus de la simplicité volontaire. Sur ce genre de malentendu, on perd de bons blogueurs comme Aemi http://100objets.blogspot.fr/ 🙁

Oui, le minimalisme a une notion de beauté des objets, d’où la quête de l’objet parfait. Et pour moi, ce n’est pas histoire de faire « cool » ou « faire minimaliste », c’est juste histoire de se faire plaisir à soi-même, même si le prix de l’objet en question peut être élevé.

Finalement, chacun s’amuse avec le minimalisme comme il veut (en essayant de vivre avec moins de 100 objets, en faisant des hauls des derniers achats bien réfléchis, en faisant des minsgames…), l’important c’est de partager ses expériences, non?

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Moe 4 octobre 2016 - 9 h 02 min

Exactement, je suis d’accord avec toi Mino sur le fait que l’essentiel, c’est de partager ses expériences, sa vision du minimalisme. Voilà ce que j’ai fait dans mon article. J’ai évoqué ce que je ressens quand j’entends le mot « minimalisme ». Après, on peut avoir plusieurs avis sur la définition de ce terme. Personnellement, ce qui m’importe c’est que chacun se sente libre de faire ce qu’il souhaite, sans culpabiliser. Je ne vois pas d’inconvénients à faire des petits défis, mais il ne faut pas que cela devienne une lubie, ou un prétexte pour remplacer et acheter de nouvelles choses en permanence. Pour moi, ce comportement est contraire au minimalisme. Il y a une différence je pense entre le fait d’aimer les belles choses (qui aime les choses laides ?) et déculpabiliser les personnes qui n’auraient pas beaucoup de moyens pour se payer des chaises en bois massif ou des meubles de créateurs. Et pour le blog que tu cites, je suis désolée qu’il soit fermé 🙁

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Lalie 4 octobre 2016 - 13 h 32 min

Bonjour Moe, moi je suis d’accord avec toi. D’ailleurs j’ai suivi un moment Aemi justement, qui a un autre blog (telle une plume je crois) pour finalement ne plus la suivre car en fait chacun de ses posts blog ou instagram montrait un achat … c’est pas du tout ma vision du minimalisme et de la simplicité … Elle achetait une chose par jour pratiquement ! je lui ai d’ailleurs fait la remarque en lui demandant de m’expliquer sa vision et j’ai jamais eu de réponse ….
Bonne continuation, j’aime beaucoup ton blog

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Moe 12 octobre 2016 - 8 h 51 min

Bonjour Lalie, oui la notion de minimalisme est plurielle, chacun voit midi à sa porte. C’est dommage qu’Aemi ait fermé son blog si précipitamment, il était intéressant ! Mais je te rejoins sur la question des achats.

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Lucile 5 octobre 2016 - 5 h 24 min

Salut Moe,

100% d’accord avec toi. J’ai beaucoup de mal avec les blogs qui prônent des intérieurs noir et blanc laqué à la suédoise comme modèle du minimalisme. Les capsules garde-robe ou il ne faut que des vêtements de marques ultras cher quitte a tout jeter et exploser son budget pour s’acheter un jean a 120 euros alors que le mien achète il y a 2 ans en friperie est toujours en très bon état. Être minimaliste ne veut pas dire poser 100 objets, j’avais d’ailleurs fait cette remarque à un blogueur, lui signifiant que l’on pouvait être minimaliste avec 200 objets comme matérialistes avec 99. Le minimalisme n’est pas une mode comme le dernier régime à l’Américaine, c’est avant tout un état d’esprit, une philosophie d’un retour en arrière vers l’essentiel, un peu comme vivaient nos grands-parents.

Toujours un plaisir de te lire
Lucile

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Moe 12 octobre 2016 - 8 h 53 min

Exactement Lucile, je te rejoins à 100 % sur la manière dont tu vois les valeurs du minimalisme. Les aspects pratiques et matériels sont incontournables car on se débarrasse du superflu, du poids des choses, mais cela ne doit pas constituer la finalité de ce mode de vie. Il faut voir les choses comme un moyen et non comme une fin.

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Linette 4 novembre 2016 - 20 h 14 min

Votre analyse est frapper au coin du bon sens ! 1èrement faire avec ce que l’on a, réfléchir a ses besoins avant d’acheter, ne pas se laisser influencer -mode, tendance, snobisme- puis se faire plaisir, mais des plaisir durables. Ne pas se mesurer à la voisine (de blog!) être soi. Si l’on est habile : fabriquer, modifier, recycler, se faire plaisir sans la carte bleue, c’est possible il faut un peu d’imagination et d’observation, savourer aussi sa vie et ses biens immatériels . Bonne route

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Moe 11 novembre 2016 - 16 h 54 min

Faire quelque chose de ses dix doigts, voilà un bel objectif quand on veut moins consommer et mieux vivre. On peut coudre, cultiver son potager, élever des poules, réparer sa voiture, fabriquer sa déco… mais pour ça il faut avoir du temps. On en revient toujours à l’idée de se libérer du superflu pour dégager plus de temps pour soi.

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Marion Gallagher 19 janvier 2017 - 23 h 39 min

Salut, tu mets le doigts sur l’une des dérives du minimalisme que je vois de plus en plus. 🙁 C’est tellement facile de retomber dans le piège matérialiste avec le minimalisme. Je crois que beaucoup de gens ne mettent pas assez l’accent sur l’état d’esprit minimaliste et misent tout sur l’action pour achever une esthétique minimaliste. Pourtant, tant que ces personnes n’auront pas de déclic dans leur tête, elles continueront d’être victimes du matérialisme. Je considère que le désencombrement, les gardes-robes capsules, etc. comme des outils. Mais sur le long terme, ils ne servent à rien sans remise en question de notre état d’esprit. 🙂 J’espère que c’est compréhensible, c’est tard xD

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lisbeth 6 novembre 2017 - 7 h 21 min

Je suis tout à fait d’accord, je ne sais pas qui a détourné le minimalisme en dérive commerciale mais à la base le minimalisme c’est être heureux avec ce que l’on a déjà et savoir refaire du neuf avec du vieux, vive la récup’ et l’occasion, et je ne sais pas qui a décidé que les couleurs et les formes différentes ne sont pas minimalistes !

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Nathalie Canti 29 juillet 2018 - 12 h 43 min

Je suis depuis quelques temps les blogs et pages de « minimalistes », et effectivement, je trouve qu’il y a un grand effet de mode… ça me choque surtout quand je vois des personnes qui montrent des photos de chez eux, en demandant ce qu’elles pourraient encore enlever pour que ce soit minimaliste… Pour moi, ce n’est pas aux autres de décider ce qu’on doit enlever, c’est nous-mêmes qui devons le savoir… Si un truc paraît superflu à quelqu’un, mais que toi tu l’utilises, ben tu le gardes… Chacun ses préférences, chacun son minimalisme…

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Chuchotements d’ici et d’ailleurs #10 | La marmotte chuchote 23 novembre 2018 - 11 h 46 min

[…] Sur la toile, plusieurs conceptions du minimalisme s’opposent. Moe revient dans son article sur une des dérives du minimalisme, le culte de l’objet. […]

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