Minimalisme, frugalisme, budget
cuisine minimaliste

La cuisine minimaliste a du goût

Que mangent les minimalistes ? La cuisine minimaliste a-t-elle du goût ? Il y a quelques semaines, pendant que je réfléchissais à la vie, j’ai eu un éclair de génie : j’allais inventer ce qu’on appelle la « cuisine minimaliste ». Et puis, je suis allée sur Google et j’ai découvert que ce type de cuisine existait déjà. Zut ! Je n’avais donc rien inventé. Voici mes découvertes.

C’est donc tout à fait par hasard que je suis tombée sur un blog, « The Minimalist Baker » (en anglais) qui reprend les grandes lignes de ma cuisine quotidienne (enfin, avec un peu plus de talent avouons-le !). Le principe de la cuisine minimaliste est simple : les recettes contiennent au maximum dix ingrédients, nécessitent que peu d’ustensiles (en général un bol ou une planche à découper, une poêle), et le temps de préparation ne dépassent pas la demi-heure. Côté santé, ce sont les plantes qui sont mises à l’honneur. La cuisine minimale frôle le véganisme en évitant au maximum la viande.

Une question de bol

C’est dans son bestseller, « L’art de la simplicité », que Dominique Loreau, papesse du minimalisme exilée au Japon, explique l’art de manger minimaliste. Adepte du jeûne, Dominique Loreau estime que le minimalisme n’est pas qu’une question de rangement et de tri. Il faut également savoir être sobre et modéré avec soi-même, et notamment avec la manière dont on se nourrit. En bref,  pour chaque repas, l’auteure préconise de remplir son estomac par un volume équivalent,  soit à peu près la taille d’un poing fermé. Pour calculer les rations alimentaires chaque repas, il suffit de trouver un bol de la taille du poing puis de le remplir par des produits de saison, en faisant une nouvelle fois la part belle aux fruits et légumes. Un peu de riz,  un peu de viande ou de poisson (deux à trois fois par semaine) et beaucoup de légumes. Dégustez ! Mangez très lentement, uniquement quand vous avez faim et arrêtez-vous quand vous arrivez à satiété.

Dans la même veine, je vous donne le « bol de Bouddha ». Vous connaissez ? C’est une recette très en vogue en ce moment sur la blogosphère, en particulier chez les Véganes. La recette est plurielle ! Deux règles seulement : faire tenir les ingrédients dans un bol, et n’utiliser aucun produit animal. En principe, le bol doit contenir des légumes vapeur, une céréale, une protéine, un légume cru, une sauce/des noix. L’idée est géniale car elle met les légumes en avant, que l’on peut intégrer cuits ou crus, ainsi que les légumineuses et les céréales. L’alliance du cru et du cuit m’a séduite. L’idée de devoir rivaliser d’inventivité pour créer des recettes originales et diversifiées est excellente je trouve pour ajouter de la couleur et de la saveur aux repas des soirs de semaine. C’est une recette savoureuse, bonne pour le moral et la ligne, et qui nécessite que très peu de préparation, d’ingrédients et d’ustensiles.

La planification hebdomadaire des repas par type

Côté organisation, les minimalistes ont une fois de plus pensé à tout ! L’objectif est, rappelons-le, de se simplifier la vie. L’axiome des minimalistes est que pour se sentir bien, il faut se nourrir sainement en bannissant les plats préparés et en cuisinant tout soi-même. L’idée est bonne, mais lorsqu’on travaille et qu’on revient à la maison à 19h00, on n’a pas forcément ni le temps ni la motivation de cuisiner la blanquette de papa. La solution de facilité est de passer chez Picard et d’acheter une pizza surgelée. Mais vous l’aurez compris, les minimalistes préfèrent la simplicité à la facilité. Tout est question d’organisation. Il s’agit d’anticiper les repas de la semaine.

Pour simplifier au maximum la question des repas du soir, et éviter le sempiternel débat / casse-tête qui consiste à trouver ce qu’on doit manger le soir venu, Kim John Payne, dans son livre « Simplicity Parenting », préconise tout simplement de rendre la question « qu’est-ce qu’on mange ce soir ? » obsolète. Comment ? En planifiant le planning des repas du soir par type et par jour et suivre la même organisation tout au long de l’année. Ce mode de vie permet de simplifier les dîners en famille. Les enfants savent à l’avance ce qu’ils vont manger et ronchonnent moins si vous leur proposez de la soupe (ils sont préparés psychologiquement). En simplifiant la question du dîner à la maison, en proposant des repas réguliers, on impose un rythme aux enfants ce qui les sécurise. Les enfants adorent la routine, et ce type d’organisation leur permet d’instaurer un véritable rituel. C’est aussi une solution pour que les repas du soir se fassent réellement, et évitent de se prendre la tête pour savoir ce qu’on va cuisiner le soir, ce qui demande énergie, inspiration, frigo rempli et créativité TOUS les soirs. Voici un exemple de menus par type planifiés sur une semaine :

Lundi soir : pasta night (des plats de spaghetti sont souvent très simples à réaliser, comme le montre cet article sur les spaghetti)

Mardi soir : soirée riz

Mercredi soir : soirée soupe

Jeudi soir : soirée salade

Vendredi soir : soirée pizza

Samedi soir : soirée « cuisine libre »

Dimanche soir : soirée soupe / restes ou livraison si on n’a pas été là de la journée

Inévitablement, la planification des repas par type va simplifier la préparation, réduire le nombre d’aller-retours au supermarché et faciliter la liste de courses. On peut laisser la magie du suspens opérer le week-end, quand on a le temps et l’énergie nécessaires. Et en dépit des apparences, cette typologie de menus permet véritablement de varier ses repas tout au long de la semaine car on peut changer de recettes semaine après semaine. Le lundi, par exemple, on peut cuisiner des pâtes carbo, des lasagnes ou des spaghetti aglio e olio.

Les minimalistes sont donc de bons vivants… organisés !

C’est bien connu, c’est avec des limites qu’on devient libre. En cuisine minimaliste c’est pareil, c’est avec des règles qu’on laisse libre cours à toute notre imagination.

Et ceux qui vont plus loin sont même adeptes des « meal preps » où l’idée est de préparer tous les ingrédients le week-end de manière à ne plus avoir à cuisiner les soirs de semaine (et simplement à assembler les ingrédients entre eux avant de servir).

Voilà donc ce que mangent les minimalistes. Entre la cuisine minimaliste, qui consiste à utiliser le minimum d’ingrédients, d’accessoires et d’efforts, le bol de Bouddha et celui de Dominique Loreau, et enfin, la planification hebdomadaire des repas par type, vous avez l’embarras du choix pour simplifier votre façon de cuisiner tout au fil de la semaine. Pour moi, la cuisine reste un plaisir, mais j’aime l’idée de pouvoir manger sainement et éviter les plats surgelés même si je travaille toute la journée, que j’ai un enfant, et que je ne souhaite pas passer le peu de temps que j’ai avec lui derrière les fourneaux.

Et vous, vous êtes aussi adepte de la cuisine minimaliste ? Comment vous organisez-vous au fil des repas ? Des articles sur la cuisine minimaliste vous intéresseraient ?

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2 commentaires sur “La cuisine minimaliste a du goût”