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Retour à la vie d’ado

par Moe
Retour chez les parents

Une semaine de « vacances » chez les parents est pour moi synonyme de retour à l’adolescence, époque durant laquelle les problèmes du quotidien n’étaient pas. Pour éviter que notre vie d’adulte ne se transforme en existence médiocre tiraillée entre les tâches ménagères et les formalités administratives, il faut, je pense, s’inspirer de notre mode de vie quand nous n’avions pas encore quitté le nid familial.

Eteindre la télé

Chez mes parents, je ne regarde pas la télé, car si j’y suis c’est pour eux, pour là-bas, pour les gens. Je profite de mon after-work pour boire un thé, jouer du piano, lire un livre, prendre l’air ou aller courir. Exit la pollution visuelle et temporelle de la télé. Je gagne une heure par jour et la consacre à des activités qui me plaisent.
En général, avant, quand je « rentrais » du travail, j’allumais systématiquement la télé pour avoir « un fond sonore ». Or les émissions de télé à cette heure-là ne sont pas intéressantes et elles nous font perdre du temps.

Réduire les courses à une ou deux sorties par semaine

Chez mes parents, telle l’ado, j’attends tranquillement que ma mère fasse les courses, qu’elle prépare les repas et qu’elle fasse elle-même les menus (c’est mal je sais). Quand je suis chez moi, j’ai toujours ce « poids » au-dessus de la tête : bouge tes fesses, fais la liste des courses et va au magasin. C’est d’un chiant ! Mais en même temps aller tous les soirs à la superette n’est ni viable économiquement ni intéressant du point de vue gestion du temps. J’ai réglé le problème en passant par la case drive une fois par semaine, + un détour par le magasin bio à côté de la nounou pour les légumes frais et quelques aliments que j’aime bien y acheter (les tofinelles notamment, ma vie est un rêve !).

Laisser la voiture au garage

Chez mes parents, je travaille à la maison, je n’ai pas besoin de prendre la voiture pour aller chez la nounou, ni pour aller faire les courses ni même aller à la poste (le summum de l’horreur, on est d’accord). Car oui, le trajet qui me mène à la nounou est truffé d’embouteillages et voir toutes ces voitures défiler quotidiennement devant mes yeux a le don de me gaver. Surtout lorsqu’une camionnette blanche me double par la droite sur la file des bus.
Pour l’instant, je n’ai pas vraiment trouvé de solution si ce n’est décaler les horaires de la nounou pour éviter les heures d’affluence. J’envisage de réduire à quatre journées de garde par semaine à partir de la rentrée. Et j’essaie de prendre cette corvée avec philosophie et de ne plus râler sur ce sujet (pour le plus grand bonheur de biquet).

Ne pas faire la cuisine

Ma mère nous prépare de bons petits plats. Le week-end aussi. Et ça, franchement, ça change la vie, surtout en semaine. On gagne bien une heure par jour à ne pas faire la cuisine. Ce n’est pas tant faire la cuisine qui est chiant, je trouve ça plutôt agréable. C’est surtout se creuser la tête pour essayer de manger équilibré et varié. Car des croque monsieurs tous les soirs ça ne le fait pas évidemment.
Pour éviter donc de passer ma vie dans la cuisine je m’autorise des plats préparés ou des livraisons à domicile le week-end. Les pieds sous la table c’est bien de temps en temps, même si c’est le diable.

Ne pas faire le ménage

Quand j’étais môme, j’avais juste ma chambre à ranger et je trouvais ça plutôt sympa. Aujourd’hui ce n’est plus la même histoire. Chez mes parents, il y a trop d’affaires, ça me tracasse et j’essaie de ne pas y penser. Je dis constamment à ma mère « si tu veux, je dématérialise pour toi », ou bien je lui pose des questions sur ses affaires. Pourquoi garde-t-elle tous ces magazines ? Pourquoi transforme-t-elle le foyer de la cheminée en hall of fame avec tous nos trophées gagnés par mon frère et moi quand nous étions jeunes ? Elle finit toujours pas s’énerver alors je m’éclipse avant qu’il ne soit trop tard, pour éviter les ennuis.

Depuis que je dématérialise, ça va mieux. En effet, mes parents semblent inconsciemment inspirés par ma nouvelle habitude de vie. Un mois après mon « grand ménage », ils avaient trié leurs vêtements (ce qui était aussi le cas des beaux-parents). On progresse donc. Pour éviter de passer ma vie à ranger, j’opte donc pour le minimalisme et la méthode KonMari. Et même si ce n’est pas encore parfait, je vois des progrès. Par exemple, je ne range plus ma chambre ni celle de mon fils car elles sont toujours rangées. Idem pour le couloir.

Conclusion : le jour où j’arriverai à vivre comme une ado qui vit chez ses vieux, j’aurai réussi mon coup. 

Et vous, vous aimez retourner chez les parents pour mettre les pieds sous la table ? Qu’est-ce que ce retour aux sources vous inspire ?

4 commentaires

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4 commentaires

Pao 8 juin 2015 - 10 h 20 min

Moi, quand je vais chez mes parents, je cuisine 😉

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Moe 9 juin 2015 - 8 h 24 min

Les parents ont souvent une grande cuisine donc c’est plutôt agréable de se mettre aux fourneaux et de partager un bon repas ! Je valide 🙂

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Eva 8 juin 2015 - 18 h 51 min

salut ! Je suis totalement d’accord avec toi ! Aller chez les parents ça permet de se détendre un peu, même si je sais que je dois un peu aider ma mère à faire la bouffe ou à débarrasser la table ^^

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Moe 9 juin 2015 - 8 h 23 min

Oui moi aussi j’aide à débarrasser la table, c’est le minimum ! Et puis je participe aux tâches, par exemple je prépare le repas de temps en temps pour leur faire découvrir de nouvelles saveurs 🙂

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