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Partir en retraite à 35 ans ?

par Moe
House hacking

Comme vous le savez peut-être déjà, je m’intéresse au monde de l’immobilier depuis une poignée d’années, lorsque j’ai acheté mon premier appartement. Investir dans des logements pour y habiter puis les revendre ou les louer est comme un rêve qui peut être accessible à tous, à condition de faire preuve de discipline budgétaire au quotidien. Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à ces individus qui souhaitent prendre leur retraite le plus tôt possible justement grâce à l’immobilier.

Auteurs du blog The Grit and Polish

Cathy et Garrett, un couple ordinaire… ou presque

Il y a quelques mois, j’ai découvert un blog américain dont l’histoire m’a tellement inspirée. Cathy et Garrett sont trentenaires. En l’espace de quelques années seulement, ils ont connu le surendettement et le chômage avant d’atteindre la liberté financière (c’est-à-dire le remboursement de toutes leurs dettes).

Bien entendu, ce rêve devenu réalité n’est pas tombé du ciel. Il a fallu travailler d’arrache-pied pendant dix ans et multiplier les sacrifices. Mais à force de volonté et de persévérance, l’objectif a été atteint.

Ce rêve, comme beaucoup d’ailleurs, a commencé par une tuile (sans mauvais jeu de mots).
Au départ, le couple file le parfait amour. Fraîchement diplômée, mademoiselle décroche un CDI très rapidement en tant qu’ingénieur. Le couple décide alors d’acheter son premier bien immobilier. Une ancienne demeure « dans son jus » dans laquelle ils s’imaginent déjà passer le restant de leurs jours : mariage, enfants, retraite. Le big love quoi.

Évidemment, le conte de fée ne se déroule pas du tout comme prévu. Huit mois après avoir acheté la maison, c’est le drame. La belle Américaine est licenciée au moment même où son compagnon décide de reprendre ses études…

À 25 ans, les deux tourtereaux se retrouvent dans une situation très inconfortable qui pourrait nous arriver à tous : chômage et crédit de vingt ans sur le dos.

Avec ses petites économies, et quelques emprunts à droite à gauche, madame se met à retaper la maison dans le but de la rendre « louable ». Pendant ce temps-là, le couple s’installerait dans la dépendance lugubre au fond du jardin. Sans salle d’eau ni cuisine. L’aventure, c’est l’aventure…

Seul bémol, Cathy n’y connaît absolument rien en rénovation. Elle et la perceuse, ça fait deux. Alors, elle se met à « piocher » dans les bons conseils de beau-papa, du cousin Kevin et du vieux copain Antoine. Elle apprend sur le tas. Garrett est à ses côtés évidemment, entre deux livres à potasser. Bien sûr, tout n’est pas parfait, mais l’essentiel, c’est que le projet soit en route.

Pendant trois ans, le couple vit en mode « tiny house » dans la petite dépendance. Il ne dépense pas beaucoup d’argent, puisque la maison est trop petite pour la meubler. Les invités se font rare, puisqu’il n’y a pas la place pour les accueillir. En vivant en minimaliste, et après avoir repris le chemin du travail, le couple réussit à restituer sa trésorerie puis à rembourser progressivement son emprunt. Les mensualités diminuent, jusqu’à être plus faibles que le loyer perçu avec leur maison.

C’est à cet instant que le couple commence à « house hacker« , c’est-à-dire, à gagner de l’argent sur son crédit immobilier. Ce système est largement répandu aux États-Unis en tant que « side hustle » (ou « complément de revenus » en français).

Chez nous, c’est un peu plus complexe, car les taxes ne sont pas calculées pareil. Mais cela reste possible.

Fort de cette expérience, le couple décide de faire de ce mode de vie un métier. Les compères investissent l’argent économisé grâce à leur train de vie minimaliste et le loyer de leur maison en location dans une deuxième maison. Puis une troisième. Etc.

Leur crédo : Acheter, Rénover, Louer, Refaire sa trésorerie, Répéter.

Aujourd’hui, les amoureux, maintenant parents, pourraient très bien partir en retraite, mais bien sûr, ce n’est pas encore d’actualité 🙂

Investir pour aujourd’hui et demain ?

Dans un récent article, je découvrais l’existence des « frugalistes modernes ». Ces personnes, en général de jeunes actifs, dépensent le strict minimum dans le but de partir en retraite le plus rapidement possible. Sur le papier, l’idée est intéressante : pourquoi s’embêter à travailler toute sa vie et à attendre d’être vieux pour profiter de ses journées de libre ? Seulement, je reste un peu sceptique quant à la démarche. Tout miser sur le lendemain revient à passer à côté de son existence actuelle. Et le « carpe diem » alors ?

Sortir au restaurant, aller chez le coiffeur, partir en vacances sont des petits plaisirs que je ne veux pas bouder pendant dix ans. Alors, si je décide de ne plus rien dépenser afin de tout miser sur le lendemain, ne le regretterai-je pas un jour ? Imaginez, si demain, la maladie toque à ma porte. Si un accident survient, ou je ne sais quoi. Combien d’années gâchées à me serrer la ceinture et à refuser les petits plaisirs de la vie ?

Et puis, ces hommes et ces femmes n’ont-ils pas d’enfants ? On peut certes, ne pas dépenser d’argent pour soi, mais qu’en est-il pour nos enfants, si demain ils veulent faire des études ou s’acheter une voiture pour commencer dans la vie ?’ Comment les aider dans ces tournants, si je n’ai plus de travail ? Je me pose la question. Pas vous ? Si vous avez les réponses, je suis tout ouïe 🙂

En attendant, avec ma petite famille, nous continuons à épargner sagement et tranquillement pour investir dans des projets à long terme et évitons de gaspiller notre argent. Et peut-être un jour viendra, où le house hacking entrera dans notre vie. Des blogs sur les finances personnelles peuvent aider à mieux épargner, à mieux économiser au quotidien pour investir dans des projets durables. C’est le cas du blog Dépenser Moins et Profiter Plus, que j’ai récemment découvert via Instagram. Amélie y distille des conseils en or pour mieux gérer son budget. Coach en gestion des finances personnelles, elle offre des conseils astucieux et utiles avec passion et enthousiasme. N’hésitez pas à y faire un tour !

Et vous, épargnez-vous pour des projets à long terme ? Êtes-vous plutôt cigale ou fourmi ? L’argent est-il tabou pour vous ? Le débat est ouvert !

4 commentaires

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4 commentaires

Chacha 6 mars 2019 - 10 h 05 min

Canon ces deux découvertes bloguiennes, je fonce !!
Et ici on est un peu au milieu : je vis simplement en épargnant régulièrement, sans avoir l’impression de me restreindre ni forcément penser à la suite… Après dépenser à tout va ne me tente pas non plus, le choix se fait assez facilement !
Besos

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Vérone 6 mars 2019 - 14 h 04 min

Ou suivre le proverbe juif : si tu hésites entre deux voies, prends la 3e ! A savoir, réussir à acheter un bien immobilier à crédit, en vue de le louer, et de façon à ce que le loyer soit plus élevé que la mensualité, les frais annexes… Tu récupères alors du cash flow tous les mois, tu gagnes de l’argent dès maintenant. Pour l’épargne façon dur à cuire, « badassity », le blog de Mr Money Mustache est LA référence. Le concept dont tu parles est en plein boom et le livre Playing with FIRE en parle justement.

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Caroline 7 mars 2019 - 9 h 58 min

j’imagine qu’aux US la réglementation est totalement différente… les impots sur les locations etc.
Comme tu dis également, on ne sait jamais ce qui peut arriver alors nous aussi on essaie de ne pas dépenser plus que nécessaire pour garder l’argent pour des projets auxquels on tient. En parallele chaque enfant a son assurance vie, donc dans 8/10 ans ils auront un petit pactole pour études/démarrer dans la vie sans que ca grève trop nos finances (enfin j’espère!)
là meme avec 2 salaires très corrects j’ai deja calculé mais c’est difficile de trouver un bien qui permette de payer le remboursement des mensualités avec les loyers, sachant que tu as aussi les impots locatifs et les taxes à payer dessus… à moins qu’il soit bien pourri et que tu refasses tout toi meme…
sachant qu’on a aussi un crédit pour notre maison a payer… il faut que les banques suivent.

mais je connais des gens qui font ca mais ils savent tout faire en bricolage (gros oeuvre inclus) ont des connaissances dans des boites de maconnerie… ca aide forcément. Et bien souvent ils ont aussi un budget de départ grace à leurs parents ou une maison héritée qu’ils ne payent pas ou peu..

pour le moment, on préfère miser sur le présent en sécurisant un peu l’avenir!

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Kellya 17 mars 2019 - 19 h 03 min

Je connais des gens qui sont partis á la retraite à 40 ans, mais franchement, leur rythme de vie les annés d’avant ne me fait pas envie du tout! Je suis assez d’accord avec toi: économiser tranquillement tout en profitant de sa vie là, maintenant. Aprés je n’ai jamais été dépensière, donc je ne me sens vraiment pas privée de quoi que ce soit.

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