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No buy pendant 6 mois

par Moe
no buy

Ayant un projet immobilier en tête, j’ai décidé d’épargner un maximum et donc de ne plus dépenser d’argent dans les choses superflues pendant quelque temps. Je teste donc le « no buy » depuis six mois, et je devrai poursuivre encore six mois pour arriver à un premier seuil d’épargne. Je vous en dis plus dans cet article.

Qu’est-ce que le no buy ?

Comme son nom l’indique, le concept est de ne plus rien acheter, à part évidemment les choses nécessaires à sa survie, sur une période limitée, en général de quelques mois. Au départ, c’est assez difficile de résister aux sirènes de la consommation, même quand on est minimaliste ou « petite consommatrice ». En effet, avant, quand je m’ennuyais, il m’arrivait d’aller faire un petit peu de shopping culturel ou gastronomique (marchés, librairies, cafés…). Ces petites sorties, notamment le samedi après-midi, me permettaient de tuer l’ennui facilement, quand il ne faisait pas très beau ni très chaud pour me promener en nature.

No buy : comment tenir le coup ?

Tout d’abord, nous avons dû revoir les habitudes de consommation du foyer. L’objectif est d’épargner au maximum pour concrétiser un beau projet immobilier. Le no buy passe par un certain nombre de difficultés, et au fil du temps, j’ai réussi à déceler quelques méthodes pour les surmonter. J’évite ainsi de tomber dans les pièges de la consommation.

Premier obstacle : l’ennui

Souvent, quand on s’ennuie, la solution de facilité est d’aller faire une petite course. D’aller acheter des choses certes futiles, mais agréables, comme un livre pour les enfants, un repas à emporter parce qu’on a la flemme de cuisiner, un énième beau verre pour compléter sa collection… On passe alors un bon moment, à faire du lèche vitrine, sortir, voir du monde. C’est la solution de facilité pour passer son temps. Alors quand on est en période de diète consommatrice, on doit trouver des activités pour remplacer ces habitudes de sorties.
Parmi ces activités, nous nous sommes d’abord rendus plus souvent à la médiathèque en famille. Maintenant, au lieu d’acheter des livres (achats que je réserve pour les grandes occasions, les fêtes ou les anniversaires), nous les empruntons. Les jours fériés ou les dimanches, nous passons des coups de fil aux personnes que nous voyons moins souvent. Cela permet de prendre des nouvelles, de partager un moment sympathique et agréable, et de faire plaisir à notre interlocuteur. Et enfin, pour les beaux jours, nous déclarons la saison des pique-niques ouverte !  En solo, en famille ou avec des amis, c’est une activité gratuite, sociale, d’extérieur et gourmande qui fait toujours plaisir.

Deuxième obstacle : la frustration

Avant d’avoir mon deuxième enfant, je n’avais pas de limite de budget. J’étais assez aisée, je travaillais bien, je gagnais de l’argent et en tant que minimaliste, mes dépenses étaient occasionnelles. Quand je voulais me faire plaisir, je pouvais le faire sans trop réfléchir à l’argent, tout en ayant une bonne capacité d’épargne. Ce qui incarne ce train de vie a été un fauteuil que j’avais acheté sur La Redoute à 400 euros. Aujourd’hui, je trouverais saugrenue l’idée de mettre tant d’argent dans un fauteuil. Je préfère mille fois réserver cette somme à mon investissement immobilier. Donc les premiers mois, quand je devais gérer la frustration, je le faisais à reculons. Pour pallier le problème, la solution a été de créer des tableaux personnels sur Pinterest consacrés à mes listes d’envies. Quand j’ai envie d’acheter quelque chose, je le répertorie dans ma liste d’envies et je sais que je pourrai y revenir plus tard, si je veux me faire plaisir ou si on me demande des idées cadeaux à l’occasion des fêtes. Cette façon de faire me console un peu du fait de ne plus rien acheter pendant quelques mois.

Et après le no buy ?

Difficile à mettre en place, mais très efficace, le no-buy doit se limiter selon moi à une période déterminée. Nous avons opté pour un an de no-buy, mais si nous devions prolonger cette période, nous serions vite découragés. Le danger serait alors d’engendrer un effet boomerang. Un peu comme les régimes, si on se restreint trop, après c’est l’échec assuré.  En limitant la durée, même à un mois, le no-buy, m’aide à épargner, même si ce n’est pas grand-chose, malgré des enfants en bas âge qui demandent du temps et une maison en construction qui demande… de l’argent.
De plus, cette expérience m’a aidée à revoir mes dépenses au quotidien. Je suis plus à cheval sur mes achats.  Ne serait-ce que pour acheter un sandwich à boulangerie, j’y réfléchis à deux fois avant de passer à l’acte d’achat. Je fais attention, comme on dit ! Acheter n’est plus un acte automatique, je réfléchis avant… longtemps. J’ai également réussi à appliquer des routines de courses pour alléger mes dépenses en nourriture.
À la base je ne suis pas du tout pour la restriction. Mais il arrive dans la vie, à certaines périodes, qu’il faille nous serrer la ceinture quelques mois afin que nos rêves se réalisent. Beaucoup de personnes s’arrêtent au pied des montagnes qu’elles rêvent de gravir. Grâce au no buy, j’arrive à me rapprocher petit à petit de la cime. Tout là-haut dans le ciel. Épargner tout en conservant sa qualité de vie, c’est-à-dire sans se tuer à la tâche, devient alors possible. Sur des périodes limitées, le no buy est judicieux afin de concrétiser les projets les plus ambitieux.

N’hésitez pas à partager en commentaires vos expériences en matière de diète de consommation. Pour vous, le no buy est-il une bonne solution pour épargner ? Ou faut-il passer par d’autres moyens ?

12 commentaires

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12 commentaires

Bonheur du Jour 4 mai 2018 - 7 h 11 min

Bravo ! Et vous avez tout à fait raison ! On ne peut pas concrétiser un achat immobilier si on continue à prendre son café chez Starbuck (3 euros, à peu près, dont la moitié du café est de l’eau…). Le « no buy », mais n’est-ce pas ce que faisaient nos parents et nos grands-parents ?
Je formule des voeux pour la réalisation de votre projet ! Bon week end.

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Moe 4 mai 2018 - 8 h 31 min

Cela paraît dérisoire dit comme ça, mais si on met les sommes bout à bout on arrive à des chiffres importants. Il n’y a pas de petites économies !

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Miss Zen 4 mai 2018 - 12 h 34 min

J’ai du réduire drastiquement mon train de vie quand j’ai quitté mon boulot parisien pour un retour à Bruxelles.
J’ai parfois fait des mini no-buy après les Fêtes ou les vacances pour renflouer les caisses
Mais en règle général, je fais toujours attention, je réfléchis et je craque assez rarement car j’ai peu de tentation dans mon quotidien. Plus dur quand on retourne à Paris avec des tentations tous les 50 mètres.
Mon écueil c’est que souvent quand je dois acheter, j’opte pour le pas cher et notamment les vêtements et que ce n’est pas très en ligne avec mes envies de consommer mieux.
Mais parfois je trouve que j’exagère un peu et que je devrais me faire plus plaisir par exemple en allant plus régulièrement chez le coiffeur…….

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Linette 4 mai 2018 - 14 h 37 min

C’est devenu une seconde nature chez moi : être attentive à ses achats. Voila bien longtemps que je ne compense pas l’ennuie par un achat, non je bricole, faire c’est mieux que simplement consommer. Donc entre autres : faire un repas bon à petit coût pour recevoir ces amis, (expérimenter la cuisine des épluchures !) fabriquer des objets ou les transformer, ainsi que ses vêtements, faire fonctionner son imagination ne pas se contenter du « tout mâché ». Ne pas se comparez aux voisins qui ont plus mais exploiter tout notre potentiel afin de se satisfaire de ce que l’on a déjà (et que beaucoup n’ont pas). Avoir un but ce qui est votre cas donc ce n’est pas un sacrifice c’est la réalisation d’un projet c’est nettement plus porteur. Cela n’exclue pas se faire plaisir mais les plaisirs ne dépendent plus uniquement de « l’ouverture du porte-monnaie » c’est plus profond. Courage vous avez les ressources en vous.

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Moe 7 mai 2018 - 12 h 07 min

Merci pour ton partage et tes idées d’activités. Cela me donne de l’inspiration pour éviter de consommer.

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travelingaddress 4 mai 2018 - 17 h 46 min

Bravo et bon courage pour les 6 prochains mois !

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Moe 7 mai 2018 - 12 h 06 min

Merci, le plus dur est fait, s’y mettre !

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Silvana 4 mai 2018 - 21 h 43 min

Exactement mes pensées de ces derniers mois.
Je me suis lancée dans le No-buy sans savoir comment cela s’appelait ( bon ok, ça ne fait que 10j ) mais moi qui pendant longtemps ai vécu en pure minimaliste, j’avais repris goût aux achats une fois les enfants grands … des livres, des petits caprices… et bien ce n’est pas SI facile que ça, mais je vais m’y tenir pendant au moins 6 mois. On verra les résultats financiers et aussi au niveau liberté d’esprit.

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Moe 7 mai 2018 - 12 h 06 min

Le plus difficile est de se défaire de l’acte d’achat automatique. Après un mois ça ira mieux. Courage !

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danielle 8 mai 2018 - 15 h 35 min

Quel plaisir de te lire Moe, tu es la sagesse personnifiée.
Nous concernant, nous faisons des achats « judicieux » pour pouvoir nous échapper dans les capitales européennes, ou passer quelque temps loin du froid et de la pluie, en hiver, tout en nous cultivant (les résidences clubs) ne sont pas pour nous.
A soixante dix ans, nous savons apprécier ce que nous avons et n’entassons plus.
J’attends ton bilan avec plaisir.
danielle

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Corinne35 10 mai 2018 - 15 h 07 min

Bonjour, je continue à suivre tes écrits, toujours avec plaisir.
C’est un beau projet que de minimaliser ses achats pour atteindre ses objectifs, et ce n’est pas simple aujourd’hui, tant nous savons que notre société cherche à nous tenter dans des achats superflus (surconsommation, et création de besoins inutiles, futiles…)
et il est vrai que nous avons beaucoup de belles balades proches de chez nous , une nature dense à disposition sans que cela nous coutent chères (balades en famille, pique-nique, balade en vélo…) et beaucoup ne se rendent pas comptes de la chance qu’ils ont, et parfois se sentent obliger de partir loin, de faire comme tout le monde, de mettre cher dans un voyage ….
Moi aussi j’ai tenté dernièrement un mois sans achat, mais je n’y suis pas arrivée, mais je ne désespère pas, j’y suis presque arrivée, le but étant pour faire des économies. (achat Juste du strict nécessaire, facture et alimentation),
Courage, vous avez de bonnes idées, et vous allez y parvenir.
Dans l’attente de tes conclusions et des objectifs atteints ou pas.

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Moe 14 mai 2018 - 23 h 13 min

Bonjour Corinne, merci pour ton super témoignage ! Il m’a inspirée pour mon article sur le thème du voyage. Je suis tout à fait d’accord avec toi. Bon courage pour ton objectif no buy !

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