Accueil Simplicité volontaire Mon avis sur les paniers de légumes bio

Mon avis sur les paniers de légumes bio

par Moe
toucher les légumes

Depuis six mois maintenant, je suis inscrite à une association de paniers de légumes bio de Nantes. Six mois que je reçois chaque semaine un panier de bons produits bio de mon département, confectionnés par de petites mains en réinsertion professionnelle. Un acte solidaire donc, mais qui a un prix. Mon point de vue sur ce mode de consommation alternatif.

Tour d’horizon DES PANIERS DE LÉgumes bio

Six mois de paniers de légumes bio. Six mois que ma famille et moi nous mangeons beaucoup plus de légumes qu’auparavant. Concrètement comment ça se passe ? J’ai commencé par signer un contrat qui m’indique les grands principes des paniers hebdomadaires. Je paie tous les mois 54 euros, ce qui équivaut à 13 euros environ par semaine. J’ai le droit à deux semaines de vacances (semaines d’absence) ainsi qu’une semaine à Noël. Enfin, je peux à tout moment résilier mon contrat moyennant un préavis d’un mois.
Tous les mercredis, je vais chez mon commerçant du coin et je récupère ma cagette de fruits et légumes bio de mon département. Le panier est suffisant pour deux personnes et varie au fil des saisons. Le principal intérêt réside dans la qualité des produits (locaux, de saison et variés).

L’exemple du dernier panier reçu :

– Carotte lavée
– Céleri branche
– Courge Patidou
– Oignon rouge
– Radis rouge botte
– Salade
– Pommes reine des reinettes

Les avantages

Au départ, j’étais plutôt satisfaite. Je n’avais pas à me creuser la tête pour savoir quoi acheter dans la semaine, je préparais mes repas en fonction des légumes que je recevais. Pratique, je pouvais connaître à l’avance le contenu de mon panier sur la page Facebook de l’entreprise, ou bien garder la surprise (c’était mon petit plaisir de bonne femme). Je n’achetais plus du tout de légumes au supermarché, je m’inscrivais bien dans mon objectif zéro déchet et je multipliais les plats maison. Mon petit gars haut comme trois pommes pouvait apprécier des purées de légumes variées et bio. Avec mon chéri, nous cuisinions des produits locaux que nous n’aurions jamais achetés dans notre vie antérieure (comme des betteraves crues, du pâtisson, des échalions, sortes d’échalottes). Je commençais à bien connaître la commerçante chez qui je récupérais chaque semaine mes légumes. J’en profitais pour y acheter mon vin (c’est une caviste).

La désillusion

Mais au fil des semaines, mon engouement s’étiolait petit à petit. J’étais déçue par le choix des produits. En été, les fruits avaient quasiment déserté mes paniers. En échange, j’avais des échalotes, des oignons rouges, de l’ail… heureusement quelques tomates par-ci par-là. Nous mangions des choses pas très ragoûtantes (des betteraves crues, du pâtisson, des échalions, sortes d’échalottes). Je me rendais compte qu’avec 13 euros je pouvais m’acheter beaucoup plus de produits au marché (même en bio). Je commençais à me poser des questions. Un jour, je suis allée à la Ruche qui dit Oui de Grasse et j’ai comparé les paniers qu’ils proposaient là-bas. Il n’y avait pas photo : les paniers de la Ruche étaient beaucoup plus généreux que les miens ! Et plus appétissants.

Alors demain, je continue ou pas ?

Le bilan est assez mitigé. D’un côté, cet abonnement est un acte citoyen et solidaire, qui permet de promouvoir une agriculture raisonnée, locale et bio, de soutenir la réinsertion de personnes exclues du monde du travail et de manger sainement à la maison. De l’autre, le coût du panier n’est pas, à mon sens, en adéquation avec la quantité des produits proposés chaque semaine dans la cagette. Pour me convaincre de rester il faudrait peut-être augmenter la quantité des produits (même des légumes peu chers comme les pommes de terre ou les carottes en saison), limiter certains produits (pas besoin de 600 grammes d’oignons toutes les semaines…) ou bien baisser le prix global de l’abonnement. En attendant, j’étudie certaines pistes pour continuer à acheter local et raisonné mais à un prix plus raisonnable (La ruche qui dit oui ?). Dans l’idéal, j’aimerais trouver une ferme près de chez moi qui vendrait ses produits en direct. Il faut juste que je trouve…

Et vous, comment vous faites pour acheter bio, local et éviter au maximum d’engraisser les hypers ? Les paniers bio sont une bonne alternative selon vous ? Qu’en pensez-vous ?

29 commentaires

Articles qui pourraient vous intéresser

29 commentaires

Adi 17 septembre 2015 - 14 h 16 min

J’ai arrêté les paniers bio parce que les horaires pour les récupérer étaient trop contraignants, et qu’en plus le livreur était parfois en retard au point de rendez-vous donc je perdais encore plus de temps… Travaillant temps plein avec un enfant, mes semaines sont parfois un peu (trop) minutées.

Finalement je vais au marché, ça revient moins cher et j’adapte mes achats aux plats prévus.

Répondre
Moe 22 septembre 2015 - 8 h 32 min

Oui le marché c’est détendant et on y trouve les meilleurs produits. Par contre le souci c’est qu’on a tendance à toujours prendre la même chose… je réfléchis donc encore ! merci pour ton avis en tout cas 🙂

Répondre
La grande Nolwenn 21 septembre 2015 - 10 h 45 min

Bonjour,
J’achetaisil y a quelques années un panier bio. À l’époque je m’étais engagée pour 1an et soutenais ainsi des producteurs locaux. J’étais ravie de ce système qui me forçait à diversifier mon alimentation et me faisait (re)découvrir certains légumes. À la fin de l’année j’ai dû me résoudre à arrêter mon abonnement car à moi seule je n’arrivait pas à tout manger et en jetais trop à mon goût mais je reste convaincue par le système! Il te reste juste à trouver le panier qui vous convient 🙂

Répondre
Moe 22 septembre 2015 - 8 h 31 min

Tu me remotives à rester sur les paniers. J’ai découvert un autre fournisseur récemment et je vais comparer les prix, la variété, etc. Déjà jai comparé avec ce dimanche au marché, pour 13 euros j’avais les œufs en plus. à voir donc !

Répondre
La grande Nolwenn 27 septembre 2015 - 23 h 35 min

L’offre est de plus en plus étendue, tu trouveras sans nul doute chaussure à ton pied 🙂

Répondre
Moe 2 octobre 2015 - 9 h 39 min

I hope so!

Répondre
frohike 22 septembre 2015 - 9 h 01 min

Il y a un intérêt principal au panier : pas besoin d’aller au marché ou de faire des courses. ça fait gagner beaucoup de temps quand même. C’est un service qu’on paye. Après, ne pas pouvoir choisir ces produits (dans le sens ne pas choisir si on mange des carottes ou des betteraves), c’est un peu contraignant. En tout cas c’est une alternative intéressante.

Répondre
Moe 2 octobre 2015 - 9 h 41 min

Grâce aux paniers hier nous nous sommes régalés d’un bon risotto de rutabagas ! Sans les paniers, nous aurions encore mangé une pizza. Ca a le mérite de changer ! bisous

Répondre
Pao 22 septembre 2015 - 10 h 11 min

Justement ton article tombe à pic car je m’interrogeais sur l’idée de passer au panier Bio. Personnellement, je me sers à la Biocoop (ou à la Vie Claire aussi) et j’aime bien le principe de choisir moi mes légumes…j’ai remarqué qu’il y avait de plus en plus de produits locaux: tomates de Mouans ou du Bar/Loup, concombres de Pégomas etc c’est meme de l’ultra local du coup!
Apres c’est vrai que l’aspect « social » des emplois de réinsertion est un peu oublié…mais j’ai quand même l’impression de faire un acte de « consommation positif ».
Concernant La Ruche qui à dit Oui, il paraît que c’est vmt tres bien!

Pao

Répondre
Moe 2 octobre 2015 - 9 h 40 min

Si tu veux au Super U de Plascassier ils font aussi des produits locaux de quelques paysans du coin (par exemple en été les fleurs de courgette viennent de Plascassier, y’a pas plus local !). Après c’est génial si tu vas à la Biocoop et qu’ils proposent plein de légumes du coin. Je crois que c’est la meilleure solution. Après il y a aussi le marché mais le dimanche je n’en connais pas autour de Grasse. Va tester la ruche mais c’est vrai que c’est un peu cher.

Répondre
Kiki 1 octobre 2015 - 11 h 20 min

Bonjour, alors moi c’est l’inverse, lasse de la ruche qui dit oui (qui entre nous est le meme système de distribution que les grandes surfaces, un producteur+le site qui se prend sa com+le gérant(e) de la ruche qui se prend une com aussi) donc finalement on n’est plus direct/producteur et au niveau prix, ni le producteur, ni le consommateur ne sont avantagés. L’AMAP m’aurait bien tenté mais chez moi ceux sont des jours de distribution bien définis qui ne conviennent pas à mon emploi du temps, dommage ça manque de souplesse. Généralement je privilégie les marchés (on trouve de tout, faut ouvrir l’oeil et discuter avec les commerçants pour ne pas tomber sur des revendeurs de légumes achetés dans les halles), en fait je trouve que pour faire simple (ses courses) c’est compliqué !! lol

Répondre
Moe 2 octobre 2015 - 9 h 39 min

Tu as raison par rapport au système de la ruche. J’avais vu un reportage sur la 5 à ce sujet. Par contre, je ne savais pas que le propriétaire de la ruche touchait une comm… je comprends un peu mieux ce qui se passe alors !! Du coup personnellement j’ai arrêté mon abonnement (préavis d’un mois). Je retourne au marché le dimanche matin et je cherche une ferme à côté de Nantes où me ravitailler de temps en temps, comme je le fais pour mes pommes en ce moment. Je vais quand même tester un panier à la ruche à côté de chez moi pour voir ce que ça vaut. Mais c’est clair que finalement, c’est compliqué de faire simple !

Répondre
Kiki 2 octobre 2015 - 10 h 54 min

Un article intérressant sur la ruche qui dit oui, pour l’avoir expérimentée quelques mois, je me suis vite rendue compte que malgré des aspects « conviviaux solidaires » le marketting capitaliste existait toujours mais sous une nouvelle forme !
http://www.netoyens.info/index.php/contrib/02/10/2014/La-ruche-qui-dit-oui-et-les-gogos-de-la-farce
Le dernier paragraphe résume tout :
« Contrairement aux Amap, La Ruche qui dit Oui ! n’est ni vraiment locale, ni vraiment bio, ni vraiment en circuit court ni vraiment bon marché. Elle est la négation de la consom’action citoyenne qui engage un « amapien » à un producteur. »
En ce qui me concerne, la meilleure solution que j’ai trouvé est de partir à la recherche de producteur dans ma région et surtout de se refiler les bonnes adresses entre nous, d’ailleurs pourquoi ne pas ouvrir une rubrique sur ce blog par région ? je serais la première fan !

Répondre
Moe 2 octobre 2015 - 11 h 58 min

Affligeant cet article ! Ca ne m’étonne pas, au vu du reportage que j’avais vu sur France 5. Par contre je ne savais pas qu’il appartenait aux grands groupes tels que Marmiton et Free. Merci pour ta contribution qui va faire réfléchir beaucoup de nos lecteurs.

Répondre
lysiane 2 octobre 2015 - 19 h 11 min

J’achète mes légumes et fruits à La Ruche Qui dit Oui de ma ville.
Je suis très contente car c’est moi qui décide ce que je veux et surtout la quantité. Nous sommes deux à la maison, nous n’avons pas les mêmes besoins et les mêmes envies d’une famille avec des enfants.
Ce qui me plaît dans la ruche qui dit oui, c’est de favoriser l’achat à des producteurs locaux.

Répondre
Moe 5 octobre 2015 - 8 h 33 min

Le fait de moduler ses achats au fil des semaines est un aspect bien pratique. Et puis ça fait mieux vivre les paysans à ce que j’ai pu comprendre (il y avait un reportage hier sur le sujet).

Répondre
Fanny 14 février 2016 - 13 h 18 min

Hello,
Tout à fait d’accord avec Kiki, je n’aime pas la Ruche qui dit oui. Le principe de prendre un pourcentage au passage sur le CA de l’intermédiaire qui gagne rien du tout, juste pour le service internet, je trouve ça un peu minable. C’est un peu comme le principe de Uber et des taxis :p En plus ils trichent, ils sont censés proposer des produits locaux (genre moins de 30km par exemple), et tu retrouves des produits de la Réunion…
Tu as dû mal tomber pour l’AMAP, car franchement mes parents en ont une (perso pas besoin car le maraîcher bio à côté), et ils en sont très contents. Des échalotes en plein été c’est bizarre quand même… On a plutôt des courgettes et ce genre de trucs. Peut-être pourrais-tu voir s’il n’y en a pas une autre à tester près de chez toi ?
Quelques liens à fouiller 🙂
http://www.delafermealassiette.com/
http://www.mon-producteur.com/
http://www.bienvenue-a-la-ferme.com/
Des bises,
Fanny

Répondre
Ninon 27 février 2016 - 0 h 28 min

Hello!
Je comprends ton point de vue, je trouve que l’histoire des contrats est assez contraignante déjà de base, et puis on n’a pas le choix des légumes à ce prix là.
Mon expérience de l’AMAP: Je me suis inscrite dans une AMAP bio qui est gérée par une association étudiante qui s’appelle Bullivers mais tout le monde peut s’y inscrire. Et c’est vraiment très pratique: pas de contrat, on peut s’inscrire jusqu’au lundi midi pour le mardi soir donc c’est vraiment super car on n’est pas obligés de re-prendre un panier dont on n’a pas besoin! Mon panier me coûte 5 euros et il existe un plus grand panier à 10 euros, on l’a essayé mais il est un peu trop rempli pour deux on a dû composté certains fruits pas touchés.. Donc la formule me convient parfaitement, je complète parfois avec d’autres légumes selon mes envies mais à ce prix là, je n’hésite jamais trop avant de le commander!
As-tu essayé de trouver d’autres AMAP avec un fonctionnement plus souple?
Très intéressant ton blog en tout cas, merci pour tes articles!

Répondre
Moe 27 février 2016 - 15 h 40 min

Ton système est plutôt génial, il allie les bons points d’une AMAP aux avantages de la Ruche qui dit oui (commande à la semaine). Et en plus c’est pas cher. Tu as de la chance ! Avoir les commentaires je vais quand même essayer de trouver une AMAP car ça m’embête un peu de devoir aller systématiquement au marché le dimanche pour avoir mes fruits et légumes. Merci pour ton commentaire en tout cas ! 🙂

Répondre
Anya 16 juillet 2016 - 15 h 18 min

Bonjour Moe ! Je découvre ton blog et je tombe sur cet article pile en revenant de … La cueillette ! Peut être en parle tu plus loin dans des articles que je n’ai pas encore lus (dévorés), en tout cas pour nous cela a été une révélation. Originaires des Vosges profondes et partis en Île de France pour nos études, le besoin de la nature de la verdure est vite apparu ! Lassés des légumes en supermarché, des primeurs aux légumes ratatinés, aux marchés relevant plus de la braderie que du marché… On a cherché d’autres solutions ( amap / ruche qui dit oui etc) et c’est par hasard en revenant d’un week-end dans le nord que nous avons découvert à 5 min de chez nous un énorme « complexe de cueillette » fleur fruit légume plante aromatiques un vrai bonheur à des prix défiant toute concurrence, on se promène on cueille et récolte. Sans toute fois êtres bio, les produits sont attrapés par nos mains direct dans nos paniers et sacs (réutilisables bien sûr) pas d’énormes machines de récolte, de camions, de cagette en plastique pour l’entreposage. De la terre à la maison… 😀

Répondre
Moe 18 juillet 2016 - 16 h 27 min

Bienvenue au club Anya ! Contente que mon blog te plaise. Tu pourras y lire de nombreux commentaires très astucieux et inspirants. Je fais de la cueillette de temps en temps mais plus par « plaisir » que par « nécessité ». Les fermes sont assez loin de chez moi. Comme j’habite en ville, pour l’instant le meilleur compromis que j’ai trouvé est d’aller au marché le week-end. Par contre, je n’avais pas pensé à la cueillette comme un moyen de s’approvisionner toutes les semaines en fruits et légumes. Cela intéressera sans doute de nombreuses personnes qui comme moi n’y avaient pas encore pensé ! Merci pour ton partage et bonne cueillette 🙂

Répondre
Patrick 10 novembre 2016 - 21 h 05 min

Bonjour Moe,
Je suis arrivé sur ton blog, car j’ai reçu ce jour un flyer au sujet de paniers bio solidaires qui s’implantent dans la « boulangerie » située près de chez moi. Voulant en savoir plus, j’ai fait une recherche sur internet et voila…
Dans mes activités associatives, je suis notamment coordinateur légumes et pain dans l’amap de mon quartier. J’apprécie les produits qui sont distribués et, chaque semaine, les légumes sont pour moi source de créativité dans la préparation des repas à la maison. J’en suis accro, au point o`u je ne sais plus quoi faire à manger lorsque le producteur prend un peu de vacances.
J’apprécie que différents moyens soient mis à disposition de tous pour accéder à des produits de qualité. Mais j’apprécie particulièrement l’amap, qui permet de rémunérer correctement les producteurs et aux familles d’accéder à des produits de qualité, sans rémunération d’intermédiaires. Sans oublier un élément essentiel, les relations entre producteurs et amapiens ainsi que le lien social développé dans l’amap.
Le système amap peut parfois être jugé contraignant car il n’est pas flexible. Mais n’est-ce pas plutôt une forme de solidarité avec les producteurs qui ont une lisibilité sur 6 mois et aussi une opportunité d’échanges avec le voisinage?
Demander à des voisins d’aller récupérer les paniers en période d’absence, n’est-ce pas aussi l’occasion de mieux se connaître et de partager?
Et puis, pour celles et ceux qui trouvent l’amap trop contraignante, je pense qu’il est important de se rendre compte du temps investi par les bénévoles pour que ça fonctionne.
Si chacun mettait simplement 1% de son temps dans la vie associative, je crois vraiment que le monde tournerait bien mieux…

Répondre
Moe 11 novembre 2016 - 16 h 42 min

Bonjour Patrick, bienvenue sur le blog ! J’ai arrêté les paniers solidaires car finalement je préfère acheter mes fruits et légumes directement au marché. J’ai voulu m’inscrire en AMAP mais il faut toujours attendre, il y a des listes d’attente, des moments stratégiques de l’année où il faut s’inscrire… si votre AMAP accueille de nouveaux adhérents et si vous êtes de Nantes, contactez-moi j’aimerais bien moi aussi participer à ce mode de consommation.

Répondre
Lesly 6 avril 2017 - 10 h 04 min

Bonjour tout d’abord article très intéressant ! Dans le cadre de mon mémoire, je réalise un questionnaire et j’ai besoin que les personnes achetant principalement des fruits et légumes chez un producteur local ou dans un supermarché, m’aident s’il-vous-plaît.. 🙂 (je voudrais savoir s’il y a une réelle différence entre les personnes achetant local ou au supermarché, d’où ma démarche)

Cela a pour but final de trouver des solutions pour réduire le gaspillage alimentaire tout en faisant la promotion des fruits et légumes « moches », très peu populaires. Merci beaucoup 🙂

Pour les personnes achetant principalement des fruits et légumes chez un producteur local :
https://goo.gl/forms/5eSTQOCKgnw6gYdX2

Pour les personnes achetant principalement des fruits et légumes au supermarché : https://goo.gl/forms/X5dJmXobDnz2lt5g2

N’hésitez pas à partager, j’ai besoin de beaucoup de réponses afin que mon analyse finale soit « crédible » 🙂

Répondre
Guillaume 2 mai 2017 - 14 h 27 min

Bonjour, un peu comme vous, je me pose la question régulièrement…on continue ou pas ? Nous sommes abonnés à une livraison hebdo par le producteur, avec en option des oeufs bio d’un de ses confrères. Je vous rejoins sur le temps gagné à l’avance et la diversité et certains passages où on a l’impression de manger toujours pareil. Et je reconnais que souvent, je me demande si j’en ai pour mon argent ! Voici par exemple ce qui sera livré cette semaine pour 20€ : 2 kg de pommes de terre, 1 kg de poireaux, 1.2 kg de courgettes, 1 botte de radis, 1 salade, 1 kg de pommes…Les 1ères courgettes arrivent, mais le reste est fait de basiques.
Cher, pas cher ? C’est du direct pur, il y a le lien avec le producteur qui humanise…bref, jusqu’à fin juin on continue au moins !

Répondre
Moe 5 mai 2017 - 16 h 29 min

Ca me paraît cher mais ce sont les prix pratiqués. Il faut payer toute la logistique qu’il y a autour, surtout si c’est une livraison à domicile. Pour ma part, afin de faire vivre le petit commerce, je commande de temps en temps aux paniers bio qui livre dans mon quartier. Les autres semaines, je navigue entre magasin bio et marché.

Répondre
Marine 12 septembre 2017 - 17 h 17 min

Bonjour ! Après avoir lu l’article et tous les commentaires j’ai eu envie de réagir 🙂 Je connais relativement bien le problème des paniers puisque j’y ai travaillé ! Et je vous assure que parfois pour les producteurs le problème est pire que pour le consommateur.
Tout d’abord au niveau du prix les paniers sont-ils chers ou non ? Et bien ça dépend des semaines. Certaines fois il n’y aura que des légumes/fruits « pas chers » et le producteur jouera sur la quantité. Il aura alors une meilleure marge. D’autres fois il n’y aura que des légumes/fruits « chers » et là il fera en sorte de ne pas léser le consommateur en ayant une marge minime.
Ensuite la redondance des produits : Comme vous le dites, au marché vous achetez toujours les mêmes produits. Malheureusement le producteur a aussi une production limitée et différente chaque semaine et doit donc adapter ses paniers. Je connais le casse-tête que ça peut représenter de préparer la liste des produits… En particulier fin de l’été et fin de l’hiver quand les consommateurs en ont marre des produits de saison et que la saison d’après n’est pas encore arrivée.
Quant aux contraintes horaires et autres ben… Faut bien le temps de les preparer ces paniers 🙂 Et tout le monde travaille !
Petit ajout pour les AMAP : Effectivement la plupart sont contraignantes car elles demandent un abonnement à l’année mais c’est une sécurité très importante et non négligeable pour le/les producteurs. Et une source de stress en moins…
Sur ce je vous souhaite une bonne journée en espérant que vous comprendrez mieux certains systèmes !

Répondre
Leray 15 janvier 2019 - 15 h 10 min

Bonjour,
J’arrive un peu tard dans la discussion mais on va dire qu’il n’est jamais trop tard!!
J’habite également à Nantes et je fais partie de l’amap de la Manu depuis plus de 2 ans. Cette amap s’aggarandit d’année en année. On peut y trouver légumes, pain, œufs, champignons, viande poulet, porc, bœuf, agneau), vin, pommes/poires, miel , fromages et produits laitiers etc avec des fréquences variables selon les produits.
Personnellement, j’ai été de suite convaincue par la qualité des produits et leur prix. Pour le panier de légumes, on mange certes plus de patates, poireaux, choux, carottes en hivers mais nos producteurs (la ferme du soleil) font l’effort de varier autant qu’ils peuvent tout cela. J’étais au début sceptique de me voir imposée mon panier mais avec mon compagnon, nous avons rapidement apprécié découvrir de nouveaux produits (et facile de savoir comment cuisiner avec internet!!).
Ce qui me plait surtout, est de pouvoir lutter à mon échelle contre ce système capitaliste qui ronge notre société. Avec mon panier, je soutiens directement les petits producteurs locaux (et bio). Nous avons également mis en place un petit bar qui nous permet d’échanger entre amapiens et producteurs. Plus ça va et plus je reste longtemps aux permanences! C’est devenu un moment que j’attends dans la semaine!
Il y a un turn over régulier dans notre amap (les jeunes qui achètent doivent en général partir plus loin cause budget entre autre!) donc si tu es dans le coin, passe un mercredi soir et tu te feras ton idée!
Bon continuation à toi dans tous les cas!
Isabelle

Répondre
Moe 22 janvier 2019 - 17 h 16 min

J’ai changé de région depuis, mais j’ai beaucoup aimé lire ton commentaire inspirant. C’est exactement en ce sens que je me fournis aux petits producteurs bio du coin, même si c’est loin d’être pratique parfois, ou si des fois les prix sont un peu plus élevés (mais quand on achète de saison, en général ce n’est pas le cas). A bientôt !

Répondre

Laisser un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et la gestion de vos données par ce site Web.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.