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Millenials : condamnés à l’insatisfaction perpétuelle ?

par Moe
Génération Millenials

Si tu es de ma génération (nés dans les années 80-90), tu as peut-être constaté parfois que tu vivais dans l’insatisfaction permanente. Comment faire pour gérer cette sensation ?

Le chemin des possibles est infini aujourd’hui. Adultes, nous avons l’embarras du choix dans tous les pans de notre vie : nous pouvons choisir un travail, puis le quitter, nous pouvons en retrouver un autre, nous former quand nous le décidons. Nous pouvons également choisir d’être en couple, avec ou sans enfants, quitter notre conjoint du jour au lendemain, ou même vivre en ermite éternel.

Côté mobilité, nous avons également la possibilité de travailler où nous voulons, ici ou ailleurs, de vivre à l’autre bout de la planète, ou dans le fief natal, avec comme collègue notre seul ordinateur portable. Nous pouvons choisir de travailler à la maison en télétravail le mardi, dans un espace de coworking le mercredi, ou dans l’avion le jeudi…

Le soir, au lieu de jongler entre six chaînes de télévision, nous pouvons lancer Netflix et là des milliers de films, séries et autres documentaires s’offrent à nous.

Bref, nous avons l’embarras du choix dans chaque situation, tous les jours, du matin au soir. Et souvent, cela nous conduit à un malaise général : celui de ne jamais vraiment être satisfait.

Souvent, il arrive qu’un jour je veuille devenir opticienne, le lendemain paysagiste, le surlendemain écrivaine et puis finalement le jeudi, continuer dans ce que je fais depuis toujours… alors parfois, quand les idées jaillissent dans mon cerveau, celui-ci frise l’overdose et paf, le corps ne suit plus ! La tête explose, et c’est le drame.

Seulement, si tu es un Millenial toi aussi (ou de la génération Y, c’est-à-dire si tu es né entre 1980 et 2000 et que tu habites en Occident), ne t’inquiète pas, cette sensation est normale. Heureusement, pour échapper à cette spirale infernale de choix, des solutions apaisantes existent. Il suffit juste de les connaître ! 🙂

La pyramide de Maslow : ou comment nos besoins sont hiérarchisés en différents niveaux

Dans les années 1940, un psychologue américain, Abraham Maslow, a mis au point ce qu’on appelle la Pyramide de Maslow. C’est un système permettant de hiérarchiser nos différents besoins et de connaître pourquoi, dans certains cas, nous nous sentons malheureux alors que pourtant, nous semblons « tout avoir » dans la vie. Un belle famille, un travail intéressant, la sécurité financière… seulement voilà. Nos besoins vont au-delà ! Et parfois, s’ils ne sont pas tous comblés, nous sommes malheureux.

Selon Maslow, il existe cinq niveaux de besoins :

  • Les besoins physiologiques : il s’agit des besoins de base : manger, boire, dormir, respirer, aller aux toilettes…
  • Les besoins de sécurité : un environnement sécuritaire, stable, où l’on se sent à l’aise
  • Les besoins d’appartenance et d’amour : être en couple, être un parent aimé, besoin d’appartenance à un groupe, etc.
  • Les besoins d’estime : confiance en soi, reconnaissance et appréciation des autres, estime de soi
  • Les besoins d’accomplissement de soi : se surpasser, devenir de plus en plus fort dans certaines disciplines, cultiver sa créativité, etc.
Pyramide de Maslow

Ces besoins sont universels, selon Maslow, c’est-à-dire que nous sommes tous concernés. Pourquoi ? Car nous avons tous le même « background », qu’il soit culturel, familial, éducatif. Derrière chaque motivation, objectif ou désir, se cache en réalité la volonté d’assouvir un des besoins de la Pyramide. Ces besoins sont hiérarchisés, c’est-à-dire que les besoins physiologiques sont plus importants que les besoins sécuritaires, par exemple. Si nous avons faim, nous pouvons nous mettre en danger pour aller nous nourrir.

Alors, certaines personnes ont peut-être réussi à accomplir les trois premiers niveaux de besoins, mais elles pensent que quelque chose manque à leur vie : normal, certains besoins des niveaux 4 et 5 ne sont pas assouvis. Pour y remédier, c’est à ce niveau qu’il faut creuser, et pas ailleurs !

D’autres personnes, en revanche, ont peut-être répondu à leurs besoins d’accomplissement (comme les artistes, qui exploitent leur plein potentiel et cultivent leur créativité), mais ont des carences affectives (niveau 3) ou sécuritaires (elles vivent dans la précarité, par exemple).

Grâce à cette pyramide, nous pouvons déjà analyser les raisons pour lesquelles, parfois, nous nous sentons mal, et nous pouvons donc chercher à travailler sur nous-mêmes pour améliorer notre bien-être. C’est déjà un peu plus facile, avec cet outil pratique. Un bémol tout de même : Maslow n’a jamais réussi à justifier sa théorie par des données scientifiques, mais je trouve quand même que c’est une base utile pour apprendre à hiérarchiser nos besoins et à identifier nos carences, vous ne trouvez pas ?

Comment assouvir les besoins du niveau 5 (d’accomplissement)

Je ne vais pas vous dire comment assouvir vos besoins élémentaires, je pense que vous le savez déjà ! Enfin, j’espère 😉 En revanche, souvent, quand tout nous réussit, que tout va bien dans notre vie, le plus difficile est d’arriver à assouvir nos besoins de niveau 5 : sublimer tout notre potentiel, développer nos compétences dans certains domaines, réussir à résoudre des situations ou des problèmes de plus en plus complexes, devenir de plus en plus astucieux, etc. Dans un premier temps, nous devons y prêter toute notre attention. Pourquoi ai-je l’impression que quelque chose cloche dans ma vie ? Quel besoin n’ai-je pas comblé ? La Pyramide est là pour nous aider.

En matière d’épanouissement et d’accomplissement personnels, ce n’est peut-être pas évident de trouver ce qui ne va pas. Tu peux creuser au niveau de tes passions, de ton enfant intérieur, de ta bucket list (la liste de tout ce que tu voudrais faire avant de mourir). Sinon, tu peux aussi essayer de cultiver ta curiosité au quotidien. Grâce à la curiosité, nous développons notre créativité et nos connaissances en permanence ! Notre cerveau continue de fonctionner, car il peut très bien se mettre en veille si nous ne faisons pas attention. Par exemple, dès que tu croises un concept, un mot, un personnage, un nom, etc. qui ne te dit rien, aie le réflexe d’aller chercher ce que cela veut dire. N’hésite plus également à mettre les mains dans le cambouis : redécouvre la couture, la mécanique, la cuisine, l’écriture, le bricolage. Fais quelque chose de tes dix doigts, n’aie plus le réflexe « j’achète » ou « je téléphone à un ami », apprends à faire toi-même. Tu peux aussi imiter Esther du podcast Se sentir bien, qui regarde une petite vidéo chaque jour sur un sujet qu’elle ne maîtrise pas ou qu’elle souhaite approfondir. Enfin, lis le plus possible. Comme disait Sénèque, les livres sont des amis qui ne déçoivent jamais : chaque fois que nous décidons de passer du temps avec eux, ils ne nous font jamais faux bond, et ils nous volent jamais notre temps. Ils nous aident à grandir, et nous apportent tant sans rien demander en retour.

Rester curieux, donc, est un moyen de cultiver notre jeunesse malgré les années et contribue au bonheur. C’est d’ailleurs le secret « pour bien vieillir » de l’iconique Debbie Harry, chanteuse du groupe new-yorkais Blondie.

Alors, toujours insatisfait ? 🙂 à toi de jouer !

PS : je t’ai tutoyé dans cet article, est-ce que ça te dérange ?

2 commentaires

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2 commentaires

Chacha 26 février 2019 - 10 h 48 min

« Souvent, il arrive qu’un jour je veuille devenir opticienne, le lendemain paysagiste, le surlendemain écrivaine et puis finalement le jeudi, continuer dans ce que je fais depuis toujours…  » je glousse 😉
Pas de souci pour le tutoiement, soyons fous !

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The Flonicles 15 mars 2019 - 16 h 00 min

J’ai plaqué le salariat pour pouvoir vivre mes nombreuses vies et m’épanouir enfin dans ce qui me fait gagner de l’argent, je suis des cours du soir, j’ai décidé d’apprendre le japonais sérieusement, j’ai un objectif à 5 ans.
Je ne sais pas comment j’ai fait pour ne pas devenir folle après 10 ans de salariat et de sous-développement personnel !

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