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Le minimalisme est-il ringard ?

par Moe
Marie Kondo

Depuis plusieurs années, le minimalisme et l’art du rangement ont le vent en poupe.

Dans les magazines, sur les plateaux télé ou même chez le coiffeur, tout le monde n’avait que ces termes à la bouche.

En 2016, j’avais même connu mon petit moment de célébrité le temps d’une brève apparition au journal télévisé du 18h45 de M6.

Le souci, c’est que depuis, j’ai l’impression que ce style de vie est tombé dans les oubliettes.

Aujourd’hui, le minimalisme a saoulé pas mal de personnes. La folie du hygge, lui fit déjà de l’ombre en 2016, mais une année plus tard, l’effervescence du « ménage pré-mortem » lui donna encore une lueur d’espoir. Sauf que, en 2018, le « maximalisme » fait son apparition. C’est LA nouvelle tendance déco qui a définitivement mis le minimalisme au placard (sans mauvais jeu de mot).

Chez IKEA, par exemple, les intérieurs sobres et épurés des catalogues précédents ont laissé place à des murs fleuris, des meubles à étagères oppressantes et des couleurs criardes.

Catalogue IKEA 2018-2019

Alors, le maximalisme, c’est quoi ?

Le maximalisme est tout simplement l’opposé du minimalisme, et il concerne uniquement la décoration.

Pour cultiver l’art du maximalisme, on n’hésite plus à entreposer nos affaires de manière apparente et effrontée sur les étagères de nos cuisines, à multiplier les cadres au mur, à entreposer bric et broc à même le sol et à oser les couleurs dissonantes pour nos différents mobiliers et objets déco.

Fini le temps où on épurait nos intérieurs, écoutait religieusement les conseils de spécialistes en matière de rangement, désencombrait au maximum les penderies. Nan. Les adeptes du maximalisme réagissent en masse et veulent du brin.

Alors, le minimalisme périt-il définitivement à six pieds sous terre, ou reviendra-t-il en force bientôt ?


Ce mois-ci, Netflix a sorti une nouvelle série baptisée L’art du rangement. Animatrice vedette : Marie Kondo, pour vous servir. La reine du rangement vient en aide aux personnes qui ne s’en sortent plus pour faire le ménage et le tri dans leurs maisons. A croire que le rangement fait encore des émules !

Personnellement, je ne suis plus moi-même une ayatollah du minimalisme comme je l’ai pu l’être à l’époque. Non pas que, telle la lâche, j’ai cédé aux sirènes de la société de consommation, mais je préfère réserver cette philosophie à ma manière de consommer et de m’épanouir au quotidien. Je me fiche un peu si j’ai cinq livres de plus dans mon bibliothèque, ou si ma salle de bains est en désordre.

Lorsque j’achète quelque chose, je réfléchis, je consomme en pleine conscience.

J’essaie également, dans la mesure du possible (= de mes moyens et de mon temps), de me fournir en cohérence avec mes convictions : nourriture locale, de saison et bio, commerces de proximité qui paient leurs impôts en France, troc/achat d’occasion…

Enfin, je privilégie le « beau » et le « peu » lorsque je veux me meubler, plutôt que l’accumulation d’objets en tous genres.

Pour moi, ces petits gestes forment la vraie valeur du minimalisme.

Et vous, quelle est votre position ? Êtes-vous toujours minimaliste ? J’attends vos retours !

19 commentaires

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19 commentaires

The Flonicles - la vie Slow 11 janvier 2019 - 10 h 37 min

Moi je suis minimaliste mais dans ce mot j’inclus surtout une nouvelle façon de consommer de manière raisonnable, et j’espère que ces idées ont encore de beaux jours devant eux car c’est urgent de faire changer les mentalités !
Mais si on parle du minimalisme prôné par Marie Kondo, j’ai plein de reproche à lui faire 😉

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leila torcatis 11 janvier 2019 - 10 h 47 min

j’aime votre réflexion, personnellement cela fait presque 2 ans que je réfléchis et que j’ai embarqué ma petite famille mon mari et ma fille de 7 ans dans une réflexion globale, tout est parti du concept de minimalisme et de là la réflexion et l’action a conduit à une action plus vaste sur ce qu’on veut faire de notre argent de notre temps , comment on veut consommer
personnellement j’ai fait un tri énorme de toute la maison il y a 2 ans, l’appartement est plus épuré et cela convient à tout le monde mais comme vous, passé cette étape je n’ai pas envie d’être extrême dans ce que je fais, épuré c’est bien, mais je n’ai aucune envie de m’imposer une tyrannie du tri, tout cela va bien au délà , je suis ordonné de nature , nous essayons surtout de réfléchir à ce que nous consommons pour consommer de bonne qualité, le plus possible en adéquation avec l’environnement, cela m ‘a surtout améné à repenser cette frénésie de l’achat à tout va qui pour beaucoup est le but ultime du quotidien, ils travaillent pour acheter , j’ai été comme cela, j’ai fait le choix volontaire de travailler moins pour gagner du temps, faire des choses plaisantes, seule, en couple ou en famille, faire des sessions shopping en guise d’activité ne m’intéresse plus mais pour cela il faut faire l’effort et prendre le temps de réfléchir à ce qu’on veut faire de son temps et ce qui va nous épanouir et nous donner plaisir, bref je reste épuré dans ma façon de vivre et çà me convient mais je ne suis pas non plus 0 Achats, par contre le maximalisme çà ne me tente pas quand je vois les photos des catalogues ikea je trouve çà oppressant

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Alice 11 janvier 2019 - 11 h 16 min

Je ne me considère pas comme minimaliste car je trouve que j’ai bien trop d’affaires pour ça. Par contre, je me suis fixée comme objectif d’avoir fini mon désencombrement pour la fin de l’année. L’année dernière j’ai beaucoup désencombré : 15 cartons de livres, 2 cartons de DVD et plein d’autres choses. En ce début d’année, je continue le tri avec les affaires des enfants notamment. Je suis beaucoup plus réfléchi dans mes achats. Par exemple, à Noël, nous n’avons demandé que des cadeaux immatériels, et je suis très contente car ma famille a joué le jeu. Donc je pense que le maximalisme n’est pas pour moi car je pense à tout le désordre que ça va provoquer !

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Caroline 11 janvier 2019 - 13 h 53 min

J’ai découvert le concept du minimalisme avec le livre de Dominique Loreau « l’art de la simplicité » : j’ai alors construit mon vestiaire sur son modèle. J’ai également adoré « 99 objets nécessaires et suffisants ».
Grace à ses conseils, lors d’un déménagement, j’ai fait le tri complet de mes possessions.
Ce que je peux dire, c’est l’on ne devient pas minimaliste en quelques jours comme nous le fait entendre Marie Kondo.
Depuis cette époque, je trie régulièrement, lorsque j’hésite à jeter, je garde car je sais que tôt ou tard je me séparerai de cet objet qui n’est pas si encombrant vu tout ce qui est parti de chez moi.
Par contre, je deviens très attachée à ce que je possède et c’est souvent un crève cœur que de devoir jeter une vaisselle ébréchée, une pile de magasines anciens, un vêtement usé ou de remplacer un meuble que n’a plus son utilité chez moi.
Je fait également attention à la nourriture que je n’aime pas gaspiller.
J’aime beaucoup avoir de l’espace autour de moi, l’encombrement me stresse, mais je ne me sens pas vraiment minimaliste.

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Romain 12 janvier 2019 - 11 h 03 min

Ma position : je me fiche des modes qui vont et viennent. Pour le seul volet déco : mon intérieur est rapide à ranger et à nettoyer et y vivre est très apaisant. Ce sont déjà des arguments suffisant à mon goût. 🙂

En dehors du simple aspect décoratif, le minimalisme appliqué à la vie permet de simplifier bien des situations. Nombre de problèmes s’envolent quand tu ne mets pas les pieds dedans du tout.

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Moe 15 janvier 2019 - 9 h 52 min

Exact ! Le minimalisme matériel est là pour nous faciliter la vie, c’est bien un des premiers avantages qui nous changent la vie une fois qu’on a mis les pieds dedans.

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Vérone 12 janvier 2019 - 16 h 34 min

Le titre de ton article m’amuse beaucoup et est bien trouvé ! Le minimalisme devrait s’en foutre pas mal d’être ringard, a priori… donc, ou bien on s’intéresse sincèrement à ce mode de vie, et la ringardise ne menace pas ; ou bien c’était une passage et on s’engouffre dans la suivante. Chacun vit bien comme il veut. En ce qui me concerne, je sens une grande justesse non forcément dans l’extrême minimalisme mais dans la remise en question de ce qu’il nous faut vraiment pour vivre bien. L’abondance sert souvent de paravent, de prétexte, de dérobade pour ne pas regarder en face ce qu’on est, ce qu’on fait, ce qu’on veut. C’est comme quand on dit : « Je n’ai pas le temps », alors qu’on manque simplement de sincérité pour dire « Ce n’est pas ma priorité ». Je ne ressens pas le besoin de vivre avec le minimum vital, mais épurer le champ visuel et savoir éliminer ce qui n’a aucune valeur me fait du bien. Les autres tendances, donc, je m’en contrefiche ! d’ailleurs, être tendance, en soi, c’est accepté d’être demain soit démodé soit girouette… J’ai vu trois épisodes de la série Netflix et je l’ai trouvée assez rassurante : Marie Kondo est dans une absolue bienveillance et tolérance. Elle ne vous dit pas : « Dégagez tout ce désordre sans valeur ! », mais « Comment voulez-vous vivre ? » et les maisons, après son passage, restent souvent très garnies, mais plaisent aux habitants, ce qui est bien la seule chose qui compte. Le maximalisme ??? alors , ça ! la bonne blague ! 🙂

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Moe 15 janvier 2019 - 9 h 51 min

Eh oui je suis d’accord, mais le souci c’est que le maximalisme est vraiment une tendance mode/déco !! Vous avez l’air de ne pas me croire, et pourtant ça semble vrai. C’est un refus en masse de l’art du rangement et du minimalisme décoratif.
Je suis d’accord avec tout ce que tu dis, tu devrais lire « Un roi sans divertissement » de Giono, qui démontre que le propre de l’homme est de s’ennuyer, et qu’il fait tout pour s’échapper de cet état, notamment par le biais du divertissement.

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Kellya 13 janvier 2019 - 14 h 03 min

Je me sens minimaliste et maximaliste en meme temps! Je m’Explique: je suis de plus en plus minimaliste dans ma consommation, allant toujours plus vers des achats réfléchis et en adéquation avec mes valeurs. Mais ma déco est un mix de plein de choses, mes murs et mes étagères sont recouverts d’objets et de dessins que je trouve beaux. Ce sont majoritairement des souvenirs de voyages ou de famille, des cadeaux et des achats à de petits créateurs. La mode du minimaliste m’a beaucoup génßee, parce que j’ai vu pas mal de gens faire pleins d’achats pour avoir un bel intérieur certe minimaliste, mais sans aucune remise en cause de leur consummérisme.

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Moe 15 janvier 2019 - 9 h 46 min

Voilà, je suis tout à fait d’accord. Et puis, beaucoup de gens aiment trier et désencombrer après avoir acheté à outrance… et c’est un cycle sans fin, qui revient tous les ans… perso je suis plus adepte de la simplicité volontaire, dépenser le minimum et me sentir bien.

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Philo 14 janvier 2019 - 10 h 41 min

Perso, je vis ma vie comme j’ai envie, ni minimaliste, ni accro à la consommation, je suis MOI!!
et ça , dans tous les domaines:
vêtements, livres, même et surtout cuisine.
Depuis toute petite, je ne suivais aucune mode et ça ne m’a toujours pas lâché,
et avec l’âge, on assume encore mieux ses propres idées. Bises

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Moe 15 janvier 2019 - 9 h 45 min

Exactement, les étiquettes, c’est so 2010… 😉

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aurelie@travelingaddress 14 janvier 2019 - 19 h 05 min

Je suis tombée sur cette série par hasard et j’avoue que je trouve sa méthode très pratique pour trier les vêtements. J’ai donné ou recyclé tous ceux que je ne portais plus et adopté la méthode de « 1 qui rente, 1 qui sort » . ça marche plutôt bien mais il y a encore du boulot 🙂 Après je ne voudrais pas non plus d’un appartement tout vide….

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Moe 15 janvier 2019 - 9 h 44 min

Exactement, j’aime beaucoup sa manière de plier les vêtements, c’est vrai qu’on gagne pas mal de place et les vêtements sont mieux ordonnés je trouve.

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Dadoo 18 janvier 2019 - 19 h 36 min

C’est très bien que le minimalisme devienne ringard – ça signifie la fin d’une mode et je pense que c’est le plus important. Ça va faire le tri entre les suiveurs(es) de tendances et ceux qui suivent leur propre cheminement par rapport à la consommation, aux questions de santé et au refus de la culture de masse.
On ne peut pas se définir minimaliste : c’est un cheminement qui passe par une prise de conscience personnelle et un désencombrement progressif. Que ce soit chez Marie Kondo, Bea Johnson ou Dominique Loreau, ce processus prend du temps et demande de ralentir, de se poser dans sa vie et de souffler un peu.
Ici, j’ai commencé personnellement en douceur il y a 5 ans déjà, avec mes affaires, mes livres, puis la salle de bain et la cuisine. Tout le reste de ma famille m’a vue évoluer dans cette démarche et en voyant les bienfaits au quotidien ( moins de ménage – de courses- plus du tout de repassage- plus de temps en famille – moins de stress) ils s’y sont mis à leur rythme.
Désormais c’est à l’école que cela pose problème car mes pitchouns ne portent pas de marque et ont des vêtements de seconde main d’où certaines remarques assassines de camarades qu’il faut gérer en temps et en heure. La simplicité ne fait pas encore partie des choix possibles des enfants à l’ecole.

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Moe 22 janvier 2019 - 17 h 11 min

Merci pour ce doux témoignage inspirant 🙂 Malheureusement les enfants aspirent à la normalité, et parfois je pense qu’il faut faire des concessions pour leur bien-être, même si cela est contraire à notre démarche. Pour nos enfants, pour les protéger Après, rien ne nous empêche de poursuivre notre cheminement de conscience dans tous les autres aspects de la vie et de faire de nos bambins des adultes responsables et respectueux envers la planète, les animaux et les hommes.

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florence 31 janvier 2019 - 14 h 03 min

Bonjour Moe (ca fait très Simpson 😀 ) !
Je suis nouvelle par ici, et j’aime bien les thématiques de ton blog. J’ai pour ma part pris conscience de mon mode de vie en 2014. J’avais retrouvé par hasard des relevés de comptes et je me suis demandé ce qu’étaient devenues toutes les affaires que j’avais achetées et qui m’avaient mises le compte en rouge !!! J’ai commencé par lire les livres de Dominique Loreau, puis Bea Jonhson puis la Famille presque zéro déchet. J’ai voulu révolutionner ma vie avec ces concepts, jusqu’à ce que je me rende compte que mon conjoint ne me suivait pas. Après un burn out l’année dernière, j’ai décidé de revenir à un certain équilibre : toujours moins consommer, encore du tri, mais sans contrainte. Par exemple j’ai une cuisine plutôt minimaliste, j’essaye de faire beaucoup de choses fraîches (j’ai très peu de conserves donc moins besoin de rangement) mais je ne fais pas mes yaourts, les enfants vont à l’école avec un goûter composé de Candy Up, de gourde de compote et de gâteaux du commerce. J’ai 3 enfants, un travail à temps plein, une très grande maison et un très grand jardin qu’il est impensable de revendre (on vient juste de terminer de le payer !!). J’avoue que le minimalisme c’est bien mais pour les autres. Je préfère quant à moi la philosophie de simplicité volontaire … On va dire que c’est un cran moins astreignant :p

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Nathalie 17 février 2019 - 19 h 15 min

Bonsoir,
Je découvre votre blog et il m’intéresse beaucoup. Cet article tombe à point pour moi, car justement je ne savais plus très bien où j’en étais. J’essaie de désencombrer et pour certains domaines j’y arrive plutôt bien mais pour d’autres non. Par exemple, j’ai toujours eu une déco très minimaliste, je déteste les bibelots ! Je n’ai que quatre paires de chaussures, très peu de vêtements et je me suis débarrassée de tous mes livres, j’utilise une liseuse. Mais je suis addict des bijoux fantaisie et hors de question de me séparer de ma « quincaillerie » ! Je ne connaissais pas ce terme de maximalisme, je vais me renseigner. Je pense que pour vivre bien, il faut vivre sans se prendre la tête et en accord avec ses valeurs, ne pas tomber dans les pièges des publicitaires et des supermarchés mais savoir se faire plaisir aussi, bref un juste milieu. Merci pour votre article !

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Moe 19 février 2019 - 9 h 15 min

Je suis d’accord avec toi, Nathalie. On a chacun nos manies, moi personnellement, ce qui me chagrine, ce sont les photos et les livres (enfin, j’en ai quand même fait une sélection des plus beaux). L’idée c’est de faire ce qu’on peut, de pas être parfait à tout prix, mais de faire les justes choix quand on peut, en cohérence avec nos valeurs et nos principes. C’est ça, une belle vie, selon moi

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