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Faire le tri dans la maison de ses parents

par Moe
Faire le tri dans la maison de ses parents

Quand on souhaite ranger sa maison, l’étape des souvenirs est la plus difficile. Rares sont les personnes qui arrivent à se séparer facilement des objets qui ont une valeur sentimentale. Cette semaine, j’ai décidé de faire le tri dans la maison de mes parents. Découvrez mon expérience.

La semaine dernière, c’était les vacances de la Toussaint, l’occasion pour moi de passer une semaine chez mes parents.
Dans la maison familiale, j’ai toujours ma chambre. Beaucoup de choses ont changé depuis que je suis partie faire mes études puis m’installer avec mon amoureux. Les posters qui inondaient tous les murs ont été retirés, la tapisserie a été refaite, le lit a été changé. Il ne reste plus que mon piano, que je récupèrerai le jour où j’aurai ma maison de grande, un jour j’espère, une étagère et une petite armoire.
Cette année, je me suis rendu compte que j’avais entreposé beaucoup de reliques chez mes parents et je me suis mise dans l’idée qu’il était de mon devoir de les débarrasser de tous ces objets du passé. Heureusement, le tout tient dans 3-4 cartons, mais c’est déjà bien trop, pour une minimaliste. C’est donc l’objectif de l’année, faire le tri dans la maison de mes parents.

Faire le tri dans la maison de ses parents : une étape coriace

Faire le tri dans ses papiers, faire le tri dans son dressing ou ses vêtements, quoi de plus simple quand on compare avec la nécessité de se séparer de ses souvenirs. Que reste-t-il de mes jeunes années ? Pas grand-chose, mais suffisamment pour embarrasser mes parents. Comme dirait Marie Kondo dans son livre « La Magie du rangement », « la maison de nos parents n’est pas un refuge pour nos souvenirs ». Selon elle, prendre ses souvenirs un par un dans les mains pour faire le choix de s’en séparer est une façon d’affronter le passé et de passer à autre chose. C’est une manière de remercier le passé de manière à savourer le présent le cœur plein d’espoir.

Voici ce qu’il me reste comme affaires de jeunesse et que je n’ai pas encore réussi à quitter :
Bandes dessinées
Magazines de musique
Collection de timbres
Correspondances
Collection de cartes postales
Quelques bibelots
Peluches
Bulletins scolaires, anciens cours de primaire, dessins du collège

Comment faire pour se débarrasser des objets qui ont une valeur sentimentale ?

Il serait sans doute cruel de se débarrasser de tous ces objets du passé sans vague à l’âme. À vrai dire, on a toujours un peu de place chez soi pour garder des objets qui nous rappellent de bons moments, notamment notre enfance. Ces objets prennent également de l’âge, et donc de la valeur à nos yeux, avec la notion de rareté et d’ancienneté qui s’accroît au fil des années.
Qui arriverait à jeter des bandes-dessinées, des collections de timbres ou des correspondances entre amies comme ça, sans sourciller ? Rares sont ces personnes, aussi minimalistes soient-elles.
C’est tout le problème de l’art de faire le tri dans la vieille maison de ses parents.

Ma solution : un carton de souvenirs, et c’est tout

Quand j’étais petite, je me souviens que j’allais dans le grenier de mon grand-père et que j’y avais trouvé des trésors : une vieille photo de mon père quand il était petit, un petit carnet de notes, un cahier du primaire et de vieilles pièces de monnaie rouillées. Le fait que ce trésor était contenu dans une si petite boîte en bois et qu’il ne se composait que de très peu d’objets conférait à ma trouvaille encore plus de valeur. J’avais l’impression d’avoir débarqué sur une île déserte et d’avoir découvert un trésor inestimable. Si le grenier avait été rempli de cagettes débordant de souvenirs, de photos, de manuels scolaires et de bibelots en tous genres, cela n’aurait pas eu la même saveur.
Faire un tri dans ses souvenirs pour ne garder que les plus belles pièces et celles qui sont les plus importantes pour vous est très important. Vous pouvez garder un cahier d’écolier, d’une classe particulière, un bulletin de notes, d’un trimestre particulier. Et éliminez tous les autres. Ce choix ne changera rien à votre vie, mais vous vous libérerez de cette charge (et vous libérerez vos descendants de cette corvée, plusieurs années plus tard).

Pour ma part, j’ai décidé de garder quelques lettres de mes amies, quelques photos de séjours linguistiques, les BD qui m’ont vraiment marquée et dont je n’ai pas oublié l’existence, ma peluche préférée, et trois dessins. J’ai également gardé ma collection de timbres. Pour les magazines, j’ai gardé les couvertures pour en faire un tableau personnalisé dont je vous parlerai plus tard. Le tout va tenir dans un seul carton que je mettrai dans ma maison.

Tous mes souvenirs dans un carton

Tout le monde a la place chez soi pour entreposer une boite à souvenirs. Il suffit de la disposer dans un placard et le tour est joué. Ainsi, quand l’humeur vous en dit, vous pourrez piocher dans vos souvenirs, et faire une séance « nostalgie » d’une demi-heure ou d’une heure, pas plus. Vous aurez la satisfaction d’avoir gardé l’essentiel, et de vous être débarrassé du superflu (l’essence même du minimalisme). Vous offrirez ainsi à vos enfants, plus tard, le plaisir de découvrir un condensé, un absolu, de votre jeunesse. Sans les encombrer pour autant.

Les souvenirs : à nous de trancher, pas les générations futures

S’il est très difficile de faire le tri dans ses souvenirs, vous vous imaginez bien à quel point il le sera pour vos descendances, une fois que vous serez parti. À la difficulté du tri s’ajoutera la tristesse du deuil, la culpabilité (jeter les affaires d’un être cher est toujours délicat), voire l’inaction (on repousse au lendemain cette étape de tri pour ne jamais la faire au fond, et la garder toujours dans un coin de notre tête). Il est de notre responsabilité de faire ce tri nous-mêmes, même si nous n’en avons pas envie, si nous avons la flemme ou si nous ne voulons pas ressasser le passé. Hélas, qui mieux que vous pourra s’en occuper ? Tant que tout va bien, que nous sommes heureux dans notre vie, que nous ne manquons de rien et que nous avons l’esprit reposé, profitons de quelques moments de calme et de sérénité pour faire le vide dans nos souvenirs, affronter le passé pour mieux profiter du présent. C’est dans ce moment-là de quiétude et de douceur qu’il sera plus facile de se débarrasser de nos vieilles affaires. Profitons d’une période de calme, de répit et de cocooning hivernal pour s’y atteler. C’est le bon moment ! À vous de jouer 🙂

Et vous, avez-vous déjà trié vos affaires de jeunesse ? La maison de vos parents ? Que retenez-vous de cette expérience ?

20 commentaires

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20 commentaires

lucile 10 novembre 2016 - 13 h 05 min

Bonjour Moe,

Ton article me fait beaucoup penser à mes vacances de cet été. 2ans que je n’avais pas remis les pieds dans la maison de mon enfance. Comme je voyage et que l’essentiel de ma vie tient dans un sac, ma chambre chez mon père est le refuge de mes souvenirs. Mais cet été, j’ai fait un sacré rangement. J’ai vidé les 2/3 de ma bibliothèque, mon armoire ne compte que quelques vêtements d’hivers pour quand je rentre et qu’il fait froid. J’ai retrouvé certaines reliques au grenier datant de plus de vingt ans … Je crois qu’un 2ème round sera nécessaire.

Lucile

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Moe 11 novembre 2016 - 16 h 48 min

Bravo Lucile, c’est déjà trèèèès bien ! Peut-être que tu as besoin de conserver le reste de ces reliques, elles ont peut-être un sens à tes yeux. C’est une manière de te retrouver quand tu reviens de tes voyages.

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Linette 10 novembre 2016 - 14 h 36 min

Moi je suis le parent !! il ne reste QUE : 6 caisses de cours alors que mon fils cadet à son diplôme depuis 15 ans puis 1 caisse de BD, le tout au grenier, j’ai réussi à « rendre » 5 caisses de cours à mon fils ainé. Alors que les techniques évoluent rapidement et que l’on peut trouver les infos sur le net. Je me désencombre de mes objets inutilisés doucement pour ne pas leur laisser un bazar lors du grand départ, je vais régulièrement aux Emmaüs. Je conserve des tissus qui sont la base de mes activités, mais j’ai encore qq tiroirs à explorer, par contre le tiroir aux photos impossible de l’ouvrir, ça me bouleverse tout ce qui touche à l’affect c’est très compliqué, pour les objet moins difficile je viens de donner les outils qui dormaient depuis 12 ans à un bricoleur (2 caisses de parties). J’avance à petit pas. Bonne route

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Moe 11 novembre 2016 - 16 h 47 min

Houlala tous ces cours, ça fait beaucoup Linette ! Ton fils est-il attaché à tous ces vestiges de son époque scolaire ? Si ça se trouve, il n’y pense même plus. Tu devrais lui demander. Pour les photos, tu as raison, c’est très difficile. J’ai déjà fait un tri dans les miennes, elles ne tiennent plus que dans une petite boîte. Par contre, je n’ai jamais trié les photos depuis que je suis passée au numérique… #pasbien 😉

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Odile 10 novembre 2016 - 19 h 24 min

Je me souviens de ce que représentait pour moi la cave où ma mère et ma grand-mère déposaient ce qui n’était plus utilisé : la caverne d’Ali Baba. Petite fille, j’allais là avec joie pour découvrir chaque jour de nouveaux trésors, tout en découvrant l’histoire de notre famille. C’était un vrai capharnaüm et j’aimais ça, j’avais l’impression d’être une exploratrice et je remontais avec mes trouvailles que j’utilisais aussitôt : une ancienne robe de ma mère devenant alors robe de princesse pour moi (je devais avoir 6 ans), les anciennes poupées de ma mère (née en 1936) et de ma tante, ainsi que de la dînette en porcelaine et en plomb avec lesquels j’ai joué avec passion pendant des années ! un vieux cartable du frère aîné de ma mère avec des fiches, des dessins de l’époque, etc.
Au final, ces histoires de rangement par le vide (dont je suis également adepte) peuvent aussi être dommage pour les générations suivantes, l’important dans tout cela étant juste de faire comme bon nous semble au moment ou nous le souhaitons.
Merci pour ce voyage dans le temps, il m’a permis de me remémorer ces moments de bonheur d’une petite fille.

http://folleautonomie.com/

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Moe 11 novembre 2016 - 16 h 44 min

Merci Odile pour ton partage ! Je ressens exactement les mêmes émotions. Il faut faire attention à ses sentiments lorsque l’on souhaite alléger sa vie. Les souvenirs ne constituent pas une priorité, cet article s’adressait plutôt aux personnes qui avaient déjà fait le plus gros du boulot dans le désencombrement de leur vie. J’aime l’idée de fouiner dans les souvenirs pour faire resurgir de bons moments avec les personnes que nous avons aimées. Mais comme dans tous les domaines, la qualité prévaut sur la quantité ! 🙂

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Lucile 12 novembre 2016 - 8 h 08 min

Tiens, c’est rigolo, une autre Lucile a laissé un commentaire ^^
Je comprends tout a fait cette étape de tri, je la fais moi-même chez mes parents depuis 1 ou 2 ans (petit à petit, à chaque fois que j’y vais). Pourtant, ça ne fait pas très longtemps que j’ai fini mes études, mais j’ai vu ma grande soeur laisser des affaires inutilisées dans sa chambre, ce qui ennuyait un peu ma mère alors je ne voulais pas encombrer ! Je me suis concédée une boîte pour les lettres (taille boîte à chaussures) et une boîte à archives pour les cours. La déco (que j’ai réduite au minimum) reste chez mes parents pour le moment, j’aime bien l’idée que cette chambre soit toujours un peu à moi, mais j’ai mis mes parents à l’aise : si ils ont besoin de refaire la chambre, si ils veulent que j’enlève les quelques images et bibelots qui restent, j’enlèverai tout. Pour moi, la meilleure façon pour trier c’est de se poser cette question : « est-ce que j’accepterai de stocker ça chez moi ? ». Souvent, la réponse est non !

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Moe 16 novembre 2016 - 16 h 24 min

Très intéressant ce que tu dis ! C’est vrai que c’est très facile d’encombrer les autres ! D’ailleurs, je dois récupérer quelques affaires chez mes beaux-parents, c’est un devoir 😉

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Clotilde 13 novembre 2016 - 9 h 49 min

Je découvre ton blog et j’aime beaucoup les réflexions que tu amènes. Je me retrouve bien dans tes exemples, sauf pour la chambre d’ado… Mon père s’est remarié après mon départ de la maison , puis il a déménagé… Il n’a pas fait de quartiers…. Il y a des choses que je regrette, mais je ne suis pas sûre que j’aurais aimé les avoir chez moi. C’Est tellement plus facile d’encombrer les autres !

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Moe 16 novembre 2016 - 16 h 23 min

Bienvenue Clotilde, oui il ne faut pas tout jeter, bien sûr, mais il est important de privilégier la qualité à la quantité des souvenirs pour ne pas se laisser envahir. Ainsi, notre fouille de souvenirs peut rester à jamais un plaisir 🙂

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Beaver 13 novembre 2016 - 15 h 52 min

Si j’ai tendance à être minimaliste (malgré moi on va dire, j’ai toujours trié, re-trié, jeté), je ne partage pas du tout ton avis en ce qui concerne notre « responsabilité ». J’ai toujours adoré fouiner chez mes grands parents, même s’il y avait énormément de choses (^même dommage de ne pas l’avoir fait plus), et s’ils avaient gardé simplement l’important, ça aurait été l’important à leurs yeux, sur le moment, pas ce que moi je découvre mettons 40 ans plus tard. D’autant que ce qui est « important », pas besoin de fouiller la cave pour le trouver, ça aura été partagé avant…
Pourquoi devrait on se sentir obligé de retourner dans des souvenirs difficiles justement, alors que la génération d’après le ferait peut-être avec intérêt ?
Si ça continue je laisserai sûrement peu de chose et je crois que ma pudeur rentrerait en compte dans certains cas, mais parce que ce sont mes manies, vraiment pas parce que ce serait soi disant ma responsabilité.
Tout au plus c’est une appréciation personnelle…

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Moe 16 novembre 2016 - 16 h 21 min

Merci pour cette perspective. Effectivement, cet article n’est que mon avis. C’est très difficile de trier ses souvenirs, et ce n’est pas la priorité dans la vie. On peut vivre sans. Mais il y a tellement de choses inutiles qui encombrent les greniers et les garages. Il suffit de faire un peu le tri de temps en temps pour ne pas se laisser envahir. C’est là que je parle de responsabilité. Ne pas avoir la flemme de faire son tri, et préférer attendre que quelqu’un le fasse plus tard à notre place.

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Beaver 17 novembre 2016 - 12 h 44 min

C’est sûr que si c’est pour garder de vieilles guirlandes lumineuses…. bon !! 😀
Mais même une vieille poussette peut devenir un petit trésor (« mamie a dormi là dedans ?! »), après c’est vrai qu’aujourd’hui on a beaucoup d’objets moches en plastiques, pas très durables dans le temps … 🙁

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Kellya 13 novembre 2016 - 19 h 16 min

« Le fait que ce trésor était contenu dans une si petite boîte en bois et qu’il ne se composait que de très peu d’objets conférait à ma trouvaille encore plus de valeur. » Cette phrase m’a vraiment touchée au plus profond, c’est ce que j’essaie de dire à mes beaux-parents qui ont gardé tout ce qui touche à l’enfance de leurs enfants.
Je viens d’une famille qui aurait tendance à se débarasser de tout ce qui pourrait etre sentiental (de grands voyageurs…), et ma mère a récupéré ma chambre pour elle, du coup il ne reste pas grand chose à moi. Par contre, j’ai une petite boite avec beaucoup de petits souvenirs á laquelle je tiens énormément.

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Moe 16 novembre 2016 - 16 h 18 min

Le grand-père de mon chéri nous a légué une petite boîte de souvenirs à laquelle nous attachons beaucoup d’importance. La rareté des souvenirs renforce l’attachement qu’on a pour eux. Merci pour ton témoignage émouvant 🙂

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www.lapoubellepourallerdanser.com 18 novembre 2016 - 14 h 02 min

Bonjour Moe, j’aime beaucoup ton blog. je crois que c’est la première fois que je commente. Mais cet article fait vraiment écho au déclic minimaliste chez moi. Mes parents ont divorcé il y a quelques années et j’ai dû vider ma chambre, la cave etc. De tout ce que ma mère et moi avions accumulé. J’ai donné la quasi totalité des jouets à la ludothèque. Ma mère avait gardé TOUS mes dessins (quand je dis TOUS c’est vrai. Des caisses entières.) Du coup, j’ai dû tout balancer car ce départ c’est un peu fait dans l’urgence puisqu’entre temps j’étais partie vivre à 900km. J’adhère complètement à l’idée de la boîte à trésor. J’aurais trouvé 5 ou 6 dessins, une paire de chaussons de bébé, ça m’aurait ravie. Là c’était un fardeau, une angoisse, la tannée. Du coup j’ai fait un tri de dingue dans mes propres affaires. Comme le dit Linette (qui est le parent) j’ai eu un déclic et je refuse de faire vivre ça à nos trois enfants (de mon vivant ou après moi !) Donc je trie à fond. Il nous reste la maison de ma grand-mère et ma maman est vraiment rétive à toute idée de tri (à chaque fois elle trouve des excuses… Elle a même dit un jour « hé bien tu feras ça quand je serai morte ! » merci, vraiment…) Je pense que ton article va toucher beaucoup de monde !

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Orangette 18 juin 2017 - 20 h 01 min

Déménager 4 fois en 5 ans, ça permet de faire pas mal de tri aussi…. ! sinon la technique: 1°: est-ce que je m’en sers? (ou est-ce que je porte si c’est un vêtement, concernant les vêtements, un truc infaillible, si on a pas porté un truc pendant 2 saisons, on peut à coup sûr le dégager de notre penderie, on ne le remettra sans doute jamais!) 2° cela va-t’il me manquer si je ne l’ai plus? 3° est-ce que c’est un « bel » objet que les enfants auront plaisir à récupérer?
Deux »non »= poubelle, brocante ou don! exception faite d’un joli petit cheval de bois ancien (y’aura toujours un enfant pour monter dessus!) et d’un carré Hermès des années 80 (une belle pièce vintage qui fera peut-être le bonheur d’une belle fille). De cette façon j’ai vraiment éliminé pas mal de choses, (à quoi ça sert d’avoir 14 serviettes de bains, 17 saladiers? 7 housses de couettes? -maintenant j’en ai plus que 3, pliée soigneusement autour du drap et des taies qui vont avec, 3 kits et basta!-) d’où une maison désencombrée et si si si, l’esprit aussi du coup!
Je ne sais pas si tu parles des bouquins quelque part, je n’ai pas tout lu, mais j’ai longtemps crû devoir garder TOUS les livres que je lisais. Au 3ème déménagement, lasse de porter mes 24 cartons, j’ai réalisé que … on relit rarement 2 fois le même livre! du coup: petit carnet, tout répertorié (je garde une trace de ce que j’ai lu si un jour je dois retrouver qqch ds un bouquin, mais je pense que ça n’arrivera jamais et que je vais finir par jeter ce carnet aussi!), et je ne conserve que quelques livres « cultes.
Sinon, comme je projette de faire de l’échange de maison », j’ai fait en sorte que tout soit parfaitement, clairement, logiquement rangé, visible, dans les placards ou sur les étagères, dans des boîtes ou caisses étiquetées (pharmacie, affaire de ski, jeux de société). Je me mets à la place de la personne qui ne connait pas la maison, il faut que tout soit facile à trouver, qu’il n’y ait pas un tiroir ou une seule armoire devant lequel on se dise « oula quel bazar »! Ça demande un peu de travail au début, mais comme on se sent bien après! Et franchement la maison devient plus agréable à vivre…

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Helena 21 novembre 2017 - 13 h 37 min

Bonjour Moe,
Je viens de découvrir votre blog. Très intéressant et inspirant. Merci. Cela fait un an que je deviens minimaliste petit à petit. Cet article m’a interpellée, car cette année j’ai décidé de débarrasser mes parents des choses que je stockais chez eux. Ils déménagent, je me suis donc dit que c’était l’occasion! Je suis adulte, j’ai ma propre maison de grande maintenant alors il était temps!! J’ai récupéré des albums photos, des lettres et cartes, des objets auxquels j’etais attachée (un ou deux jouets, une médaille, un tee shirt signé par mes copines de colo, etc…). J’ai décidé de numériser les photos ainsi elles ne m’écombrent plus et si besoin je sais où les retrouver. Le tri des objets n’était pas compliqué. C’est pour la correspondance que j’ai un problème. Voilà j’ai de nombreuses lettres, notamment de ma meilleure amie en enfance. Elle est décédée il y a deux ans bientôt, et, ces lettres, je ne me sens pas de les jeter. C’est tellement dur d’avveter son départ que je me raccroche à elle à travers ses lettres. Si je les numérise, je n’ai plus la lettre physique sur laquelle elle a écrit, qu’elle a tenue… Alors pour l’instant je les garde et je verrai bien dans quelques années si elles apportent toujours autant de valeur à ma vie. C’est toujours avec les choses sentimentales que le désencombrement est plus délicat. Si vous avez un conseil je suis preneuse;-)
Bonne continuation.
Helena

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eve 29 décembre 2017 - 6 h 52 min

Super article. J ai commencé à trier tous les souvenirs rapatriés chez moi et prenant beaucoup de place en octobre. Pour ne pas laisser cette charge a mes enfants ou mes proches s il devait m arriver quelque chose (plusieurs deces brutaux ces derniers mois dans mon entourage m ont mis une claque monumentale )
Sans emploi depuis septembre je me suis donné l objectif de remettre de l ordre dans ma vie et maison pour être mieux organisée et moins speed avec mes loulous.
Et ca fait du bien de trier. Je n ai pas fini mais déjà beaucoup donné ou jeté ou vendu. Et parfois je me suis separee plutôt facilement d objets que je gardais en souvenir… parvenir à m en détacher m a fait du bien. Je reprends en janvier après les vacances de mes loulous.
Merci à toi pour cet article il est tellement ce que je ressens! L idée de la boîte aux tresors est depuis toujours mon objectif j adore ca car je faisais pareil quand j étais enfant. J adore les trésors du grenier
bonne continuation

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Moe 2 janvier 2018 - 10 h 09 min

Bonjour Eve et merci pour ton témoignage.
Des moments difficiles comme ceux que tu as vécus nous donnent souvent l’occasion de bousculer nos codes de vie. C’est ce que tu sembles faire, et c’est super si le minimalisme t’apporte son lot de satisfactions. Appliquer le minimalisme à la vie de famille est également très libérateur. Tu peux consulter des articles sur le sujet ici. Vider fait un bien fou et permet de repartir sur de bonnes bases, celles de notre identité actuelle, et non d’hier. On n’est pas la même personne aujourd’hui que celle qu’on était il y a vingt ou quinze ans. Bon tri !

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