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Êtes-vous résistante ou libre ?

par Moe
résistance créative

Si vous avez toutes sortes de projets en tête (comme désencombrer une bonne fois pour toute votre maison, alléger votre emploi du temps, vous mettre au sport, ou passer au zéro déchet), mais que vous peinez à aller au bout de vos idées, alors lisez cet article. Vous allez enfin savoir comment faire pour vous réaliser.

Dans la vie, vous pouvez emprunter deux chemins : celui de la résistance ou celui de la liberté.

Vous voulez savoir ce que ce charabia signifie ? Vous êtes pressée. J’aime bien ça.

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi, chaque fois que vous avez envie de faire quelque chose de nouveau, vous avez soudain une flemme énorme au moment de passer à l’acte ?

Ou bien, quand vous êtes décidée à vous mettre au sport, à lire plus souvent, à regarder moins de séries à la télé, vous avez toujours du mal à aller au bout de vos projets ?

Ne vous inquiétez pas, c’est normal. C’est votre cerveau qui agit en ennemi contre vous.

Le cerveau, votre pire ennemi

Il fait tout pour vous décourager, pour vous empêcher de sortir de votre zone de confort.

Ce phénomène s’appelle la « résistance », est nous y sommes toutes confrontées un jour où l’autre.

Les créateurs connaissent bien ce concept, car c’est ce qui les empêche de progresser.

Chaque jour.

D’aller de l’avant.

Moi-même, j’en suis victime. Exactement quand je décide de fermer le blog… pour le rouvrir quelques jours plus tard 🙂

La résistance est un mécanisme du cerveau qui vous cloisonne dans une vie par défaut.

Voici un exemple.

Anaïs et Annabelle sont jumelles

Elles sont nées en 1983, ont eu des parents géniaux qui leur ont inculqué de belles valeurs. Grâce à eux, elles sont devenues de bonnes personnes. Douces, gentilles, intelligentes, empathiques.

Aujourd’hui, Anaïs et Annabelle, bien que fusionnelles pendant l’enfance, et ayant emprunté le même chemin pendant leurs études de sciences de l’éducation, ont suivi des trajectoires distinctes.

Anaïs est mère de famille, elle a deux enfants et un mari aimant.
Elle travaille au secrétariat de l’Université, et apprécie sa vie tranquille et paisible.
Seulement, la trentenaire romantique regrette d’avoir abandonné la musique. Et elle n’a plus le temps de lire. Ce qui la met parfois en colère.

Annabelle, sur le papier, suit la même destinée.
Elle vit avec son mari, et ses trois enfants, dans une maison au bord de l’océan.
Depuis qu’elle a fini ses études, elle travaille en tant que professeure de français dans un collège privé, à quelques kilomètres du domicile familial.

À côté de sa vie professionnelle, Annabelle vit en secret sa passion : l’écriture. Et moins discrètement, le chant.
Elle a sorti son premier livre il y a un an. Toutes les semaines, elle se rend à la MJC du village pour faire des vocalises dans la chorale.

D’après vous, qui d’Annabelle ou d’Anaïs est la résistante ? Qui est la libre ?

Je vais vous dévoiler une vérité : nous sommes la plupart du temps des résistantes.
Seulement une poignée choisissent la liberté.

Dans notre exemple, Anaïs est la résistante, Annabelle est la libre. Et c’est là que la notion de résistance entre en jeu.

Qu’est-ce que la résistance, au juste ?

La résistance est un concept qui a été créé par l’Américain Steven Pressfield dans son best-seller The War of Art, publié en 2002.

War of Art

La résistance est une force universelle dont le seul but est de nuire à la créativité humaine. Sa mission ? Saboter nos rêves. C’est une force maléfique que nous devions toutes connaître.

La résistance est un mécanisme engendré par notre cerveau, qui nous empêche de concrétiser nos projets. Elle peut nous tomber dessus sous différentes formes :

  • La procrastination
  • La flemme
  • Le manque de confiance en soi (je suis nulle de toute façon)
  • Les distractions
  • La rationalité
  • La peur du jugement (qu’est-ce qu’on va penser de moi si je fais ça ?)

Celle qui veut perdre trois kilos avant l’été, l’écrivaine en herbe, l’amateure de musique classique, l’entrepreneuse à l’affût de nouveaux clients… chacune de nous est confrontée à ce fléau.

Vous cernez le problème, n’est-ce pas ?

Malheureusement, la résistance n’accable pas uniquement les créatifs. Mais heureusement, vous allez voir dans la partie suivante qu’un remède canon existe pour s’en défaire.

La solution pour vaincre la résistance ? La connaître !

En 1992, Rage Against the Machine scandait : « Know your Enemy ! »

Si vous êtes de la génération Y, vous avez certainement pogoté sur cette tuerie du rock alternatif (si ce n’est pas encore fait, je vous invite à y remédier sans plus attendre).

Comme Zack de la Rocha le dit si bien, pour vaincre son ennemi, il faut le connaître.

Vous voulez concrétiser un projet ? Alors vous devez être consciente qu’il va falloir vous battre contre vous-même, votre cerveau, et que le combat sera épique.

Vous traversez plusieurs phases. Des hauts au début, puis des bas au milieu, jusqu’à filer tout droit vers l’uppercut de la victoire.

Le jour où votre rêve devient réalité.

Depuis que je connais la résistance, je comprends mieux pourquoi je n’arrivais pas à réaliser certains de mes objectifs.

C’est super frustrant de se dire que votre cerveau est en quelque sorte votre ennemi.

L’idée, c’est que vous devez ne plus voir vos objectifs comme de lointains désirs disponibles en option. Dans ce cas, vous mourrez à petits feux.

Vous devez mettre des astérisques à côté des rêves que vous souhaitez accomplir dans le formulaire de votre vie.

A vous maintenant de vous mettre au « travail » pour vous réaliser.

Et il n’y a pas d’âge pour commencer !

Travaillez sur vos objectifs, plutôt que de les mettre dans un coin de votre tête.

Vous allez sans doute vous dire : elle exagère cette Moe ! Comme si on devait gérer sa vie comme on gère une entreprise ! C’est pas très slow cette histoire.

Désolée de vous contredire, mais cette pensée, c’est votre cerveau qui est en train de se mettre en mode « résistance ». Il joue la carte de la rationalité et de la flemmite aiguë pour vous empêcher de voir la réalité en face et d’avancer comme vous voudriez.

CQFD.

Non à la résistance, oui à la motivation

Ce sous-titre est plat, je le reconnais, mais pourtant si évident.

Pour combattre la résistance créative, vous devez appliquer une méthode rigoureuse. Quand vous vous rendez au travail, est-ce que la flemme, la fatigue ou la peur de votre patron vous empêchent de pousser les portes du bureau ? Non.

Le temps de la résistance qui vous confinait dans un être qui n’est pas vous : c’est de l’histoire ancienne.

Chère Anaïs, devenez Annabelle. Construisez-vous la vie dont vous rêvez, pas celle que votre cerveau vous force à embrasser.

Et ici, on parle de la vraie vie. Pas de l’instagrammeur qui fait le tour du monde, ou celle qui plaque son boulot pour devenir prof de yoga.

Non, des petits rêves du quotidien qui nous rendraient encore plus heureuses si on se donnait les moyens de les réaliser.

Apprendre une nouvelle compétence, ressortir le violon du placard, fabriquer ses cosmétiques maison, mettre un peu de sous de côté pour partir en voyage… si vous n’avez pas d’idée, je suis là ! J’ai trop de projets pour toute une vie…

Certes, ce n’est pas toujours simple de dégager du temps pour vos passions, surtout quand vous avez des enfants et un travail prenant (et un chien !), mais je suis sûre qu’au fond de vous, une petite voix vous rappelle qu’il est maintenant temps pour vous de prendre les choses en main.

Est-ce que vous connaissiez la résistance ? Quelle forme prend-elle dans votre cas précis ? Quels rêves voudriez-vous accomplir d’ici la fin de l’année ?

Le débat est lancé 🙂

5 commentaires

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5 commentaires

Mona 25 juin 2019 - 6 h 23 min

Vraiment très intéressant ! Cela me donne des pistes de réflexion… Au travail, je repousse des dossiers chiants mais importants car je sors de ma zone de confort ; je veux vider ma cave mais je n’en prends jamais le temps etc. Merci pour cette notion de résistance !

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Moe 28 juin 2019 - 8 h 36 min

Eh oui, c’est la base de tout projet. Les créateurs, notamment les écrivains, sont confrontés à la résistance, qui sommeille en eux et qui se réveille, chaque matin, au moment où ils souhaitent se lancer dans l’écriture de leur dernier roman.

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Marie 27 juin 2019 - 18 h 50 min

Je ne connaissais pas cette notion de resistance. Je me suis toujours dit que ça venait de moi, que je n’étais pas assez bien pour réussir quelque chose. Maintenant tout ça commence à devenir beaucoup plus clair

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Moe 28 juin 2019 - 8 h 34 min

Eh oui, on est tous dans le même sac. Une fois qu’on sait, un déclic se produit, et ça devient (un peu plus) facile.

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chris 17 juillet 2019 - 10 h 49 min

super intéressant 🙂
j’ai repéré que quand je suis résistante : je dis souvent « je dois ». Alors que quand je suis libre « je fais » .
Une fois la résistance repérée , changer de mot aide souvent à la balayer .

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