Accueil Minimalisme Comment gérer sa bibliothèque, sans se ruiner ni s’encombrer ?

Comment gérer sa bibliothèque, sans se ruiner ni s’encombrer ?

par Moe
Gérer ses livres

La manière dont vous gérez vos possessions, et notamment vos livres, peut tuer ou sublimer l’esthétisme de votre maisonnée. Tout dépend de comment vous vous y prenez. Quand vous voulez jouer les minimalistes ou les décoratrices d’intérieur en herbe, vous risquez d’effrayer beaucoup de vos visiteurs si vous n’arrivez pas à allier harmonie, fonctionnalité et praticité sur les étagères de votre salon.

Alors, comment faire pour gérer votre bibliothèque, qui a le don de s’enrichir à une vitesse folle et de devenir très rapidement un nid à bazar ? C’est tout l’intérêt de cet article.

Trois copines, trois manières de gérer les livres

L’autre jour, nous avons eu une vive discussion avec deux amies à moi.

Une discussion animée sur les livres

Nous échangions sur nos habitudes de lectures. Le débat avait donc lieu entre une minimaliste (pour vous servir), une bibliothécaire et une normale.

Nous nous interrogions : quel est le meilleur moyen de lire et de conserver ses lectures, quand on n’a pas beaucoup d’argent (ou qu’on est pingres), quand on lit beaucoup et quand on n’a pas trop de place (ou qu’on ne veut pas s’embarrasser) ?

Ma copine bibliothécaire commence par nous dévoiler son rêve. 

Depuis toute petite, elle a toujours rêvé d’avoir une immense bibliothèque le jour où elle aura une maison. Dans ce sanctuaire de sagesse, elle conserverait uniquement les livres qui ont eu un impact fort sur elle.

Pour elle, le combo magique est bibliothèque municipale + achats de livres coups de cœur + bibliothèque-pièce dans sa maison. Elle prêche pour sa paroisse, quoi.

La praticité avant tout

Ma deuxième amie, elle, ne jure que pour l’aspect pratique. Elle achète autant de livres que d’agrafes, et en général, c’est sa mère qui lui en prête (ou ses amis).

Parfois, son chéri en ramène des vide-greniers, quand un titre original et ancien attire son attention (une édition de 1982 sur les rues mystérieuses de Paris, par exemple). Elle enchaîne sur une confidence : elle oublie souvent de rendre les livres qu’on lui prête. Sans blague ?

Au tour de la rabat-joie de service

Je trouve que les livres sont chers, qu’ils m’encombrent et je n’ai aucune envie d’avoir une bibliothèque chez moi, car elle sera toujours trop petite. Bonjour la fille rasoir.

En plus, je ne vois pas l’intérêt de garder des livres que je ne relirai jamais (la vie est trop courte pour cela). Mon problème, c’est que beaucoup de livres que j’ai envie de lire ne sont pas à la bibliothèque, donc je suis obligée de les acheter. Alors, pour moi la solution de compromis est la liseuse, car à l’achat les livres numériques sont moins chers, et ils ne m’encombrent pas.

Mes deux amies me contredisent tout de suite (j’ai toujours détesté les relations à trois).

Selon elles, le fonds de la bibliothèque est énorme, et si jamais vous ne trouvez pas un livre dans celle de votre quartier, vous pouvez tout à fait le trouver ailleurs dans une autre ville, par exemple. Les bibliothèques proposent aujourd’hui un outil de recherche en ligne. Pas besoin de vous déplacer avant de trouver le livre qui vous fait de l’œil. Et le coût de l’inscription est toujours moins élevé que le livre neuf. 

Alors, pourquoi s’en priver ??

Mon amie bibliothécaire me met au défi : « quels livres t’intéressent en ce moment ? Je suis sûre que je les ai ! »

Je lui dresse la liste : elle commence ses petites recherches, et, le sourire aux lèvres m’annonce que sur les quatre livres de la liste, deux sont disponibles dans son fonds. Je peux les emprunter dès lundi ! Et toc.

Je n’en crois pas mes oreilles. Je suis au comble du bonheur ! et en plus de cela, je viens d’économiser trente euros ! J’accepte la proposition.

Maintenant que nous avons vu quel était le meilleur moyen de s’alimenter en livres (la bibliothèque), cherchons à savoir comment les gérer de la meilleure façon qu’il soit.

Avoir une bibliothèque chez soi est-il devenu ringard ?

A priori, avoir une bibliothèque à la maison est à mille lieues de l’idée de se créer un intérieur épuré et zen.

Il suffit de jeter un œil aux catalogues de décoration, style Maisons du Monde. Les fabricants de meubles ont l’art de vous vendre des étagères et autres bibliothèques pour y faire trôner trois bibelots et deux vases à la noix. Où va le monde ?

Trois bibelots sur une étagère énorme

La bibliothèque, le palace du kitsch, donc ?

Je ne sais pas trancher, mais quand je vais chez les gens de la haute, c’est rare qu’on y trouve une bibliothèque pleine de livres dans le salon.

On dirait que le livre est devenu un objet matériel vieillissant, destiné aux gueux, à l’image des DVD et autres CD. Et quand on le prête à quelqu’un, ou le récupère rarement.

Alors, c’est sûr qu’on va pas se mentir, la bibliothèque n’est plus dans le coup. Mais si les mots sont notre passion, nous sommes obligés d’en avoir une, non ?

Pas forcément. Si vous voulez être dans le mouvement, vous pouvez songer à investir dans la liseuse. Les livres numériques semblent moins chers qu’au format papier (en tout cas, quand l’édition de poche n’existe pas), et ils affichent donc un rapport qualité-prix irrésistible. De plus, ce n’est pas votre liseuse qui va vous encombrer demain. Enfin, sur tablette, vous pouvez lire tous les classiques qui sont gratuits. Donc un point de plus pour le numérique.

Reste qu’emprunter ses livres à la bibliothèque est la meilleure solution pour celui ou celle qui veut dépenser le moins d’argent et s’encombrer le moins possible. Si l’argument contre la bibliothèque est que vous ne trouvez pas tout ce que vous voulez, (mon avis avant ce débat houleux), dites-vous que c’est un cliché.

L’exemple au début de cet article vous le prouve.

Mais alors, comment garder une trace de ses lectures ?

Vous hésitez à emprunter des livres, car vous avez peur de ne plus savoir lesquels vous avez lus, et aussi, vous trouvez cela dommage de pas pouvoir prêter ceux qui vous ont plu.

Déjà, arrêtons de nous raconter des salades. Vous passez beaucoup de temps, vous, à parcourir des yeux les ouvrages de votre bibliothèque ?

Aujourd’hui, il existe de nombreux moyens de garder une trace de ses lectures. Vous pouvez écrire des résumés de vos livres sur un blog, ou dans un bullet carnet. On peut même vous payer pour cela ! Vous pouvez vous inscrire à des plates-formes de lecteurs ou des groupes de lecture sur Facebook ou dans votre village.

De mon côté, je continue d’emprunter le plus possible mes livres à la bibliothèque, et quand il y en a qui ont transformé mon existence, je me les fais offrir à Noël. J’aime l’idée d’avoir chez moi une bibliothèque de mes livres préférés, et non de ceux que j’entasse car je n’ai pas d’autre choix que de les mettre là. C’est ce point qui fait toute la différence entre une bibliothèque subie, et le creuset de mes idées géniales.

Et pour ne pas oublier, je partage mes impressions sur mon blog, ou dans mon fil Instagram.

Notre cher et bel Erasme

Je terminerai avec cette citation d’Erasme pleine de sagesse : 

“Quand j’ai un peu d’argent, je m’achète des livres et s’il m’en reste, j’achète de la nourriture et des vêtements.”

Et vous, quel est votre rapport aux livres ? Avez-vous une bibliothèque, faites-vous du tri régulièrement ? Que pensez-vous des formats numériques ?

9 commentaires

Articles qui pourraient vous intéresser

9 commentaires

Ysaline 10 juillet 2019 - 10 h 13 min

Bonjour,

J’adore lire et regrette la période estivale où il m’est plus difficile de trouver le temps de lire.
Je rêve également d’avoir une immense bibliothèque pour bien ranger tous mes livres.
Les étagères du palier sont remplies et ma bibliothèque secrétaire est quasiment pleine.
Je m’occupe d’un point « livres-voyageurs » où je dépose les livres que je ne veux pas garder. J’aime beaucoup ce type de prêt qu’on voit fleurir un peu partout : Points lecture dans certains lieux publics (supermarchés, en extérieur…), boîtes à livres dans d’autres lieux… Certaines bibliothèques municipales sont également heureuses de voir arriver des livres….
J’achète rarement des livres pour moi. Une grande partie de mon stock m’a été offerte. J’emprunte la plupart de mes lectures à la médiathèque du coin.
Bel été !

Répondre
Anne Laure 10 juillet 2019 - 10 h 28 min

C’est très bien tout ça. Va pour les livres tombés dans le domaine public mais que gagnent les écrivains actuels s’ils ne vendent plus de livres? Il y a un livre que je cherche d’occase sur les roulottes et je m’aperçois qu’il est vendu plus cher qu’à l’origine et à des prix différents en plus!

Répondre
Chacha 10 juillet 2019 - 10 h 44 min

« Le creuset de mes idées géniales » ahah, tu m’épuises 😀

Répondre
Claire 10 juillet 2019 - 21 h 51 min

Amusant de constater que je suis passée de « bibliothécaire » à « minimaliste ». A la base c’était surtout pour économiser de l’argent et de la place sur les étagères : quand on apprécie l’objet livre ce n’est pas facile de se résigner à changer ses habitudes mais finalement on y arrive ! Pour les ouvrages type manga/BD/comics/romans graphiques, s’inscrire au réseaux de bibliothèques est très pratique (on rentabilise rapidement l’abonnement vu le prix et la quantité de tomes de certaines séries manga/comic !) ou au pire, acheter en occasion quitte à attendre un peu plus longtemps.

Répondre
Pauline 11 juillet 2019 - 10 h 29 min

J’adore lire, c’est une de mes passions et depuis petite j’ai toujours aimer lire beaucoup. J’ai longtemps attendu après ma bibliothèque et maintenant que j’ai mon appartement je l’ai! Une petite étagère à case en forme d’escalier Là où on pose nos livres et quelques bibelots de deco

Répondre
Danielle 12 juillet 2019 - 7 h 48 min

Adepte des emprunts à la médiathèque, j’ai déposé une bonne partie de mes livres dans la boite à livres d’icelle.
Désormais, je n’achète que quelques livres « coups de cœur » et mes finances s’en portent mieux (je peux aller aux concerts plus souvent).

Répondre
Martine27 15 juillet 2019 - 16 h 42 min

Je prends la plupart de mes livres à la bibliothèque municipale, ce qui ne m’empêche pas d’en acheter de temps en temps, une fois lus, je les envoie à une amie grande lectrice qui m’en adresse à son tour. Sinon je les donne. Mais j’ai un fonds « privé » des livres que j’ai adoré et que je ne donnerai pour rien au monde. J’ai aussi une liseuse avec des livres numériques que j’achète à 0,99 € lorsqu’il y a des offres decitre ou bragelonne.

Répondre
pradines 30 juillet 2019 - 11 h 46 min

je lis depuis les premiers jours où j ai su lire,
aussi du haut de mes 56 ans cela fait beaucoup ! j ai grandi dans des maisons où il y avait des bibliothèques, puis la mienne s est constituée dés mon premier appartement( même si ces années là j allais encore beaucoup à la bibliothèque pour emprunter).
puis vint l époque des déménagements, changements de région successif , des vies dans des campagnes reculées, la vie de famille et sa frénésie dans des emplois du temps un peu fou
et là petit à petit j ai réalisé le nombre des cartons de livres, le poids de ces derniers (car beaucoup de livre d art)
j ai pu constater que ces livres formaient un coffre d intime, de secrets, de souvenirs, d émotions
mais aussi quelque chose de lourd, de mort, d immobile sur ces étagères
et vint la nécessité, le besoin de vivre simplement, de moins, de peu
alors j ai donné, vendu,
et aujourd hui après un nouveau déménagement 5 cartons ne sont pas ouverts
ils attendent un moment de décision
j achète mes livres d occasion en ligne à des particuliers essentiellement, je les revends immédiatement après les avoir lus
je revais aussi à la bibliothèque
et puis il y a quelques livres qui restent
et de façon régulière je me requestionne sur le bien fondé et le vivant qu ils représentent avant de les amener à sortir de chez moi ou y rester encore un temps

j ai aussi un carnet où je laisse une trace d auteur, de lecture (une façon de poser tout cela en pause)
et l avènement de l ordinateur et d internet a dématérialisé et désencombré mon quotidien
aujourd hui c est simple et peu et lent

Répondre
Vérone 6 août 2019 - 17 h 51 min

Bon. Je ne gère pas ma bibliothèque. Je dévore, je cumule, j’adore les livres. Peu de fictions, finalement, ce sont les livres que j’ai le plus de mal à acheter (le risque est fort de ne pas les relire). Enormément d’essais, dont je garde tous ceux que je sais vouloir relire, et je relis beaucoup. Voilà qui est économique au moins. Les sources de livres qui contribuent à mon fleuve :
– des achats, que j’essaie de limiter et différer en gardant une liste des envies quelque part
– quelques livres qu’on me prête ou m’offre parfois
– des livres sur liseuse, surtout ceux impossibles à prêter (un essai en anglais sur les finances, for instance)
– des livres gratuits sur liseuse : j’achève le cycle des Rougon-Macquart de Zola en décembre. L’an prochain, ce sera Proust. Coût total : zéro. Confort de lecture : absolu.
– des abonnements dans deux bibliothèques, ma ville et celle d’à côté, mieux fournie

Et la petite nouveauté…

– un abonnement à la bibliothèque de Paris, pris il y a trois semaines. Objectif : télécharger des livres numériques empruntés ! Est-ce que ça marche ? Pas sur la liseuse kindle, sur d’autres oui. Je lis sur ma tablette. Le choix n’est pas immense mais j’ai déjà trouvé pas mal de titres qui me plaisent. Je peux emprunter 4 livres par mois, à distance bien sûr, et soit le rendre en avance, soit le laisser repartir tout seul à la date de fin. Hormis pour s’inscrire, pas besoin de mettre les pieds à Paris, qui reste loin de chez moi. PARFAIT ! Ah j’oubliais : coût : gratuit. Encombrement : celui de la carte d’emprunt…

Répondre

Laisser un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et la gestion de vos données par ce site Web.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.