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Arrêter d’encombrer les autres

par Moe
encombrement

Dans un récent article, je vous avais parlé de notre déménagement, et en particulier du fait d’être passés de 65m² avec garage à une surface de 55m² avec place de parking aérien. Sur le papier, c’était beau, mais ce que je ne vous avais pas dit, c’est qu’une partie de nos affaires ont été stockées chez les uns et les autres, en attendant de leur trouver une place dans notre nouveau chez-nous. Et ça, c’est mal !

Encombrer les autres : la solution de facilité

Quand on a la chance d’avoir des parents et des amis (!), de nouveaux espaces de rangement s’offrent à nous… pour le meilleur comme pour le pire. Ces espaces fonctionnent comme les celliers, les garages ou les caves. Au début, nous nous réjouissons d’avoir ces mètres carrés en plus, à l’abri des yeux indiscrets afin d’avoir du rangement et d’y dissimuler nos objets plus ou moins laids. Mais au final, ce sont de véritables pièges à minimalistes ! Entre les affaires que nous utilisons rarement, comme les vestiges de notre enfance, les objets « invendus », les affaires de bébé « en attendant »… les affaires s’accumulent et il est très tentant d’aller stocker ailleurs quand justement, ces pièces de rangement ont disparu de chez nous.

Parce que chez moi, je n’ai pas la place !

Malheureusement, cette technique n’est pas très cool, car d’une part nous encombrons les autres. Nous grignotons leur espace vital et ce, sans date butoir en général.
D’autre part, c’est notre esprit qui est encombré : bien que les objets ne soient pas visibles, ils traînent quelque part dans notre tête, dans notre conscience. Bonnes âmes, nous nous disons souvent qu’il faudrait un jour aller récupérer les affaires stockées chez Barnabé, la guitare prêtée à Inès, les vieilleries d’enfance chez papa/maman. Mais ce genre de tâches ne fait pas partie des missions urgentes. Alors, généralement, nous oublions de le faire, et nous ne le faisons jamais. Au grand dam de nos proches !

Soyons responsables et passons au tri

J’ai récemment lu un ouvrage qui traitait de la différence entre les personnes réactives et les personnes proactives.

Dans la première catégorie, les personnes ne sont pas responsables de leur vie, car elles trouvent toujours des circonstances extérieures pour justifier leurs actes. Je ne suis pas allée au sport car je n’ai pas le temps, j’ai pris la voiture au lieu du parapluie, car il pleuvait, je ne veux pas faire ce projet, car mon directeur ne comprendrait pas… Les personnes proactives, elles, mènent leur vie comme elles veulent l’entendre : fidèles à leurs principes, elles sont à la base de leurs décisions et savent très bien que si, par exemple, elles sautent la séance de sport, c’est purement par flemme. Or, pour changer de vie, ou du moins, être intègre avec ses principes de vie, il est important de prendre des décisions et d’agir dans le sens voulu pour sa vie. Alors, si vous souhaitez vivre de manière plus épurée, plus zen, et vous détacher petit à petit des possessions qui encombrent votre esprit, vous devez passer à l’acte et vous y tenir. Et si vous encombrez les autres, vous devez aussi vous occuper de ces espaces de vie, pour vivre en cohérence avec vos principes.

Et pour ne plus vivre de telles situations ?

Quand nous souhaitons nous débarrasser de choses, vient souvent l’idée du don : don aux proches ou aux associations. Sauf que n’est-ce pas une manière d’aller encombrer les autres qui n’ont pas encore entamé leur cheminement vers une vie plus paisible et plus aérée ?
En même temps, il serait dommage de « jeter » des affaires qui pourraient servir encore.
Au final, c’est le serpent qui se mord la queue.

La solution est simple : pour ne plus devoir affronter des masses d’objets inutiles dans un, deux, cinq ou dix ans, lors d’un nouveau tri, nous devons réfléchir à trois fois avant d’acheter un nouvel objet. Pour cela, cette routine de pensée avant de passer à l’achat est très intéressante :

– Avant d’acheter, quand je suis dans le magasin, je n’achète pas tout de suite et attends la semaine d’après. Si la semaine d’après, j’ai toujours envie de l’objet en question, je peux l’acheter, sous réserve des conditions suivantes.
– Avant d’acheter, je réfléchis à l’objet, chez moi, que je pourrais remplacer par celui qui me fait de l’œil. J’applique la règle du « 1 dedans, 1 dehors » pour éviter de m’encombrer à nouveau demain.
– Enfin, avant de passer à l’acte, je me demande où l’objet pourrait avoir sa place : si je ne trouve aucune place à cet objet, alors, c’est qu’il n’a tout simplement pas sa place dans ma vie.

Pour aller plus loin dans notre cheminement de pensée libérée du superflu, il est important de vivre avec deux principes de base :
– Ne pas stocker d’affaires chez les autres. Si nous le faisons, car parfois la vie nous y oblige, une date butoir doit être fixée, par respect pour notre hôte et pour notre esprit.
– Pour éviter de transmettre des affaires inutiles qui viendront encombrer d’illustres inconnus un jour lorsque nous nous rendrons compte de l’inutilité de ces choses, nous appliquons la routine énoncée plus haut.

En fait, la priorité, quand on souhaite s’alléger, et de le faire chez soi ET chez les autres.
C’est une priorité qu’il vaudrait mieux de se fixer dans un agenda avec une date butoir.

Qu’en pensez-vous ? Stockez-vous des affaires chez les autres ? Comment pourriez-vous faire pour éviter cette situation à l’avenir ?

Des paroles aux actes > à la suite de cet article, si je me sens concerné, je marque dans ma todolist de la semaine : commencer à débarrasser les affaires chez untel.

12 commentaires

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12 commentaires

The Flonicles 26 mars 2018 - 16 h 18 min

Je pensais que l’article allait traiter des cadeaux qu’on fait aux autres ou des choses qu’on donne ou garde (pour les enfants « pour plus tard » par exemple). J’avoue que quand j’ai été obligée de déménager en vitesse, j’étais bien contente de pouvoir stocker mes cartons chez mes parents, en même temps je n’avais pas d’autre choix à part laisser mes affaires sur un trottoir! Mais j’en ai passé des journées dans leur garage, à trier en attendant de pouvoir emménager dans mon nouveau chez moi…
Pour ce qui est de mieux réfléchir ses achats, c’est ce que je fais maintenant, mais évidemment j’ai dû passer par des désencombrements et une prise de conscience avant d’en arriver là, donc difficile de ne pas faire de dons, jeter serait contre mes idées aussi pour tout ce qui est utilisable par autrui.

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Moe 27 mars 2018 - 15 h 09 min

Oui, j’aurais pu aborder la question sous cet angle. Bravo pour cet état d’esprit !

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Noémie 26 mars 2018 - 18 h 45 min

Bonjour
J’aime beaucoup votre blog sur lequel je viens lire les articles lorsque j’ai un peu de temps. Nous sommes depuis quelques années dans ce cheminement de faire la place et de gagner en confort de vie. Malheureusement avec trois enfants en bas âge, ce n’est pas toujours simple. J’ai hâte de mettre la main sur « maman minimaliste » pour pouvoir avancer un peu de ce côté.
Pour notre part, la seule chose que nous stockons chez des amis sont nos pneus neige/ete que nous changeons tous les 6 mois.
Mais merci pour cette prise de conscience !

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Moe 27 mars 2018 - 15 h 08 min

Bonjour Noémie, je n’ai « que » deux enfants en bas âge, cette problématique me connaît !
Quand on est maman, au début, on a l’impression de manquer de temps, mais rassurez-vous, ce n’est qu’une impression 😉
En simplifiant « à mort » son quotidien, il est possible de dégager du temps libre pour s’adonner à des activités personnelles (comme le tri, pourquoi pas ?) et regagner du confort pour son esprit.
Et puis un jour, les enfants deviendront grands. La patience est mère de toutes les vertus. A bientôt !

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Chacha 26 mars 2018 - 20 h 40 min

Bonsoir, j’ai fait récemment le tri de mes « vieilleries » qui étaient stockées chez mon père et j’en suis bien contente. J’ai gardé quelques bricoles, beaucoup jeté et aussi beaucoup de souvenirs en tête. Maintenant si je vends les choses inutiles je me donne un délai si ce n’est pas vendu dans ce délai ça part à la recyclerie pour une nouvelle vie. Merci pour vos articles toujours très intéressants.

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Moe 27 mars 2018 - 15 h 06 min

Bonsoir ! Oui, on se sent bien après avoir trié chez les autres, peut-être même plus que chez soi ! Et si on peut se faire un peu d’argent dans le but d’économiser, les sites de revente sont faits pour ça. Bon courage !

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CORINNE35 28 mars 2018 - 9 h 05 min

Bonjour,
de mon côté, pour me désencombrer, notamment les vêtements des enfants trop petit, plutôt que de jeter, et les invendus je préfère les donner mais que si cela ne les encombrent pas, et surtout j’applique de plus en plus un objet rentre un autre doit sortir, et je continue à épurer le maison tranquillement à mon rythme, surtout pour me simplifier le quotidien. Mais ce n’est pas toujours simple, dernièrement ma grande a rendu son studio avant de partir en stage ( 2 mois et demi ), où elle sera logée chez l’Habitant. Donc nous devons avoir de la place à la maison pour stocker ses affaires. Mais déjà nous avions minimisé les objets et les achats dans son studio, heureusement sinon nous aurions été obligé de louer un local pour stocker ses affaires.

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Moe 28 mars 2018 - 10 h 53 min

Bonjour Corinne,
Merci pour ton partage ! Quand nous devons partir pour une durée déterminée, en stage ou pour les études, par exemple, il est essentiel de pouvoir compter sur l’aide de nos proches. Cela s’appelle la solidarité.
Malheureusement, dans nos sociétés actuelles, dans lesquelles les familles sont de plus en plus éloignées géographiquement, « cette solidarité » a été remplacée par des services marchands.
Là où avant, une tante pouvait stocker nos affaires dans son garage pendant X temps, aujourd’hui, nous faisons appel à des sociétés commerciales tels que les sociétés de box à louer.
Il est important je crois de faire de notre possible pour conserver notre esprit de solidarité, comme vous le faites pour votre fille.

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Bonheur du Jour 29 mars 2018 - 7 h 57 min

Vous avez tout à fait raison : il n’est pas question d’encombrer les autres. Soit on a ses affaires et on s’en occupe, soit on n’en a pas. Et en avoir peu est la meilleure des solutions. Si vraiment on ne peut pas faire autrement, on peut toujours louer un box.
Bonne journée.

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Moe 30 mars 2018 - 8 h 46 min

Exactement ! On peut stocker chez les autres, mais quelques mois en étant clair dès le départ avec l’hôte.

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Edith 10 mai 2018 - 20 h 00 min

Bonjour et merci pour ce super article qui me rappelle mes années étudiantes quand je stockais n’importe quoi chez mes parents… Pour ma part, j’ai une astuce qui marche bien : je n’ai pas de cave. Du coup, la question ne se pose pas. J’utilise votre méthode «  ne pas acheter tout de suite » ( c’est deux ou trois semaines pour moi) et je vois si j’en ai vraiment besoin. J’avoue que parfois la question se pose régulièrement en cas de flemme pendant très longtemps mais je tiens bon ( comme pour le lave vaisselle). Si vous avez des astuces pour être proactive et faire le deuil de son côté flemmard je suis preneuse ! A bientôt Edith

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Moe 14 mai 2018 - 23 h 14 min

Je vais étudier la question et écrirai un article à ce sujet. Bon courage en attendant dans vos fouilles 🙂

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