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5 règles d’or pour faire accepter son mode de vie minimaliste

par Moe
raleurs

Minimalisme, antimatérialisme, alterconsommation, zéro déchet… des termes qui rythment peut-être votre vie aujourd’hui votre vie mais qui pour vos proches riment surtout avec ennuis. Quand on ne vit pas seul et qu’on est adepte de ces pratiques respectueuses de la planète et de soi-même, on se trouve vite confrontés à un mur, celui des siens. Comment faire en sorte d’éviter les conflits avec les autres membres de sa famille quand on est zéro déchet ou minimaliste ?

Depuis que j’ai adopté un mode de vie axé sur la simplicité et que j’évite la consommation à outrance, à la maison, c’est parfois le foyer de la discorde. Bien que chéri soit assez ouvert en général, il n’est pas très content quand je souhaite réduire au maximum les déchets que nous produisons ou quand je préfère acheter nos affaires en occasion plutôt que neuves. Au fil du temps, j’ai repéré les points de tension récurrents qui m’empêchent de vivre comme je le veux et qui offrent une autoroute pour ceux qui ne sont pas de mon rang. Voici donc les 5 règles d’or pour faire accepter son mode de vie à la maison.

1 – Anticiper

La précipitation est la grande amie des anti-minimalistes et des anti-zéro déchet de votre foyer. Vous êtes à court de sopalin, vous ne savez pas quoi manger ce soir et le frigo est désespérément vide… voilà autant de pièges pour consommer de manière débile et spontanée. Afin d’éviter les embrouilles et l’utilisation du porte-monnaie à tout va, la règle d’or est d’anticiper les besoins. Exemple récent. Ma mère était en vacances chez nous et il n’y avait plus de lessive (je la fabrique moi-même). Elle est donc allée acheter de la lessive au supermarché et est revenue avec son paquet la bouche en cœur, pour le plus grand bonheur de mon chéri. J’aurais dû anticiper et prévoir de la lessive avant que le pot ne soit vide. Pareil pour les courses. Il faut toujours prévoir quelque chose à manger sinon c’est, au pire, Dominos, au mieux, la pizza surgelée de la superette du coin. Et ça, c’est pas zéro déchet !

2 – Expliquer

non zéro déchet

Ah mon amie la pédagogie… Difficile de faire accepter à son conjoint ou à ses parents ce nouveau mode de vie. Mais à force d’explications l’oiseau fait son nid. Il faut arriver à prouver au monde entier que la simplicité est synonyme de bonheur et non source de problèmes. Exemple. Jadis, le tiroir à couverts débordait et on avait du mal à le refermer car certains ustensiles se coinçaient lors de la fermeture. Grâce à la dématérialisation, ce désagrément fait partie de notre passé. Mon chéri a remarqué que la simplification, pour le coup, était bénéfique et lui avait réellement apporté de la joie. Pareil pour le porte-monnaie. Depuis que nous ne faisons plus les courses comme avant, notre compte fait beaucoup moins la tête ! En échange, nous nous offrons une bonne bouteille de vin de temps en temps. Et depuis que j’ai expliqué à mon chéri tout ce que représente Nestlé pour la planète, il a rejoint le mouvement et boycotte le géant suisse. Je suis fière de lui ! Donc parler, parler, parler… expliquer à quel point la simplicité est un moteur de bonheur et non une contrainte.

3 – Faciliter

Pour mettre vos proches dans votre poche, il faut faire accepter notre mode de vie en prouvant qu’il n’est ni austère ni prise de tête. Si votre vie devient compliquée à cause du minimalisme et du zéro déchet, c’est qu’il y a un souci quelque part. Car ce n’est pas le but, bien au contraire. Quand vous dématérialisez, il ne faut pas qu’il y ait plus de bazar après votre rangement (donc si vous avez des choses à jeter à la déchetterie, n’attendez pas et faites-le tout de suite). Il faut aller au bout des choses et ne pas s’arrêter devant le verre de sangria comme on dit ! Si vous voulez faire du zéro déchet, allez-y : équipez-vous en sacs en tissu, en bocaux, en produits réutilisables… ne tardez pas. Aujourd’hui je m’efforce de faire des gâteaux maison pour la semaine afin de ne plus acheter de gâteaux industriels. Mon chéri est ravi, et propose même d’en préparer lui-même. Depuis que je suis zéro déchet, ça me dérange pas de faire mes courses toute seule. Je fais comme Béa Johnson dans son livre (pas aussi méthodiquement mais c’est mon but à terme). Je prends mes petits sacs, ma liste de courses et je fonce dans les rayons de mon épicerie en vrac, de mon magasin bio et de mon discounter (pour le lait essentiellement). Pendant ce temps-là, chéri joue avec bébé, ou quand je prends bébé avec moi, en profite pour faire des parties de jeux vidéo. Cela lui fait gagner du temps pour en consacrer davantage à ses hobbies.

4 – Comprendre

Il ne faut pas être trop exigeants avec les autres. Après tout, il n’y a pas si longtemps que ça, nous étions comme eux, nous aussi. Un peu de patience et de tolérance ne feront de mal à personne. Lâchons du lest. Si de temps en temps mon chéri veut un MacDo je ne vais pas lui dire non. J’essaie au maximum de lui montrer que se faire une soupe le dimanche soir c’est plus sympa mais de temps à autre, j’accepte la case fast food. Après tout, la solidité d’un couple tient en partie sur les compromis. Il accepte en partie ce que je veux, je dois le faire aussi.

5 – Responsabiliser

Je suis minimaliste, je n’achète plus grand-chose en magasin, sauf quand j’en ai vraiment besoin (dernièrement, une table pour manger). Je tends vers le zéro déchet, donc ça me stresse quand je vois autant d’emballages sur les rayons. Alors je me suis dit que si mon chéri voulait acheter ses produits industriels, pourquoi pas, mais dans ce cas il s’en occupe lui-même et il ira les acheter lui-même. Je le mets face à ses choix de consommateur et souhaite qu’il les assume. Idem pour les produits de beauté. Je sais qu’à force de pédagogie, chéri acceptera de se laver au savon d’alep et de mettre de l’huile pour se nettoyer le visage le soir et plus de l’eau micellaire. Déjà il adore les cotons réutilisables ! Mais pour l’instant, il ne veut pas, donc c’est lui qui va acheter ses cochonneries à la pharmacie. Ràb (rien à battre !).

Et vous, comment gérez-vous le regard des autres ? La relation avec les autres membres de votre foyer (chéri, enfants…) ? Arrivez-vous à imposer votre style de vie et si oui, comment faites-vous ?

6 commentaires

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6 commentaires

prettyarty 2 octobre 2015 - 9 h 49 min

chez nous on est dans ce mouvement depuis qq mois. Ca ne se fait pas en 1 jour. j’ai la chance que mon mari est dans la meme démarche que moi, il a un peu moins de volonté quand il s’agit de nourriture cependant:)
le plus difficile c’est par rapport aux enfants, mamies, papis etc…comme nos enfants sont très souvent chez leurs grands parents, on a un peu de mal à leur inculquer durablement nos idées:)

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Moe 2 octobre 2015 - 11 h 35 min

C’est marrant, les maris sont très attachés à leurs habitudes alimentaires ! J’ai remarqué que notre mouvement minimaliste était souvent une question de femmes. C’est dommage je trouve. Mais c’est peut-être que parce que ce sont nous qui gérons principalement les aspects pratiques de la maison.

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Eve 5 octobre 2015 - 23 h 06 min

Je suis aussi en cours de simplification de ma vie. Je fais par exemple ma propre lessive. Et mon chéri (qui ne vit avec moi la semaine , boulot oblige) trouve désormais que l’adoucissant laisse une odeur bizarre sur le linge et donc n’en utilise plus. Petit à petit …

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Moe 6 octobre 2015 - 9 h 17 min

Oui c’est toujours la même histoire, ce sont les hommes qu’il faut convaincre. Pour l’adoucissant tu peux utiliser du vinaigre blanc et de l’huile essentielle. Ca marche bien de mon côté.

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Laura zéro déchet 21 janvier 2016 - 17 h 05 min

C’est juste que les femmes sont plus intelligentes, plus en avance sur leur temps, ont un esprit plus pragmatique… Elles sont mieux, quoi ! Un jour, elles dirigeront le monde 😉
Sans rire, le 1/12/2015 était diffusé le reportage « Ma vie zéro déchet » sur France 2. Une expérience zéro déchet menée par un journaliste « homme ». Un reportage très intéressant que je vous invite à revoir, si c’est encore possible, sinon, il y a le blog du journaliste qui raconte son expérience.

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Moe 27 janvier 2016 - 8 h 26 min

Oui ce reportage était original car pour une fois mené par un homme. C’est vrai que le zéro déchet est un monde de femmes. Et notre plus grande difficulté je crois n’est pas forcément de progresser vers le zéro déchet en soi, mais de faire accepter ce mode de vie à son conjoint. Perso, même si le mien est très ouvert, il ne peut pas s’empêcher d’acheter ses chips au supermarché du coin.

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