Accueil Minimalisme 3 freins au désencombrement (et comment les briser)

3 freins au désencombrement (et comment les briser)

par Moe
freins au désencombrement

Lorsque nous devenons minimalistes, nous commençons forcément par la phase de désencombrement de notre espace de vie. Or, bien des fois, cette étape se solde par un échec. Découvrons comment briser les freins classiques au désencombrement.

Frein numéro 1 : je n’ai pas le temps

Ranger la buanderie figure rarement dans la liste de nos priorités. Entre le ménage, les courses, le travail et la vie sociale, il est délicat de trouver une place pour le « sketch » du désencombrement. Seulement voilà. Du temps, nous en avons, ô combien ! Nous passons en moyenne 18h39 par semaine à la maison (d’où le nom du site de l’enseigne Castorama dédié à nos intérieurs). Et nous profitons de tout ce temps libre comme nous l’entendons. Bien souvent, nous passons de nombreuses heures devant la télé ou Netflix. Ou bien, nous faisons de grasses matinées le week-end, avant de savourer un brunch interminable lui aussi. Parfois, nous recevons des amis pour le déjeuner ou le thé. Alors, du temps, oui, nous en avons. Mais de là à désencombrer nos placards… il ne faudrait pas pousser. 🙂 Tout est question de priorité. Si cette tâche est un projet qui vous tient à cœur (et manifestement, cela en est une, si vous lisez cet article), alors aménagez votre emploi du temps en sa faveur.

Dans mon livre, je conseille dans la première partie de vous occuper du tri « d’un coup », en y consacrant un week-end ou quelques jours de congé, plutôt que d’avancer petit à petit. En effet, désencombrer et trier ne sera JAMAIS une priorité, car ce ne sera jamais une urgence (à moins de la survenue d’un événement grave, ce que je ne vous souhaite pas). Or, pour évoluer dans la vie, vous devez prendre le temps de consacrer des ressources et de l’énergie à des projets à long terme. Et le tri en fait partie. Cessez donc de jongler uniquement entre les urgences. Faites de votre existence, une priorité. Passez à l’action sans plus attendre. En mars, décalez quelques rendez-vous avec vos amis, levez-vous plus tôt le week-end et mettez-vous à remplir vos cartons !

Frein numéro 2 : je culpabilise

Combien d’argent avez-vous dépensé en objets depuis que vous gagnez votre vie ? Combien d’heures de travail accumulées pour vous offrir des appareils qui aujourd’hui sont désuets ? N’essayons pas de compter, cela ferait mal, trop mal. Étonnement, vous voilà à culpabiliser au moment de jeter ou de donner tous ces objets qui vous encombrent. Curieux, n’est-ce pas, car ce ne sont que des objets. Des choses qui n’ont pas d’âme, pas de cerveau, qui ne ressentent rien. Et elles vous préoccupent presque plus que votre tante Monique que vous n’avez pas vue depuis dix ans. Vous vous sentez coupable de vous en détacher comme si vos affaires étaient vos amies. Or, je vous rassure, elles se moquent du sort que vous leur réservez.

En outre, si vous culpabilisez à l’idée de vous en débarrasser parce que c’est du gâchis, retournez-vous la question : si ces affaires ne vous servent plus, pourquoi les garder ? Si leur destination vous tient à cœur, le plus cohérent serait peut-être de leur donner une seconde vie ? De faire en sorte qu’elles soient utiles à d’autres personnes. Soyez logique, mais soyez-le jusqu’au bout. Demain, allongez la durée de vie du « trésor » qui sommeille dans votre maison.

Frein numéro 3 : je baisse les bras

Souvent, en pleine phase de désencombrement, il arrive d’avoir envie de baisser les bras. Après avoir rempli deux ou trois cartons d’affaires, cette petite voix résonne dans votre tête : « à quoi bon Ginette ? La vie n’est pas un peu courte pour passer le week-end à désencombrer ton garage ? Tes affaires mènent une vie tranquille comme toi, reste comme tu es et tout se passera bien ! » C’est vrai. Tout allait bien avant. Et vous voilà maintenant dans la poussière, le bric-à-brac, dans une tâche de désencombrement qui n’en finit pas ! Trajets à la déchetterie, annonces sur le Bon Coin… désencombrer prend du temps et accapare de l’énergie. Alors, vous en avez marre. Je vous rassure. Cette sensation est classique : il n’est jamais aisé de sortir de sa zone de confort ! En pleine ascension vers la légèreté, vos jambes commencent à lâcher avant d’avoir gravi le sommet. Lorsque vous parlez de minimalisme à votre entourage, on vous regarde parfois comme un.e extraterrestre, ou on vous balance : « mais tu n’as pas d’autre chat à fouetter ? » Alors, parfois, le courage et la motivation ne suffisent plus.

Pour remédier à cette situation, reprenez le flambeau de votre existence : c’est à vous de décider de votre destin, et non les autres ! Votre entourage vous transmet ses craintes, ses peurs, car il n’arrive pas à contrer sa résistance au changement. Alors que ce n’est pas le cas pour vous. Ayez confiance en vous : si vous avez décidé de changer de vie, vous l’avez fait pour de bonnes raisons. Changer n’est pas facile. Ce qui est facile, c’est le statu quo, l’immobilisme, la stagnation. Rester au même stade est confortable, rassurant, voire cosy… mais vous avez de l’ambition, ne l’oubliez pas ! Vous osez l’audace, vous réfléchissez, visiblement la médiocrité n’est pas votre tasse de thé ! Alors, à la prochaine baisse de motivation, ne fléchissez pas. Relisez quelques lignes de vos ouvrages préférés sur le sujet, consultez des blogs inspirants comme La cabane de Moe, ou échangez avec d’autres adeptes du minimalisme. Et pensez à la vie après : une existence sans superflu, axée sur l’essentiel.

Et vous, quels sont les obstacles à votre désencombrement ? Le temps, la culpabilité, la démotivation ? En voyez-vous d’autres ?

3 commentaires

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3 commentaires

Vérone 5 mars 2019 - 20 h 12 min

En effet le temps semble toujours manquer puisque vivre encombré n’a pas l’air si nocif que ça. ..à tort. Pour me motiver, j’ai fait la liste de ce que je voudrais améliorer à la maison, et chaque semaine je me programme une des missions. Moins intimidant et même si on avance lentement, eh bien on avance !
Ah le fameux gâchis inversé. .. pour bien se punir d’avoir mal acheté on garde l’objet coupable et il ne sert à rien ni personne. Autant le transmettre à quelqu’un qui en aurait envie. Pourquoi on se fait tant de mal ?

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Aurelie@travelingaddress 8 mars 2019 - 19 h 23 min

Javoue que pour le désencombrement, je procède par étape. Je trouve ça plus motivant. J’ai commencé par ma salle de bain, puis les placards un par un… maintenant il me reste à participer à une brocante pour essayer de donner une seconde vie aux objets que je n’ai ni jeté ni recyclés, ni donnés 😉

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Patrick Antoine 15 mars 2019 - 15 h 45 min

Ce qui prend du temps aussi, c’est de trouver une seconde vie aux objets dont on est prêt à se séparer mais dont on ne sait pas comment. Que faire de cette grenouille en porcelaine ramenée d’un weekend à l’étranger ou de cette vache en mosaïque souvenir d’une virée à Barcelone? Que faire de ce service à café qui n’a servi qu’une fois mais qu’on ne peut pas simplement mettre à la poubelle? Parfois on aimerait bien tout simplement mettre tout dehors sur le trottoir, mais ce n’est pas possible. Du coup trouver comment se débarrasser des choses prend pas mal de temps…

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