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Du zéro déchet à une alimentation végétale

par Moe

Cela fait un petit bout de temps que je ne vous ai pas parlé de zéro déchet. La raison est simple. Depuis que j’ai participé à la conférence de la famille presque zéro déchet à Nantes il y a quelques mois, je me suis penchée sur la corrélation entre déchets invisibles et déchets visibles. Au fil de mes recherches, j’ai découvert tous les avantages de l’alimentation végétale. Et j’en ai tiré une conclusion personnelle que je vous livre aujourd’hui.

Lors de sa conférence sur le mode de vie zéro déchet, Jérémie Pichon s’est intéressé à un sujet qui m’a interpellée : les déchets invisibles.

Bête à manger du foin, je ne m’étais pas vraiment souciée de cette question. Certes, j’étais consciente que le fait de consommer des bananes n’était pas très écologique. Avaler des fraises en hiver encore moins. Mais ce que je n’avais pas vraiment réalisé jusqu’ici, c’était la montagne de déchets invisibles que notre mode de vie consumériste entraînait.

Prenez le cas des conversations par e-mail, par exemple. Savez-vous qu’en moyenne, les salariés envoient et reçoivent un peu moins de 80 e-mails par jour. Pour une entreprise de 100 personnes, cela équivaut à 13 allers-retours Paris/New-York par an (selon l’Ademe).

Et le cloud ? Il est pratique d’y stocker ses relevés de banque ou ses photos. Mais savez-vous que cette stratégie nécessite de faire fonctionner d’énormes systèmes informatiques appelés « datacenters » ? Ces infrastructures tournent 24 h sur 24, alors que vous utilisez ces fichiers… allez… une ou deux fois par an.

Et le cas de la viande, parlons-en. C’est la question qui fâche et qu’il ne faut surtout pas soulever à table sous peine de prise de bec avec les plus viandards de la famille.

J’ai donc appris, lors de cette conférence zéro déchet, que pour fabriquer un hamburger, il faut 2 500 litres d’eau, soit l’équivalent de deux mois de douches. Affolant n’est-ce pas ? Selon Worldwatch, à titre de comparaison, il faut 40 litres pour fabriquer une tranche de pain, 70 litres pour manger une pomme.

Jérémie Pichon : « Prenez de longues douches, mais évitez les hamburgers. »

Face à la crise écologique que nous vivons actuellement, nos tups et bocaux n’ont donc qu’à bien se tenir.

Zéro déchet, véganisme, alimentation végétale : quel choix pour demain ?

Soyons rationnels.

Depuis quelques mois, je m’interroge.

Je sais que pour notre planète, pour mon enfant, cesser de consommer de la viande permettrait d’économiser « 380 litres d’eau, 20 kg de céréales, 2,8 m² de forêt, 9 kg d’équivalent CO2, et la vie d’un animal » (selon le reportage Cowspiracy) par jour…

Les problématiques environnementales du zéro déchet m’ont poussée à aller plus loin que supprimer les emballages « en bout de chaîne », les déchets visibles. Car continuer de consommer des produits d’origine animale, responsables en majeure partie de tous nos problèmes environnementaux, sociaux et économiques, entraîne d’énormes quantités de déchets… invisibles cette fois.

Certes, les deux aspects, végétalisme et zéro déchet, ne sont pas incompatibles. Ni minimalisme en fait. Mais dans un souci de simplicité, de sociabilité, quand je suis aux courses, il m’arrive souvent de devoir trancher. Et j’ai bien vu sur les réseaux sociaux ou les blogs, que je n’étais pas la seule.

Evidemment, je ne parle ici que d’alimentation. Rien ne vaut la fabrication à la main de ses produits ménagers, l’utilisation d’un simple savon de Marseille ou d’Alep pour se laver, le compostage de ses déchets.

Aujourd’hui, j’ai décidé de revoir toute mon alimentation et celui de ma famille. J’ai toujours aimé la viande et le poisson, bien que je n’en mange pas beaucoup, un petit hamburger de temps en temps, des sushis le vendredi soir, c’était pour moi un petit plaisir gustatif que j’affectionnais particulièrement.

Il a fallu que je m’informe pour savoir si ce plaisir n’était pas égoïste.

Est-il raisonnable de tuer un animal dans le but d’assouvir mon plaisir gustatif personnel du week-end ?

Je me pose la question.

Alors, j’ai commencé à me renseigner sur l’industrie de la viande. Sur le pourquoi du comment. J’ai cherché à savoir si notre pédiatre ne fantasmait pas un peu quand elle disait qu’il fallait que notre fils de 18 mois consomme de la viande une fois par jour pour que son cerveau se développe correctement.

S’informer sur sa consommation de viande

Alimentation végétale

Aujourd’hui, mes connaissances en matière d’alimentation ont mûri.

J’ai appris qu’il était inutile de manger de la viande, de boire du lait, de consommer des produits animaux pour vivre. J’ai découvert une nouvelle cuisine, la cuisine végane, celle sans œufs, sans lait, sans viande ni poisson.

Alors oui, je continue de temps en temps à manger de la viande quand je suis à l’extérieur, mais je n’en achète plus. Je cuisine toujours quelques fois avec de la crème fraiche et du beurre, car je ne suis qu’au début de ma transition. Mais chaque jour, sa découverte. Dès que j’ai une idée de repas en tête, je cherche une alternative végétalienne. Je remplace les œufs par des bananes écrasées, le lait de vache par du lait de soja. Des gestes simples qui me permettent de vivre en cohérence avec mes idées et mes idéaux. Petit à petit, je m’oriente vers une alimentation végétale.

Vous aimez la viande, consommez-en de manière raisonnable. Mais êtes-vous si attaché que ça au lait ? aux yaourts ? à la crème fraîche ? Oserez-vous tenter les alternatives végétales à tous ces ingrédients d’origine animale que vous pouvez, j’en suis certaine, très vite remplacer ?

Gandhi disait :

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. »

Pour mon fils, je veux que le monde tourne rond. Je suis persuadée que le nouvel homme du futur ne mangera plus du tout de viande. L’industrie de la viande sera l’un des vestiges honteux du passé. Un holocauste aujourd’hui tabou et discret, tacite, qui sera remis en cause dans vingt ou trente ans.

On pourrait éviter d’abattre 60 milliards d’animaux par an, et améliorer ainsi notre état de santé, optimiser nos systèmes de sécurité sociale pour que tout le monde puisse être soigné gratuitement, éliminer le problème de l’accès à l’eau et la question de la faim dans le monde. Pour cela, il suffit d’agir, et maintenant. Pourquoi tourner autour du pot ?

Je ne suis pas dans l’excès, je ne suis pas extrémiste. J’ai un travail, un chéri, un enfant. Je suis tout à fait normale. C’est juste que j’essaie de m’informer sur le monde qui m’entoure.

L’idéal serait d’associer un mode de vie sans emballage et sans produits animaux. Pour moi, un mode de vie minimaliste.

Aujourd’hui, j’ai fait un choix. Je préfère acheter du tofu préemballé, tant pis si ma poubelle se remplit un peu plus vite.

Je me lance comme défi de vous aiguiller progressivement vers une alimentation végétale, un mode de vie sans cruauté, sans même vous en rendre compte. Ensemble, changeons le monde maintenant ! 🙂

Vous me suivez ?

Et pour aller plus loin :

« Un hamburger, c’est bon, mais la production de viande de bœuf cause beaucoup de pollution. Elle est responsable de l’émission de 100 millions de tonnes de méthane par an dans le monde. Ce gaz a un impact 21 fois plus grand que le CO2 sur l’effet de serre ! » > Guide Pédagogique pour comprendre le développement durable, La Chaire en éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi

« L’élevage et ses produits dérivés sont responsables de l’équivalent d’au moins 32 milliards de tonnes de CO2 par an, soit 51% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. » > La viande ou la Vie, blog  Croqueurs d’étincelles.

Film documentaire Terriens (de Shaun Monson)

36 commentaires

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36 commentaires

prettyarty 18 mai 2016 - 9 h 33 min

j’ai sauté le pas depuis presque 1 an, et pas d’envies particulières. j’ai tout arrêté en meme temps: viande, poisson, cigarette lol
et mis a part le fromage, on ne consomme plus de lait, ni creme. Le petit fait sa réintroduction de lait de vache suite a son allergie, mais quand on aura terminé il consommera de nouveau comme nous principalement végétal
bisous

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Moe 19 mai 2016 - 8 h 28 min

Super ! Tu as été radicale alors. J’avoue que depuis deux mois je n’achète plus de viande en fait. Mais j’en consomme si je suis invitée chez des amis ou si je sors (ça m’arrive).
Tu penses nourrir ton enfant principalement avec des végétaux ? Pour l’instant, notre bébé mange normalement chez sa nounou, et chez nous, il consomme aucune viande ni poisson. Je ne sais pas trop où je vais dans ce processus.

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Caliclo 18 mai 2016 - 10 h 31 min

Bonjour,
j’ai découvert ce blog il y a peu lorsque je me suis intéressée au minimalisme et au zero déchet.
J’ai aussi envie de consommer beaucoup moins de viande mais je ne sais pas par où commencer. Je suis donc impatiente de découvrir ce sujet ici.
Merci pour ce chouette blog.

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Moe 19 mai 2016 - 8 h 31 min

Bonjour Caliclo ! Merci pour ton message. Je vais continuer à publier des articles sur le sujet, sans bien sûr oublier le minimalisme « matériel », qui est au cœur du blog ! Bienvenue dans l’univers des minimalistes 🙂

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Taia 18 mai 2016 - 12 h 57 min

Ayant été vegaterienne tendance vegetalienne ces dernières années, figure toi que je me pose la question inverse! Bien sûr je ne supporte pas la souffrance animale (c’est principalement ce qui avait motivé ce choix), et je pense qu’on a pas besoin de produits laitiers surtout vu l’industrie qui est derrière. Pourtant, apres une perte de poids massive, j’ai dû me remettre en question. J’ai reintergé du poisson et du poulet une fois par semaine, et des oeufs régulièrement. Et j’ai été surprise de m’apercevoir que concernant le zero déchet, il est plus facile d’aller chez le poissonnier ou le boucher avec sa petite boite ou de prendre les oeufs en vrac au marché que le tofu ferme pour remplacer la viande ou le soyeux pour remplacer les oeufs. Au final je me console comme ca: je consomme des produits animaux (bien que j’´aie une alimentation à 90% vegetale) mais quand j’en achète, je me débrouille pour qu’ils soient zero déchet. J’ai bien essayé de ne manger que des légumineuses en vrac, mais ma digestion s’en est ressentie ainsi que ma lassitude gustative. C’est triste à dire, mais mon bilan apres 5 ans c’est que, pour moi, il est plus simple et plus sain de ne pas être exclusivement vegetalienne. Bonne route sur ce beau chemin! Et bravo pour ton super site!

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Moe 19 mai 2016 - 8 h 37 min

Oui tu as raison, les zéro déchet n’ont pas de problème avec leurs tups quand ils vont chez le boucher ou le poissonnier (mais pas en supermarché par contre). Tout est question de juste milieu entre ses principes. Il n’y a pas d’étiquette, d’extrémisme. Je me sens pas zéro déchet, végane, végétarienne, je pioche un peu entre toutes les tendances et j’essaie de vivre conformément à mes idées. Ce que j’essaie de faire, et je crois que c’est pareil pour toi, c’est de ne pas ignorer ou taire une réalité, et être en adéquation avec la réalité de la vie qu’on mène. C’est bien d’être végane, mais si on ne se sent pas bien, c’est pas forcément le chemin qu’il faut prendre. En tout cas, bravo pour tes réflexions, continue sur cette voie et la Terre te dira merci 🙂

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Emm 18 mai 2016 - 13 h 06 min

Il est encore difficile d’être zero dechet complet et végétalien alors comme toi, je pense qu’il faut lâcher du lest et suivre d’abord les valeurs qui sont le plus importantes pour nous. en ce qui me concerne, le fait de ne pas tuer d’animaux pour mon simple plaisir gustatif prime sur le fait de produire de temps en temps un déchet d’emballage de tofu ou de seitan. J’ai lu le plaidoyer pour les animaux de Matthieu Riccard, que j’ai trouvé vraiment éclairant, et qui m’a bien aidé à avancer dans ma réflexion.

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Moe 19 mai 2016 - 8 h 33 min

Je suis d’accord avec toi Emm. Je lis en ce mooment « Faut-il manger les animaux » de Jonathan Safran Foer, qui m’a beaucoup éclairée, notamment sur la question du sentimentalisme. Après j’aimerais vraiment lire le plaidoyer pour les animaux de Ricard. Je pense que c’est le livre qui va m’amener à tirer une conclusion sur mon mode de vie.

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Emm 24 mai 2016 - 12 h 47 min

Cela a été le cas pour moi en tout cas. Il a marqué le point final a mon hésitation. Après, la transition vers le végétalisme est très progressive, puisque je veux être sure de faire cela bien, et par là j’entends en prenant mon temps pour me renseigner, tester etc. pour être sure de ne manquer de rien. J’ai lu aussi celui de Foern, je ne sais pas pour toi, certains aspects typiquement américains (dans l’ultra industrialisation, les fermes gigantissimes, les règlementations différentes, etc) m’ont parfois rendu difficile la tache de projeter cela sur le marché européen de la viande et les méthodes de productions ici.

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Wiine 19 mai 2016 - 14 h 40 min

Bonjour Moe !

Perso j’ai testé le mode vegan… Une semaine lol, pour ensuite m’attirer les foudres de mon compagnon viandard. Et puis, j’avoue que côté minimalisme et simplicité, on fait mieux que le mode d’alimentation vegan… Pour l’équilibre alimentaire, il faut énormément varier son alimentation, et c’est toute une rééducation culinaire à faire pour cuisiner 🙂 Quand on n’est pas habitué, ça fait pas mal de temps à passer aux fourneaux, et beaucoup d’argent à dépenser en divers denrées exotiques et rares… Honnêtement avec des enfants je ne me sens pas de tenter le coup sans l’aide d’une diététicienne…

J’avais vu un reportage sur une famille vegan, et ils avaient l’air plutôt de bien s’en sortir niveau équilibre pour les enfants. Pour ma part, j’ai la chance d’habiter près de fermes qui sont des exploitations familiales où je peux acheter ma viande et mon lait, donc c’est une alternative que j’ai choisie. On croise les animaux en venant donc on voit comment ils sont traités 🙂 Ca n’enlève rien à la consommation d’eau sur une année, je te l’accorde…

Cette expérience d’une semaine nous a quand même permis de beaucoup réfléchir à notre alimentation et nous mangeons beaucoup moins de viandes et de poissons maintenant (4 à 5 fois par semaine au lieu d’à tous les repas), pour des économies et une alimentation plus saine, mais aussi en faisant plus attention à nos dépenses (bio et local pour la viande et le lait). C’est un équilibre que nous avons trouvé dans notre petite famille 🙂

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Moe 23 mai 2016 - 22 h 37 min

Pour le moment par souci de praticité, nous nous limitons à une viande par semaine. En fait, tout devient compliqué quand on est invité chez les uns chez les autres. On fait partie des gens discrets, on aime pas trop imposer nos choix. Donc on s’est dits qu’il y avait 14 repas salés par semaine, on peut bien manger une viande une fois par semaine. Et pour nos enfants ça sera plus facile comme ça. J’aimerais bien avoir accès à des exploitations familiales. Je me demande qui sont ces vaches que l’on voit tranquilles dans les prairies quand on prend le tgv. Dans ce cas là, elles ont l’air à l’aise. Mais bon, pour produire du lait, il faut bien qu’il y ait un veau quelque part ! Tu ne voudrais pas essayer les laits végétaux ? En tout cas merci pour ton partage plein de bon sens. C’est toujours un plaisir que de te lire. 🙂

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Aurélie 19 mai 2016 - 18 h 51 min

Bonjour Moé,

Depuis toute petite, j’ai toujours été habituée à manger de la viande et les habitudes ont la dent dure. Pourtant je n’aime pas la viande plus que cela et je pense que je pourrais m’en passer. Il faut du temps pour trouver des alternatives et apprendre à équilibrer ses repas en remplaçant la viande. J’espère pouvoir le faire à un moment donné.

Bonne journée

Ps: Sympa le nouveau design de ton blog 😉

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Moe 23 mai 2016 - 22 h 39 min

Coucou Aurélie ! Merci pour ton avis sur le nouveau design ! C’est gentil. Ecoute, je vais faire mon maximum pour t’aider à végétaliser ton alimentation. J’ai pas mal d’idées et pour moi, ce mode de consommation s’inscrit parfaitement dans le minimalisme.

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Kellya 19 mai 2016 - 21 h 22 min

Merci pour cet article, il fait vraiment écho en moi. J’en suis à peu prés au meme point de réfléxion que toi, bien que je sois moins avancée sur la mise en action, autant sur le plan zéro déchet que sur la consomation de produits animaux! Mais j’avance à mon rythme et je continue à me renseigner. Mon chéri achète encore parfois de la viande (surtout du lard, qu’on met en petite quantité dans nos potées en hiver, cela donne un bon gout aux choux). On achète au maximum local et sans déchet, tout en cherchant des recettes végéta*iennes avec les légumes de saison.
Et j’arréte de me culpabiliser à cause du bain que je prends environ une fois par mois et qui me fait tellement plaisir!

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Moe 23 mai 2016 - 22 h 33 min

Bravo pour tous tes efforts Kellya ! Si tout le monde était comme toi, les choses tourneraient déjà un peu plus rond ! 🙂 Pour le bain, c’est un petit plaisir aussi mais hélas je n’y pense jamais.

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Sunnh 21 mai 2016 - 16 h 54 min

Perso, je suis végétarienne depuis six ans et je tends de plus en plus vers le végétalisme (j’ai encore du mal lorsque je dois manger à l’extérieur…). Pour l’alimentation de ton fils, le livre « Bébé Veggie » d’Antigone XXI est sorti il y a quelques mois, j’ai eu l’occasion de le feuilleter dans ma librairie et il a l’air vraiment bien fait! Bon courage pour la suite 🙂

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Moe 23 mai 2016 - 22 h 32 min

Je connais ce bouquin il faudrait effectivement que je me le procure. Le blog Antigone XXI est un classique pour moi. Je ne peux plus m’en passer ! 🙂

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liloo 22 mai 2016 - 10 h 06 min

Ton article est très intéressant, et pour aller encore plus loin pour ceux que ça intéressent, ils peuvent regarder « Terriens » sur youtube, bien sûr l’approche est plus radicale et émotionnellement plus forte mais parfois il est nécessaire de comprendre l’envers du décor concernant ce que les animaux subissent chaque jour dans le monde pour nous nourrir, vêtir, chausser, soigner, etc…. Après il y a aussi un choix à faire au niveau des enseignes, je prends l’exemple du poisson (pour ceux qui en consomment), mieux vaut acheter du poisson chez un petit pêcheur (oui je sais pas toujours facile si on habite loin de la mer) que d’acheter une boite de thon en grande surface qui eux favorisent la surpêche.. Il y a de plus en plus de recettes végétales sur la toile, on y trouve de tout pour tous les budgets et pour tous les goûts, à nous de faire preuve de bon sens:)

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Moe 23 mai 2016 - 22 h 30 min

Oui j’ai mis en lien le Film Terriens qui est disponible sur YouTube et qui m’a bien sûr profondément choquée.
Pas mal ta réflexion sur le poisson. C’est vrai que si l’on peut consommer autrement pour limiter la casse, il faut le faire. Mais comme tu le dis, il y a plein de blogs végans qui permettent de varier les plaisirs et de diminuer progressivement les produits animaux. Le seul souci c’est qu’il faut être calé en cuisine je trouve ! Mais ça s’apprend bien sûr.

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BeauteBordelaise.com 22 mai 2016 - 18 h 08 min

C’est un article très intéressant, je trouve que c’est très pertinent de se pencher aussi sur les déchets invisibles comme tu dis !
Bises !

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Moe 23 mai 2016 - 22 h 27 min

Merci à toi !

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aemi 22 mai 2016 - 19 h 28 min

Très intéressant! C’est clair que parfois la pollution se cache et il nous faut réfléchir avant d’agir!!! bisous Moe!!!

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Lifestyle : mes favoris minimalistes de la semaine #2 - La cabane de Moe 12 juin 2016 - 9 h 18 min

[…] Du zéro déchet à une alimentation végétale […]

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Lucile 16 juin 2016 - 5 h 46 min

Bonjour Moe,

J’aime beaucoup cet article, je crois que j’aurais pu l’écrire. Cela fait 2 ans que j’ai arrêté la viande, je consomme encore du poisson, la transition est longue et je pense que pour qu’elle se passe bien, mieux vaut la faire en douceur. J’ai moi aussi été abasourdi par les milliers de litres d’eau nécessaire pour la production d’un steak, mais pis encore, la condition de production industrielle est à mon sens une abomination. De plus, il ne faut pas nous mentir, les animaux sont nourris aux OGM et antibiotiques, tout cela se retrouve inévitablement dans notre assiette. Je pense qu’il faut aussi relativiser la parole de ton pédiatre, quand il pense viande, il pense surtout aux nutriments qu’elle apporte à ton bout de chou.. Le fer, le zinc, le calcium se trouvent en aussi grande quantité dans plein de légumes. On peut vivre en très bonne santé en tant que végétarien, les hindous le font depuis des millénaires. Pareil pour le lactose, les Asiatiques n’en consomment pas, leur métabolisme ne le digère pas et pourtant , beaucoup vivent jusqu’à plus de 100 ans. Le végétalisme sera un jour une nécessité, mieux vaut s’y préparer à l’avance.
Toujours un plaisir de te lire
Lucile de positivessence.

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Moe 21 juin 2016 - 22 h 43 min

Bonjour Lucille,
Je suis contente de partager la même sensibilité sur ce sujet. Finalement, je continue à ne plus acheter de viande depuis le mois de mars maintenant. J’ai également banni les yaourts, et le lait de vache. Je mange encore en petites quantités de la mozzarella sur mes pizzas. En fait, la transition s’est faite tout naturellement. Je ne reste pas fermée au poisson, j’en mangerai de temps en temps si l’occasion se présente (mais issu de la pêche durable, pas de thon en boîte par exemple ni de crevettes). Mais bon, pour l’instant, l’occasion ne s’est pas encore présentée. Je me demande d’ailleurs comment les asiatiques font pour le calcium ? Tu crois qu’ils le trouvent tout simplement dans les légumes ? En tout cas, ton témoignage est très inspirant. Cela me motive à continuer ma démarche. Ce que j’aime particulièrement, c’est que depuis que je mange différemment, je me suis reconnectée avec le plaisir de cuisiner. J’ai découvert plein de nouvelles saveurs et je cuisine tous les jours. Je crois que la cuisine du quotidien s’est considérablement diversifiée. Et c’est peut-être la plus belle chose qui me soit arrivée dans cette transition, parallèlement au fait que je vis en adéquation totale avec mes idéaux.

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Zoé 17 juin 2016 - 10 h 38 min

J’ai une alimentation majoritairement végétarienne – dis majoritairement, car en décembre dernier, j’ai par exemple dégusté de la truite fumée bio provenant d’une pisciculture de mon département, et occasionnellement, je mange une petite part de gâteau ou de quiche contenant des l’oeufs bio du coin chez des amis.
J’ai opté pour cette alimentation pour des raisons à la base écologique, économique par rapport à l’économie nord/sud, mais je me retrouve également dans l’éthique et l’antispécisme. Je ne consomme pas non plus de cosmétique contenant des produits d’origine animale.

Dès les premiers mois, je me suis déjà sentie plus en forme. Lorsque j’étais omnivore, je souffrais d’anémie et de carences, ce n’est plus le cas. Je me sens mieux dans mon corps et dans ma tête. 🙂 Concernant le dilemme « d’imposer » son véganisme, je n’ai pour le moment jamais eu ce problème ! Les personnes que j’ai rencontrée ont toujours accepté avec joie de cuisiner sans viande, et au contraire, elles souhaitaient s’informer. Il ne faut pas avoir peur d’en parler.

Depuis quelques années maintenant, je me nourri énormément de « recup », celle des marchés qui me permet d’avoir l’ensemble de mes fruits et légumes de la semaine, celle des supermarché, des boulangerie, pour des produits comme les yaourts, le pain, etc. J’encourage vivement à tou.te.s de tenter l’expérience ! Le seul inconvénient est qu’il faut avoir du temps libre 😉

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Moe 21 juin 2016 - 22 h 48 min

Coucou Zoé, merci pour ton témoignage. Tu as l’air d’être très bien entourée. En général, les omnivores n’aiment pas trop fricoter avec les végéta*iens. Pour l’instant, seuls quelques amis et ma famille savent pour notre nouvelle alimentation. Je le dis seulement si nous sommes invités à manger chez eux. Par rapport à la récup, je n’ai pas encore passé le cap. Mon marché n’est pas à côté et je n’ai pas beaucoup de temps libre. Mais évidemment c’est une méthode à privilégier surtout quand on lutte contre le gaspillage. C’est très astucieux !

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LN 2 octobre 2016 - 14 h 18 min

je viens de découvrir ton blog, et je suis en train de lire presque tous tes articles! Car enfin je trouve quelqu’un qui a la même manière de penser que la mienne. Je m’intéresse de plus en plus au minimalisme, au végétarisme… je me pose beaucoup de questions. Mais au fur et à mesure de mes recherche sur internet, je me rend compte que l’on tombe souvent dans l’excès et l’extrémisme. Comme si il fallait rentrer dans une catégorie et ne plus tolérer les débordements (je parle plutôt pour l’alimentation). Or nous sommes humains et pas parfait, et le but c’est de faire des choses qui correspondent à nos convictions, de changer quelques détails du quotidien afin d’améliorer notre futur sur Terre, mais de ne surtout pas se mettre la pression au risque de ne plus vivre! Ton exemple de viande est pour moi très explicite. Tu n’ ‘achètes plus de viande mais ne te ne t’interdit pas de temps en temps à l’extérieur.

Et je remarque cet état d’esprit dans tous tes articles et ça fait plaisir à entendre 😉

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Moe 4 octobre 2016 - 9 h 20 min

Bonjour LN, merci pour ton commentaire qui me fait chaud au cœur ! Comme tu dis, je n’aime pas trop mettre les gens dans des cases. L’important est que chacun essaie de vivre en cohérence avec ses principes. Mais ces principes ne sont pas si simples à respecter. Parfois, on court après le temps et il est plus facile, par exemple, de s’acheter une pizza surgelée au supermarché un soir où l’on finit tard que de se cuisiner une soupe de légumes bio du marché. On fait ce qu’on peut, on n’est pas des surhommes. Et les blogueurs, contrairement aux apparences, ne sont pas parfaits ! Ils sont comme toi et comme beaucoup de gens, ils vivent avec leurs contradictions. Bon questionnement en tout cas et à très bientôt sur le blog 🙂

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Kaboulette 19 novembre 2016 - 22 h 15 min

Bonsoir et merci pour cet article. Je me suis lancée dans le zéro déchets et le végétarisme en même temps et c’est vrai que c’est compliqué ! C’est tout bête mais ça fait du bien de voir qu’on n’est pas seul à galérer pour tout concilier (en plus du boulot, des enfants …). Bref merci pour ce témoignage et bonne continuation !

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Moe 22 novembre 2016 - 16 h 37 min

Oui nous ne sommes pas des supermans et ce que l’on raconte sur les blogs ou les réseaux sociaux n’est pas forcément la vérité 🙂

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Dumont 12 septembre 2017 - 15 h 11 min

Bonjour Moe,
Je connais le zéro déchet depuis 2014 et Bea Johnson, la vraie papesse de ce « mouvement « . À l’époque j’ai eu un désir fou de vivre comme elle, passionnée par le beau, le blanc, le minimalisme, le naturel, dégoûtée de ces poubelles et de la saleté humaine. Mais je mangeais de tout et donc je trouvais compliqué les courses car certain produits ne sont pas en vrac et j’y tenais bêtement. Et mon mari achetait des chips et biscuits emballés, allait au mac do!!!! Il y avait aussi mon maquillage je suis coquette et les solutions de Bea ont été très difficiles pour moi!!!! Et puis j’ai découvert qu’en réalité la consommation de viande poisson œuf lait fromages etc c’était ce qui était VRAIMENT entrain de bousiller la planète !!! Nos déchets sont très mineurs à côtés.. Je réalise que je me suis fait bernée ON se fait tous berner comme des pauvres andouilles !!!! Alors après avoir vu Racing Extinction Cowspiracy et Food choices je sais ce que j’ai, ce que TOUS devrions faire et je compte bien le crier partout. J’ai 41 ans et 4 enfants de 6 à 20 ans et je regrette tant de ne pas avoir su ça plus tôt !!!!
Le végétalisme est LA seule SOLUTION peut importe votre poids vos goûts ou votre famille. Le végétalisme c’est l’alimentation du futur mais le futur commence AUJOURD HUI!!!!!
Le végétalisme sous toute ses formes c’est le meilleur MODE de vie et ce n’est ni un courant ni une tendance c’est une RÉALITÉ
Tout TOUT passe par l’alimentation TOUT.
Pas j’adore toujours Bea et je viens de lui écrire ( j’ai déjà communiqué avec elle) car j’aimerais qu’elle défende la cause VÉGÉTALE elle est mon modèle et elle est très forte et intelligente, elle serait un merveilleux porte parole.

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Stephanie 18 septembre 2018 - 11 h 46 min

Pour ma part, j’ai remplacé la crème fraîche pare un mélange noix de cajou/eau :
un verre de chaque au blender et hop, voilà de la crème au goût relativement neutre qui convient aussi bien pour les préparations salées que sucrées… Super le blog, merci beaucoup, belle journée et bonne continuation… Stéphanie

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Moe 18 septembre 2018 - 20 h 50 min

Merci pour ta recette simple et légère ! Le mélange noix de cajou / eau marche aussi pour les sauces type « sauces blanches » à mettre dans les sandwichs.

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Ali 14 octobre 2018 - 1 h 55 min

Bonjour Moe,
Qu’est ce qui a changé dans ton alimentation depuis la rédaction de cet article? Ça sera intéressant de voir ton update après 2 ans.

PS: je vie vegan depuis 3 ans.

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Moe 14 octobre 2018 - 18 h 16 min

Bonjour Ali ! Merci pour cette piqûre de rappel 🙂
Aujourd’hui je suis végétarienne, je cuisine végétalien, mais il m’arrive de manger des œufs et du fromage de temps en temps. La transition suit son cours 🙂

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