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Comment Leo Babauta est-il devenu minimaliste

par Moe
leo babauta

J’ai découvert le mouvement des minimalistes il y a quelques années grâce au blog de Leo Babauta, blogueur américain qu’on ne présente plus. J’ai trouvé son parcours inspirant, car il pourrait ressembler à votre cheminement comme au mien. En l’espace de quelques années, il a tourné le dos à une santé morose, une vie professionnelle stressante avant de mener une existence au plus proche de l’essentiel. Voici son histoire…

La vie De Leo Babauta avant

Leo Babauta vit dans une petite ville au fin fond des Etats-Unis. Marié, il est père de six enfants. Il travaille pour le gouvernement. A cette époque, Leo sent bien que les choses ne tournent pas rond. Il doit travailler dur pour pouvoir offrir le strict nécessaire à ses enfants : un toit, à manger et de quoi s’habiller. Côté personnel, rien ne va. Leo est en surpoids, il fume, il boit beaucoup, adore la junkfood, les sodas, le sucre. Tous les jours il se lève pour se rendre au travail. Il déteste son job, mais il ne se pose pas trop de questions. Dans sa ville, tout le monde travaille pour le gouvernement, pour l’armée ou pour le tourisme. Niveau finances, ce n’est pas non plus le nirvana. Son compte en banque est toujours dans le rouge. Il ne répond plus aux débiteurs qui le harcèlent au téléphone. Nous sommes en pleine spirale infernale.

Leo est malheureux. Il passe sa vie à faire un travail qu’il n’aime pas et qui l’empêche de passer du temps avec ses enfants. Il procrastine beaucoup, il n’est pas motivé. Il sent qu’il est dans une impasse. Un jour, Leo souhaite absolument assister à un match de football important auquel ses enfants participent. Il travaille d’arrache-pied des jours et des jours pour pouvoir y arriver. Hélas, quelques heures avant le match, il appelle sa femme en lui annonçant qu’il n’y arrivera pas, que son travail n’est pas terminé. Il déçoit sa femme, ses enfants et se déçoit lui-même.

Un jour, criblé de dettes, Leo « emprunte » de l’argent dans la tirelire de ses enfants pour pouvoir acheter du lait et du beurre. C’est la goutte d’eau qui va faire déborder le vase. La vie de Leo et de sa famille va prendre un nouveau tournant.

Le déclic : l’arrêt de la cigarette

Alors qu’il avait longtemps échoué dans cet objectif, Leo commence par faire une promesse à sa femme et à sa fille : « je vous le jure : je vais arrêter de fumer ». Il fait savoir à la terre entière qu’il va tenir son engagement, pour se motiver et éviter d’échouer à nouveau. Leo lit des tonnes de livres à ce sujet, consulte des centaines de méthodes pour arrêter de fumer. Il rejoint une communauté de sortes de « fumeurs anonymes ». Il se crée un nouveau cercle de connaissances. Déployant tant d’efforts dans ce projet, Leo se surprend lui-même. Son énergie qu’il avait cru perdue était tout simplement là quelque part. Il fallait creuser pour la retrouver.

Leo met en place tout un plan pour arrêter de fumer. C’est là qu’il décide de remplacer la cigarette par le running. Etonnamment, Leo se rend compte qu’un plan destiné à arrêter une habitude peut tout à fait être reproduit pour en démarrer une nouvelle. Il s’emploie donc à ancrer cette nouvelle habitude de runner à son quotidien, à sa vie. C’est la révélation. Il perd quinze kilos. Un an après, Leo court son premier marathon.

Peu à peu, le futur blogueur à succès cherche à dégager du temps pour remplacer ses anciennes habitudes, son ancien environnement par des choses qui ont du sens pour lui. En particulier pour sa famille. Il participe comme entraîneur au club de foot de ses enfants. Il pensait à tort que cette activité lui permettait de se connecter avec ses enfants, or ce n’est pas comme ça que ça se passe. En fin de compte, il fait plus plaisir à la communauté du club de foot qu’à ses progénitures. Il décide d’arrêter cette activité.

Après le changement, la nouvelle vie

Leo se met à écrire des articles de blogs. Il quitte son job qui ne lui plaît plus. Peu à peu, il devient célèbre, malgré des débuts chaotiques où peut-être seule sa sœur le lit. Le secret du succès ? Se construire une communauté avec d’autres blogueurs, écrire des « guest posts » pour accroître sa visibilité. Quelques mois plus tard, un grand site mentionne son blog, et c’est le pic de visites. D’autres références viendront. Le début du succès. Ce qui plaît chez Leo, c’est qu’il n’est pas au bout du chemin, il dit souvent qu’il n’en est qu’au début, et que l’art de la simplicité, le style de vie minimaliste constituent un cheminement, un voyage qui ressemble plus à un road trip qu’à une destination en soi. On avance étape par étape, lentement mais sûrement. S’attaquer aux défis petit à petit, les morceler pour qu’ils deviennent surmontables.

Quelques années plus tard, Leo et sa famille décident de tout quitter. Ils déménagent à San Francisco. L’idée pour Leo est de montrer à ses enfants que l’on peut sortir de sa zone de confort et que tout se passera bien. Ils revendent toutes leurs affaires. Un sac à dos chacun, et une grande malle, voilà ce qui restera de leur ancienne vie. Aujourd’hui, Leo est un « minimaliste ». Sportif, végane, zen et tranquille, il prône une vie axée sur l’essentiel. Son parcours montre que ce dessein est accessible à tous. Un petit événement suffit à entraîner un grand changement.

Et vous, comment êtes-vous devenu minimaliste ? Quel a été le déclic ?

Pour écrire cet article, je me suis inspirée de cette vidéo YouTube avec Jonathan Fields : https://www.youtube.com/watch?v=yMyN9w_PR3c

Bibliographie non exhaustive de Léo Babauta (liens affiliés permettant de soutenir le blog !) :

Pour en savoir plus, allez découvrir son blog minimaliste, en anglais seulement.

14 commentaires

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14 commentaires

prettyarty 24 mars 2016 - 10 h 16 min

belle histoire! dire qu’il faut souvent toucher le fond pour remonter!

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linette 24 mars 2016 - 11 h 34 min

Les américains sont très forts – ils ont marché sur la lune il y a plus de 40ans et voila qu’ils découvrent ce qu’appliquait ma grand-mère, ma mère et moi-même – enseigné par l’exemple- Une vie économe et simple. Si tu n’a pas l’argent tu n’achètes pas (le superflu) et cela t’évite d’avoir du bazar à ranger. Il est temps d’avoir un peu de bon sens élémentaire. Bonne route

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Moe 24 mars 2016 - 14 h 42 min

Bonjour Linette ! Le but de l’article était de faire découvrir un minimaliste et la façon dont il a changé de vie. Le souci c’est qu’aux États-Unis, le libéralisme et la surconsommation constituent un véritable fléau, bien plus problématique que chez nous. La preuve, au niveau de la santé. C’est la consommation à outrance, consommer pour consommer quitte à ruiner sa santé et la vie. C’est donc un parcours original dans un monde qui va de travers.

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Wiine 2 avril 2016 - 17 h 11 min

bonjour !
Il existe un blog qui traduit en français des articles de Léo Babauté : http://www.habitudes-zen.fr
Au plaisir de te lire !

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Moe 4 avril 2016 - 15 h 48 min

Je ne connaissais pas ce site ! Par contre je me demande quel est l’objectif de ce blog ? J’avais déjà vu cet auteur quelque part sur des blogs de type « créez un blog et gagnez 10 000 euros par mois »…

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wiine 21 avril 2016 - 21 h 36 min

Y en a toujours à prendre et à laisser dans ce genre de blog, d’ailleurs Léo Babauta fait un peu la même chose, genre là… : http://seachange.zenhabits.net/
Ou quand il parle de « productivité, etc. Il y a un petit côté arnaque entrepreneuriale qui ne me plaît pas trop quand on creuse un peu ce genre de site. On a l’impression qu’à partir du moment où ces personnes deviennent auteurs et à succès, elles perdent de leur idéalisme de départ… C’est peut-être juste une impression ?

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Moe 29 avril 2016 - 15 h 38 min

Coucou Fanny, tu me sors toujours des trucs extraordinaires ! Je ne connaissais pas encore l’existence de ce site. C’est vrai, ça sent le business à plein nez, mais ça répond aussi aux aspirations. Quelque part, des personnes ont besoin d’un peu plus d’aide que de simples blogs sur le minimalisme pour apprendre à simplifier au maximum leur existence. Elles ont besoin d’être guidées. C’est un peu comme la sortie du lycée : il y a des gens incapables de travailler de façon autonome (donc on leur conseille une école plutôt que la fac), et d’autres, au contraire, qui préfèrent prendre des initiatives et piloter eux-mêmes leurs emplois du temps. Je fais partie de la deuxième catégorie de personnes et toi aussi j’imagine. C’est pour ça que pour nous, nous trouvons ça un peu illusoire de suivre ce type de formations. Mais pour d’autres, cela peut être un vrai tremplin pour progresser dans leur cheminement.

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Wiine 2 avril 2016 - 17 h 14 min

Pardon, faute de frappe : Babauta* ^^

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Aurélie 12 avril 2016 - 18 h 07 min

Bonjour,
Je connaissais Léo Babauta grâce au blog « Habitudes zen » mais je ne connaissais pas son histoire, que tu racontes très bien dans cet article. Il est toujours intéressant de découvrir les parcours personnels de chacun. On se rend souvent compte que les personnes n’en sont pas arrivées où elles en sont sans embûches.
Pour ma part, je n’ai jamais réellement été dans la surconsommation, mais les livres de Dominique Loreau « L’art de la simplicité » et « L’art de l’essentiel » m’ont incitée à réfléchir davantage sur ma consommation et à me questionner sur ce qui était véritablement important pour moi dans la vie. J’ai également beaucoup aimé le livre de Béa Johnson « Zéro Déchet ».
Bonne fin de journée!

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Moe 17 avril 2016 - 21 h 47 min

Salut Aurélie et merci pour ton témoignage. Comme toi, c’est Dominique Loreau qui m’a fortement inspirée et qui m’a donné le déclic du minimalisme. Auparavant, je suivais une vie plus ou moins sobre mais je n’avais pas vraiment d’objectif. Aujourd’hui, grâce à un certain nombre d’auteurs, comme Béa Johnson ou Léo Babauta, je trouve l’inspiration pour guider mes choix dans ma vie et essayer de vivre le plus simplement possible, loin du chaos du libéralisme. Et ce que j’aime par dessus tout : filer le virus autour de moi ! 🙂

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marie 22 mai 2016 - 8 h 53 min

Bonjour
Je souhaite le recevoir les articles de votre blog
Mercivd avance

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Moe 23 mai 2016 - 22 h 31 min

Bonjour Marie ! Je t’ai inscrite à la newsletter mais il faut que tu valides ton inscription par e-mail. Dis-moi si ça marché !

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Mes 3 principes pour un salon minimaliste agréable - La cabane de Moe 27 juillet 2016 - 10 h 19 min

[…] de minimalistes célèbres, comme Léo Babauta, Marie Kondo ou Fly Lady, préconisent de se débarrasser de tout ce qui est inutile dans une […]

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Christine François-Kirsch 24 novembre 2016 - 17 h 48 min

Bonsoir,
Effectivement, l’histoire de Léo est intéressante et stimulante même. Mais, car il y a souvent un mais, Pour qui est-ce possible de quitter ainsi son job quasiment du jour en lendemain sans se retrouver en faillite personnelle. C’est souvent là où le bât blesse, ne croyez-vous pas?
Ce qui n’interdit pas d’essayer, et surtout se faire plaisir avant tout§
Christine

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